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STÉRILISATION PAH LA VAPEUR SOUS PRESSION

Étuve à vapeur. Stérilisation des pièces de pansement et des compresses-éponges, du sérum artificiel, etc.

Les pièces de pansement, les tabliers et les blouses de toile du ervice des opérations sont stérilisés dans la vapeur sous pressio/i

Fig. 36 et 87. — Boîte à compresses

à l34” et séchés dans l'étage supérieur de létuye à air chaud,

" ' L’étuve à vapeur, construite par M. Lequeux sur nos

est de forme cylindrique et mesure intérieurement 34

diamètre sur 6o centimètres de profondeur. A 8

fond se trouve un disque de cuivre percé de trous, de ^

toujours au-dessous des bocaux de compresses, sans cependant les

mouiller, une certaine quantité d eau. ^ . x-annel et

Le couvercle porte un manomètre, une soupape a ™ ^e ‘

un robinet d’échappement. Il est en outre muni dun appareil

pension avec “«‘''«P”'** T'®' un tube plongeur qui des-

Sur le côté gauche de 1 etuve existe i

uend intérieurement jusqu’au fond du cylindre ( ig . • ^ ^

Notre étuA^e, ainsi construite, permet de stériliser d un seul coup six bocaux de compresses.

Ces bocaux, de nickel pur, ont un couvercle tournant qui permet d’ouvrir ou d’obturer à volonté trois orifices, destinés à l’entrée de la vapeur (fig. 36)- On^ les superpose trois par trois, et leur couvercle est disposé de manière que les trois orifices destinés à l’entrée de la A'apeur soient ouverts.

Entre les compresses supérieures et le couvercle est placée une

Fig. 38. — Boîte à compresses de Sa centimètres.

feuille d ouate non hydrophile pour éviter la pénétration des poussières de fextérieur à la sortie de l’étuve.

11 est bon de verser au fond de chaque boîte quelques gouttes d eau phéniquée avant d’y introduire les compresses. La stérilisation est ainsi assurée , car la A'^apeur produite par cette petite quantité de liquide atteint toujours la même température que la A^apeur de l’étuve.

L autoclave, muni de la quantité d’eau nécessaire, doit être porté à la pression de 2 kilogrammes, soit à la température de iS/p'.

Le manomètre doit demeurer trois quarts d’heure au-dessus de I kil., c est a-dire au-dessus de i2o“, pour que la stérilisation soit cer-

L’INSTITUT GllIUUUGICAL DU D’ DOYEN. gi

laine H est facile d’obtcnii' ce résuUat grâce à la double couronne de brûleurs à gaz, dont on éteint la plus grande lorsque le chiffre maximum de 1 3 4" est atteint. ^

Nous nous sommes maintes fois assuré que la stérilisation des spores de charbon, du bacillus subtilis, etc., etc., était parfaite jusqu’au centre des boîtes de compresses. Lorsque l’on commence à chauffer

Fig. 39.

- Support i. pédole pour 1. boîte de 3o cenlimètree.

rétu.e. il est bon de laisser le robinet d' W^r! juTqnVrit ce que la vapeur commence à soi tu , on

le. manomètre soit tombé à o“. Ir^o-prcment ce

Lorsque la stérilisation est effeetuée. on ouvr 'et wlite

même robinet. La vapeur en excès s échappé des bottes ainsi d’avoir des compresses humides. soulevé et les

Dès que tout sifflement a cess ^

boîtes à compresses sont enlevee à la poignée du

qu’au bout d une heure ou deu- , i

traité de TIIÉRAPEÎ TIQl E (DTIRURG IC AEE.

couvercle le mouvement de rotation nécessaire pour obturer les orifices laissés béants pendant la stérilisation. Les compresses sont ainsi à peu près sèches, Nous les séchons tout à fait, si nous devons les conserver plusieurs jours, dans l’étage supérieur de l’étuve à air chaud qui sert à la stérilisation des instruments.

Les vestes de toile, les tabliers et les grandes pièces de pansement sont stérilisés dans des boîtes de métal analogues, mais de 82 centimètres de diamètre (fig. 38). Ces boîtes sont placées, dans la salle d’opérations, sur un support spécial (fig. 89 et 4o) qui permet de soulever le couvercle à l’aide d’une pédale b

Sérum artificiel.

Notre étuve à vapeur est également employée à la préparation de l’eau stérilisée. Nous possédons à cet effet un double fond de cuivre, qui se place à 3o centimètres au-dessus du premier (fig. 35).

Nous pouvons ainsi remplir d’eau tout l'étage inférieur et stériliser en même temps que cette eau trois boîtes de compresses. C'est ainsi que nous stérilisons l’eau qui sert à étendre dans les bocaux de verre la solution mère de phénol à 5 p. 100. Celte eau stérilisée est dirigée directement de l’étuve vers les bocaux par le dispositif que nous décrirons plus loin.

L’eau stérilisée qui nous sert, soit à la purification des mains, soit au laA'age du péritoine au cours des opérations, est chauffée, en meme temps que les boîtes de compresses, dans des récipients cvlindriques de nickel de mêmes dimensions et munis d un robinet à leur partie inférieure (fig. 35-E et fig. 87), de manière à pouvoir servir indifféremment au laA age du péritoine et aux injections sous-cutanées ou même intraveineuses.

Cette èau est toujours additionnée de chlorure de sodium dans la proportion de 7 p. i 000.

Le bouchon à vis du couvercle de ces récipients est enlevé pendant lastérdisation, et on le replace dès que l’étuve vient d’être ouverte: 1 eau ainsi stérilisée peut être conservée quelque temps sans danger de contamination.

Poui le tiansport de ces boîtes, on fixe le robinet inférieur à l’aide un fil de soie, de manière à 1 empêcher de s’ouvrir accidentellement.

peut ainsi faiie a distance, et sans danger d infection, un lavage

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