‹ Traité de thérapeutique chirurgicale et de technique opératoire. Tome premierChapitre 80 sur 153 · TRAITÉ DE THÉRAPEUTIQUE CIIIRURGIG ALE · texte numérisé non relu

TRAITÉ DE THÉRAPEUTIQUE CIIIRURGIG ALE

toutes les 3 secondes). On tire modérément et on cède alternativement En même temps on fait quelques pressions latérales sur les côtés du thorax en écoutant si, au moment du i^lâchement,^ l’oir pénètre avec le bruit bien connu dans la trachée : si 1 air ne pénètre pas, on éponge la gorge avec une ou deux compresses ou mouchoirs Lpliés qu’on enfonce avec les doigts jusqu’à l’épiglotte.

On pratiquera la respiration artificielle soit avec 1 aide des bras, soit par des pressions latérales rythmées sur les parties latérales du thorax.

respiration artificielle

Le [patient doit être couché sur une table étroite, une personne tiendra les pieds. L’aide qui fait les tractions rythmées sur la langue est monté sur la table, à genoux entre les jambes du blessé, et la personne qui fait la respiration artificielle est debout, du côté de la tête.

A. Respiration artificielle par ï abduction et V extension des bras.

Pour faire la respiration artificielle à l’aide des bras, tenir les coudes àjileines mains, chaque coude du patient dans la main opposée.

i®" Temps. — Serrer les coudes du patient contre le thorax pour provoquer l’expiration,

2® Temps. — Les élever verticalement et les abaisser en dehors et en arrière, dans la direction d’une ligne allant du creux de l’estomac à l’articulation de l’épaule.

On doit entendre, à chaque projection des bras en arrière, l’aspiration de l’air dans la trachée. Il faut souvent continuer les tractions rythmées de la langue et la respiration artificielle pendant une demiheure et même pendant deux et trois heures pour rappeler à la vie des personnes qui étaient dans l’état de syncope (il existe des exemples de rappel de vie de certains noyés au bout de trois heures d’efforts).

La respiration artificielle doit se faire sans violence et sans secouer brusquement le patient.

B. Respiration artificielle par pression directe sur le thorax.

Dans certains cas, il y a avantage à alterner la respiration artificielle à l’aide des bras avec des pressions rythmées sur les parties latérales du thorax ; on reconnaît aux bruits d’inspiration et d’expiration lequel de ces deux procédés de respiration artificielle se trouve le plus efficace.

BOITE DE SECOURS

CONDUITE A TENIR EN CAS d’hÉMORRAGIE

S’il y a un écoulement de sang considérable, se précipiter sur la plaie en y enfonçant les doigts ou même le poiijg, car certaines hémorragies tuent en deux ou trois minutes. Il faut donc arrêter le sang par la compression directe. On fera ensuite, s’il s’agit d’un membre, la ligature élastique près de sa racine (au milieu de la cuisse ou du bras) et on s’efforcera, si le blessé est en syncope, de le ranimer en agissant comme il est indiqué plus haut.

Si l’hémorragie est légère, on découvre la plaie, on la désinfecte (voir plus bas) et on arrête le sang le plus rapidement possible par la compression directe ou par la ligature élastique de la racine du membre.

Hémorragie interne. — La décoloration progressive du visage et des lèvres, avec affaiblissement du pouls, qui devient rapide et filiforme, même si le blessé a repris connaissance, sont les signes d’une hémorragie interne. La seule ressource est, en pareil cas, Y opération immédiate, qui devra être faite par un chirurgien expérimenté. La guérison en effet ne peut être obtenue en pareil cas que par la ligature du vaisseau blessé.

Injection de sérum artificiel. — Pour faire l’injection de sérum artificiel, il suffit, en cas d’urgence, si le blessé a perdu beaucoup de sang, de faire bouilhr un ou deux litres d’eaü filtrée additionnée de 10 grammes de chlorure de sodium pur par litre et d’ ébouillanter le . bock à injections, le tube de caoutchouc, ainsi que la grosse canule de platine, que l’on peut aussi passer dans la flamme de la lampe à alcool. On fait l’injection à la partie externe de la cuisse, sous la peau : laver la peau à l’eau savonneuse puis à l’éther, enfoncer obliquement la canule de platine et adapter’à cette canule, en faisant, s’il y a heu, une ligature, le tube de caoutchouc du bock que l’on a préalablement rempli de la solution salée bouillie à i p. 100 et refroidie jusqu’à la température de 38 à 4o“ environ (on doit pouvoir supporter le contact du liquide sans aucune sensation de brulure).

Injections d’éther et de caféine, - On peut injecter profondément, dans les muscles de la fesse de l’autre côté, jamais sous la peau, par crainte de produire une eschare longue à guérir, i ou .. centi mètres cubes d’étber, et en un autre point, 0,20 de benzoate de caféine.

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