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CHANGEMENT DES DRAINS ET DES TAMPONS DE GAZE

Lorsque la plaie est réunie sans drainage, et lorsque tout va bien, le pansement ne doit pas être renouvelé avant le 8® jour. S’il y a de la douleur, de la fièvre, ou bien un suintement local, ilfaut examiner l’état des sutures dès le 2® ou le 3® jour. Les agrafes ou les crins de Florence

traité de TriÉRAPEDTIQL E CflIRl RGIGALE.

sont enlevés en Ire le 3-^ et le lo^ jour, soit en plusieurs séances, soit eu une seule fois, suivant la région et le degré de tension de la suture. Les fds profonds, s'il en existe, doivent être coupés le a« ou le 3« jour.

Quand la plaie opératoire est drainée ou tamponnée, il se produit pendant les premiers jours un suintement séro-sanguinolent assez abondant. Dans ces cas, la partie absorbante du pansement doit être renouvelée aussi souvent cpi 31 est nécessaire. Si le suintement est considérable, comme on l'observe dans les cas de vastes kystes rétropéritonéaux, le pansement doit être biquotidien. On peut alors disposer avec avantage à la partie déclive de larges sachets de ouate de bois au sublimé.

Le renouvellement fréquent des couches absorbantes externes est le seul moyen d'éviter rinfection de la plaie, accident qui ne manque pas de se produire dès que les liquides atteignent la surface du pansement, où ils se putréfient.

C’est ainsi qu’autrefois nous avons vu mourir, à l'hôpital de Reims, à la suite d’une opération très simple de tumeur du sein, une femme qui contracta tout à coup un érysipèle.

On avait négligé, pendant les trois premiers jours, de renouveler le pansement : les liquides de la plaie avaient coulé dans le dos et s'étaient infectés au contact du matelas, antérieurement contaminé par du pus à streptocoques.

Nous pouiTions citer beaucoup de cas analogues.

Lorsque la plaie est drainée, il est généralement inutile, quand on change le pi'emier pansement, d’enlever les drains, qu’il pourrait être difficile de remettre en place. Ceux-ci, au contraire, à partir du 3“ jour, doivent être enlevés à chaque pansement et lavés dans l’eau phéniquée ou le sublimé.

Lorsqu une plaie est réunie, jamais on ne doit pratiquer avant le 8® ou le lo® jour la moindre injection antiseptique dans le trajet des drains. Une injection prématurée compromettrait la réunion profonde.

Au bout de 8 à lo jours, ce qui doit se réunir est cicatrisé. Existet-il quelque trajet fistuleux, les injections de phénol à 2 p. loo ou d’eau oxygénée à2o p. loo hâteront la cicatrisation en faisant disparaître toute trace de suppuration.

Quand le champ opératoire s’est trouvé fortuitement infecté, il se produit très vite après l’opération un gonflement local avec fièvre et accidents généraux : le mieux alors est de faire sauter toutes les sutures, et de pratiquer le tamponnement humide ou la pulvérisation antiseptique. On instituera en même temps la sérothérapie antistapliylococcique et antistreptococcique et l’on pratiquera des frictions de eollargol.

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