KYSTES SÉREUX CONGÉNITAUX
Ces kystes, qu’ils soient uni- ou multiloculaires, sont le plus sou- A'ent d’origine congénitale; on les a observés sur un fœtus de cinq mois. Ils sont médians ou unilatéraux. Leur volume peut être considérable.
L’ablation de ces kystes est grave quand l’enfant est très jeune et la tumem volumineuse.
OPÉRATIOX
T'^ Temps. — Incision cutanée transversale et découverte de la poche kystique.
2® Temps. — Isolement du kyste de sa loge fibro-celluleuse à laquelle il est adhérent. La dissection est minutieuse en raison des connexions de ces kystes avec les gros vaisseaux et les nerfs du cou et de leurs prolongements profonds. Le plus souvent, il est prudent de laisser l’opération incomplète. Les parois kystiques abandonnées après incision et évacuation s’atrophient spontanément.
KYSTES PAR A-THYROIDIENS
On observe des kystes séreux et des hygromas préthyroïdiens de la bourse séreuse de Boyer, hygromas qui parfois s’enflamment et suppurent.
Souvent ces prétendus hygromas ne sont autre chose que des kystes branchiaux. L’examen histologique de la poche permet seul de préciser le diagnostic.
OPÉRATION
Extirpation immédiate du kyste s’il n’est pas enflammé.
Incision simple et tamponnement en cas d’abcès ; extirpation secondaire du trajet et de la poche s’il se produit une fistule.
KYSTES HYDATIQUES
Le diagnostic ne se fait que par la ponction ou pendant l'opération. La radiographie pourrait montrer dans certains cas les vésicules filles.
OPÉRATION
Temps. — Incision transversale et découverte de la paroi kystique.
2° Temps. — Incision et évacuation des membranes hydatiques.
3° Temps. — Extirpation de la poche celluleuse, réunion et drainage, sinon tamponnement aseptique et suture secondaire.