‹ Traité de thérapeutique et de matière médciale [sic]Chapitre 157 sur 242 · BENOITE · texte numérisé non relu

BENOITE

La Benoîte , Geum urbanum , est une espèce du genre Geum , de la famdle des rosacées. Son nom pharmaceutique est caryophyl/ata , caryophyllêe. Quoique quelques-unes des propriétés de la Benoîte eussent été indiquées par Linné, par Ovelgun , par Haller, par Cranz, par Werlhoff ( voyez Murray, App.med., tom. ni, pag. 124), cependant elle a dû une célébrité assez grande à Buchhave de Copenhague ( Observât, circa radicis Gei urbani, seu caryophyllatœ virt., 1781), ( Acta regiœ Societatis medicœ hafniensis . tom. i , 1785), qui vante la racine de cette plante comme un puissant fébrifuge. Il la regardait en outre comme antispasmodique et antiseptique. 11 donnail la racine à faible dose de un à deux gros , en poudre , en opiat, en décoction, en extrait. Weber et Koch, son élève, l’employèrent sur près de 200 malades atteints de fièvres intermittentes avec engorgement du foie. Ils se louent beaucoup de ce médicament ( De nonnullorum febrifugorum virtute, et spe éiatirn Gei urbani radicis efficacia kiliœ , 1782). Ils guérirent de même des fièvres simples et des fièvres larvées. A côté de ces témoignages nous devons rapporter ceux de Lund (Murray, App.med., t. in, p. 129), qui ne put, par ce remède, guérir les malades atteints de fièvre intermittente. Enfin des expériences plus récentes de Bretonneau ont confirmé le témoignage de Lunc(, et mis la Benoîte à côté du houx, du lilas , etc., etc.

La racine de Benoîte est amère et astringente; h ce litre elle peut , comme le Colombo, éire utile dans le traitement des affections chroniques du tube digestif. Nous renverrons donc à ce que nous avons dit du Colombo, du quassia amara et du simarouba.

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