BROU DE NOIX
On donne le nom de Brou de Noix à l’enveveloppe extérieure et charnue du fruit du noyer, Jugions regia. Analysé par Braconnot, il a présenté , entre autres principes , du tannin , de l’acide citrique, de l’acide malique, etc., etc., et en outre une matière âcre et fort amère.
Aux trois premiers de ces principes il doit ses propriétés astringentes qui le recommandent au même titre que l’écorce de chêne, la gomme kino, etc. ; mais le principe amer lui fait encore partager Ips propriétés des amers astringents , dont nous avons déjà traité au commencement de ce chapitre.
On prépare avec le Brou de Noix une liqueur agréable, qui est utile aux personnes dont l’estomac est paresseux, sans que cette paresse puisse être attribuée à une inflammation chronique.
Hippocrate et Dioscoride conseillaient le Brou de Noix comme anlhelmintique ; il convient de le donner, dans ce cas , sous forme d’extrait à la dose de 10 à 12 grains. Celte propriété est fort contestée ; et c’est tout au plus si l’on accorde aujourd’hui à l’extrait , à l’infusion el à la décoction de Brou de Noix les propriétés thérapeutiques que nous avons vues appar-
tenir à la gentiane et à la petite ccnlaui ce.