BAOBAB
Boabah, Adansoniadigitata (Malvacées) est le plus grand arbre que l'on connaisse : c'est Adanson, célèbre botaniste voyageur, qui le premier l'a fait connaître ; il a vu de ces arbres auxquels on pouvait attribuer plus de six mille ans d'existence; il croît en Afrique depuis le Sénégal jusqu'en Abyssinie.
Cet énorme végétal renferme dans toutes ses parties un principe mucilagineux très-abondant; le fruit, qu'on appelle pain des singes, renferme une pulpe aigrelette et sucrée dont on prépare une boisson employée contre les fièvres; les feuilles pulvérisées constituent le La!o, préconisé par Adanson contre la fièvre intermittente; mais le docteur Duchassaing, de
la Guadeloupe , a préconisé l'écorce de Boabab comme bien préférable aux feuilles pour combattre les fièvres ; des expériences ont été faites récemment, mais elles ne sont pas assez nombreuses pour qu'on puisse en tirer une conclusion.
M. Duchassaing emploie l'écorce de Boabab sous la forme suivante :
Ecorce de Boabab. 30 grammes.
Eau 1 litre.
Faire bouillir jusqu'il réduction d'im tiers. M. Duchassaing assure qu'il a vu réussir cette décoction dans les cas où les plus fortes doses de sulfate de quinine restaient sans effet.