‹ Traité de thérapeutique et de matière médicale (volume 4)Chapitre 110 sur 147 · MOUSSE DE CORSE · texte numérisé non relu

MOUSSE DE CORSE

Tous les végétaux fortement amers, et en tête il faut placer l'armoise , la tanaisie, l'absinthe, l'aurone, la santoline, sont doués de propriétés vermifuges non équivoques. La fève de Saint-Ignace, la noix vomique, Fangusture, le quinquina, le colombo, le quassia amara, la gentiane, jouissent, dit-on, des mêmes propriétés, ce qui est fort douteux. Nous ne nous arrêterons pas à ces médicaments dont nous avons déjà traité ailleurs; nous nous occuperons d'une manière plus particulière de la Mousse de Corse, du Semen-contra, de la Fougère mâle et de l'Écorce de racine de grenadier.

Le fucus helrnintocorton ou Mousse de Corse est un végétal que l'on recueille principalement sur les rochers qui bordent la mer en Corse et en Sardaigne. La Mousse de Corse que l'on emploie dans les pharmacies est presque toujours mêlée de beaucoup d'autres algues marines, qui d'ailleurs jouissent de propriétés semblables aux siennes. L'emploi de la Mousse de Corse, comme anthelmintique, semblerait remonter à une haute antiquité (Mérat et Delens, Dict. de mat. méd., tome IV, p. 497).

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