‹ Traité de thérapeutique et de matière médicale (volume 4)Chapitre 96 sur 147 · SABINE · texte numérisé non relu

SABINE

Juniperus Sàbina, arbrisseau de la famille des Conifères, qui croît dans le midi de la France. On emploie les feuilles et les rameaux.

La tige a 5 mètres à 6,G5 (15 à 20 pieds de hauteur) ; les feuilles sont petites, opposées, imbriquées sur la tige; les fleurs dioiques et en chatons; le fruit est un cône bacciforme noirâtre renfermant deux petits noyaux. La Sabine a une odeur forte et analogue à celle delà térébenthine; sa saveur est trèsv-âcre et amère. On en tire une grande quantité d'huile volatile trèsactive.

Les propriétés emménagogues de la Sa-

bine sont plus marquées que celles de la Rue. Son action va quelquefois jusqu'à déterminer de fortes congestions irritatives de la matrice et de violentes ménorrhagies. Sa puissance abortive n'est que trop constatée.

On l'administre en poudre à la dose de 10 grains jusqu'à 24, et même 1 demi-gros. L'infusion se fait avec la même quantité pour 2 livres d'eau. L'extrait se prescrit à la même dose, et l'huile volatile à celle de 10 à 20 youttes dans un véhicule convenable. La poudre, l'onguent et le cérat de Sabine sont quelquefois employés comme épispastiques et pour animer les vieux ulcères.

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