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d'un caractère asthénique ou torpide, ainsi que les sécrétions muco-pumlentes de la bronchite chronique simple ou compliquée de tubercules. {Commentaires thérapeutiques du Codex, p. 19G.)
CUBÈBE ou POIVRE A QUEUE.
Le Poivre Cub&be {Piper Cuheha) est le fruit d'un arbrisse.au de la famille de Pipérinées, comme le précédent.
Caractères spécifiques. Le Poivre Cubèbe est exotique. C'est un arbrisseau sarmenteux, glabre dans toutes ses parties ; tige flcxueuse et articulée. Feuilles pétiolées, ovales, concaves. Fleurs constituant des épis allongés et pendants; elles sont longuement pédicellées, ce qui leur a valu le nom vulgaire de l'oivre à queue {l'iper caudatutii). Ses fruits sont pisi formes, noirâtres, ridés, portés sur leur pédoncule.
La composition du Poivre Cubèbe est fort analogue à celle du Poivre noir.
M. Monheim y a trouvé les principes suivants : buile volatile, cubébine, résine balsamique molle et acre, cxtractif. La Cubébine paraît être identique avec le pipérin.
L'huile volatile de Cubèbe s'obtient en distillant le Cubèbe avec de l'eau.
Poudre de Cubèbe.
On pulvérise le Poivre Cubèbe sans laisser de résidu.
Injection de Cubèbe.
Cubèbe concassé 30 grammes.
Eau bouillante 300 —
Faites infuser.
Lavement de Cubèbe.
Poudre de Cubèbe 8ii30gram.
Décoction mucilagineuse . . 230 " — Mêlez.
Extrait oléo-résineux de Cubèbe.
Distillez 3 kilogrammes de Poivre Cubèbe avec 12 litres d'eau, de manière à retirer 3 kilogrammes de produit. On sépare l'buile volatile qui s'est formée, et l'on remet l'eau distillée dans la cucurbite. On ajoute de nouveau 3 kilogrammes de Cubèbe, et l'on distille de nouveau. L'huile obtenue est ajoutée à la première. On exprime alors fortement le marc resté ilans la cucurbite, et on l'épuisé par l'alcool. On distille les teintures alcooliques et l'on évapore à consistance de miel, et on obtient 400 grammes, que l'on mélange
avec l'huile volatile. Cet extrait représente huitfois son poids de Poivre Cubèbe. (Dublanc.)
Essence concentrée de Cubèbe.
AlcoolàSO degrés (31degrésCart.).3 part.
Extrait oléo-résineux de Cubèbe. i — M. s. a.
Mixture ou émulsion du Cuhèle.
Essence concentrée du Cubèbe. . 1 part. Mucilage de gomme arabique. . 1 —
Mêlez.
Cette mixture se mêle bien îi l'eau et peut se garder plusieurs jours.
Extrait hydralcoolico-éthéré de Cubèbe.
Placez, dans l'appareil à déplacement, le Poivre de Cubèbe en poudre demifine ; versez sur cette poudre un poids égal d'éther, déplacez cet éther par de l'alcool rectifié à 86 degrés, puis déplacez cet alcool par de l'eau distillée. Ayez soin de séparer chacun des produits et d'éviter qu'après le déplacement de l'alcool il tombe de l'cavi dans la colature alcoolique. Distillez pour retirer l'éther, puis pour enlever la plus grande partie de l'alcool. Mélangez le produit éthérique au produit obtenu de l'alcool.
L'extrait ainsi préparé renferme :
1° L'huile volatile de Cubèbe; extraite par l'éther;
2» Une résine molle, acre ; extraite par l'alcool ;
30 Le Cubébin; extrait en partie par l'alcool, mais complètement par l'éther.
Cet extrait n'a pas l'aspect noirâtre de l'extrait oléo-résineux ordinaire; il est, au contraire, d'une franche couleur vertolive, sa consistance est sirupeuse. Il possède une odeur éthérée très-sensible, mais dans laquelle on reconnaît cependant l'odeur propre et pénétrante du Cubèbe. Sa saveur est fraîche, piquante et poivrée comme celle de la menthe. Cet extrait correspond, non plus à huit fois son poids de Cubèbe, comme l'extrait oléo-résineux, mais bien à dix fois son poids de Poivre Cubèbe brut.
Capsules d^Extrait hydralcoolico-éthéré de Cubèbe. (Delpech.)
Preniez : grénétine, gomme choisie et
pulvérisée, sucre de canue, miel de Nar- complètement l'ouverture des capsules, bonne, eau pure. on les trempe de nouveau, par cette ex- Faites dissoudre au bain-marie ces sub- trémité, dans la solution gélatineuse, et stances dosées convenablement, et pion- on les fait sécher ?l l'air ou à l'étuve. gez dans cette solution des olives de fer Ces capsules pèsent 1 gramme à Is^SO étamé, légèrement huilées et fixées sur et contiennent 73 centigrammes environ un plateau par une tige très-mince ; reti- d'extrait hydralcoolico-éthéré de Cubèbc. rez le plateau au bout d'un instant et imprimez-lui un mouvement de rotation. Saccharure d'Erlrait hydralcoolko-élhèré
Lorsque les capsules sont refroidies, ^e Cubébe. (Delpech.) mettez ie plateau dans une étuve légèrement chauffée, et laissez l'y jusqu'à ce p . o u,„„„ 700 o-rim que les capsules soient à peu près sèches. ^ i- • sucre tiianc. . . .... /uu ^lam.
Retirez-lei alors par un brusque mouve- ^-^^mit hydralcoohco-
Sncrt '■^''"'" ^^•^^"^^' '' P"'^ Gomliraïa^bîit^'pùi: ''' ~
Ainsi préparées, les capsules sont rem- " '^
plies avec une burette efiilée, et bouchées Mélangez selon l'art, ensuite au moyen d'un pinceau de blaireau enduit de solution gélatineuse 10 grammes de ce saccharure repréchaude. Enfin, pour dissimuler plus sentent 1 gramme d'extrait de Cubèbe.
Biennorrhagie. Le Poivre Cubèbe n'avait été en possession jusqu'à nos jours que d'une action thérapeutique fondée sur ses propriétés excitantes générales, lorsque très-récemment l'empirisme lui a fait prendre un rang important dans le traitement d'une affection fort commune et fort opiniâtre, que rationnellement, à ce qu'on dit, cet agent devrait horriblement exaspérer. Il est question de la biennorrhagie, même la plus nouvelle et la plus aiguë.
Les Indiens employaient depuis longtemps le Cubèbe dans le traitement de leurs gonorrhées, lorsqu'un officier anglais affecté d'une biennorrhagie rebelle à tous les moyens en fut délivré par un Indien, son domestique, à l'aide du Poivre Cubèbe. Telle est l'origine de la réputation générale et bien méritée de ce médicament, l'un des moins incertains dans la thérapeutique de la biennorrhagie.
L'Angleterre fut d'abord témoin de ses succès vers l'année 1816. Les docteurs Cra'wfort el Barclay se disputent l'honneur de cette utile importation. Le professeur Delpech annonça le premier ses vertus chez nous, dans un petit mémoire inséré dans la Revue médicale du mois de septembre 1818. Ce chirurgien distingué, tous les praticiens qui ont commencé la réputation du Cubèbe, chez nous et à l'étranger, ont proposé de l'administrer de la manière suivante : 4 grammes le matin une heure avant déjeuner, 4 grammes à six heures du soir, et 4 grammes en se couchant. Ils ont exigé, comme condition essentielle, la continuation du remède après la suppression de l'écoulement, pour prévenir les récidives. On a noté que la disparition des accidents avait lieu dans l'ordre suivant, dont nous avons eu nous-mêmes plusieurs fois occasion de vérifier l'exactitude.
Les douleurs spontanées et surtout déterminées par l'action d'uriner; la rougeur, le gonflement du canal et de son orifice, sont d'abord dissi-
pés, et le premier amendement se fait sentir, terme moyen, au bout de quarante-huit heures ; puis la matière blennorrhagique dépouille successivement ses caractères virulents et de catarrhe aigu, pour revêtir des qualités plus douces, plus blennorrhéiques ; et enfin cette sécrétion, qui n'est plus alors que la sécrétion urétrale normale quant à sa nature, mais très-exagérée, finit par revenir à sa quantité ordinaire, c'est-à-dire se supprime absolument en tant que sécrétion morbide.
Les propriétés connues du Cubèbe avaient de prime abord fait redouter ce violent excitant au début des chaudes-pisses, surtout de celles qui s'accompagnent alors d'un appareil inflammatoire très-développé ; mais l'expérience, et une expérience maintenant formée par des milliers de faits, est venue faire taire cette appréhension rationnelle, et on a été jusqu'à dire, ce que notre observation nous a appris être fort exact, que le Cubèbe avait d'autant plus d'action qu'il était employé à une époque plus rapprochée du début, et dans les blennorrhagies qui en apparence semblaient le plus répugner à son usage.
Hâtons-nous de dire que les blennorrhagies qui, par l'intensité des phénomènes inflammatoires, la tuméfaction horriblement douloureuse du pénis, l'abondance et la virulence de l'écoulement, la fièvre qui s'y joint quelquefois, que ces blennorrhagies, en apparence si graves et si redoutables, le sont en général beaucoup moins, s'apaisent et se terminent bien plus facilement que d'autres blennorrhagies qu'on croirait, au caractère mitigé de leurs symptômes, à la presque nullité de réaction locale et générale qu'elles suscitent, surtout à l'absence des douleurs, de dysurie, et à l'aspect bénin de l'écoulement, surtout fort peu abondant, qu'on croirait, disons-nous, légères et simples à combattre. Il est donc juste de faire moins de cas de la guérison rapide et parfaite des chaudes-pisses de la première espèce, et de moins exalter alors la puissance du Cubèbe. Bien au contraire, et quand par son aide on vient à bout de celles que nous avons signalées en dernier lieu, on est alors bien plus en droit d'exalter ses émin entes propriétés, car cette maladie est une des plus rebelles, des moins disposées à cesser spontanément ou par le fait d'un traitement quelconque, enfin des plus susceptibles de récidiver que nous connaissions. Elle est le désespoir des malades et des médecins.
Il faut que l'utilité du Cubèbe soit bien incontestable dans cette maladie, et surtout qu'elle l'emporte bien évidemment sur celle du traitement antiphlogistique, pour que les médecins et les chirurgiens, les plus ardents défenseurs du physiologisme, aient introduit cette doctrine thérapeutique dans le domaine de la chirurgie, et aient été les premiers à préconiser ce moyen, si bien fait pour répugner à leurs habitudes et à leurs opinions, moyen surtout si empirique.
Nous disons empirique, car malgré l'action révulsive ou dérivative qu'on prétend qu'il exerce sur le tube digestif ou sur la peau, au bénéfice du catarrhe urélral, nous ignorons parfaitement le mécanisme phy-
siologique par le moyen duquel le Cubèbe, à hautes closes, guérit si bien la blennorrhagie, et c'est précisément cette impossibilité où l'on est de saisir le phénomène intermédiaire entre l'ingestion du Cubèbe et l'amendement ou la suppression de l'écoulement blennorrhagique, qui constitue cet agent, agent spécifique, comme nous l'avons exposé ailleurs.
D'ailleurs rien n'est véritable et faillible comme l'action que ce remède exerce sur le tube digestif. A quelques individus il donne des coliques, un peu de dévoiement ; mais à une foule d'autres, et ce sont les cas les plus nombreux, il ne cause aucun accident de ce genre. L'éruption qu'il développe quelquefois à la peau est encore bien plus rare et insignifiante. Nous le prescrivons encore actuellement à deux malades qui n'en ressentent que de la constipation et un appétit insatiable ; chez l'un deux pourtant la guérison est à peu près achevée, chez l'autre elle est définitive.
Un médecin anglais, le docteur Broughton, a consigné dans le Bulletin des sciences médicales , t. I , p. 93 , un résultat statistique des guérisons qu'il a obtenues dans la blennorrhagie traitée par le Cubèbc. Ce résultat est le suivant : sur cinquante malades, dix ont été guéris après un traitement de deux à sept jours ; dix-sept, de huit à quatorze jours ; dix-huit, de quinze à vingt et un jours ; un, le cinquante-cinquième jour; les quatre autres malades n'ont obtenu aucune amélioration. De pareils chiffres sont bien favorables dans une affection aussi difficile .
La question de savoir s'il faut faire précéder l'administration du Poivre Gubèbe de l'emploi de la saignée générale, des sangsues au périnée, des bains généraux, des boissons délayantes, lorsque sont très-développées les accidents de réaction fébrile et d'inflammation, de turgescence, de douleurs locales, cette question est embarrassante à décider. Il y a ici une mesure à observer : c'est de ne pas voir l'indication des émissions sanguines dans une rougeur, une chaleur, une tuméfaction, une douleur en urinant ou pendant les érections, un écoulement verdâtre, épais, abondant, et même quelques troubles généraux, lorsque tous ces phénomènes ne sont pas portés à un degré disproportionné et qui fasse craindre de fâcheuses complications. Pourtant rien ne simplifie une blennorrhagie et no la dispose à céder aux moyens spécifiques, comme une ou deux apphcations de sangsues faites au périnée, lorsque la maladie débute. De plus, l'impossibité de la part du tube digestif vivement injecté, surexcité par le fait d'une violente réaction fébrile, de supporter sans risque de hauces doses d'un agent fort irritant, est une contre-indication très-formelle de l'emploi du Gubèbe. Si quelques phénomènes inflammatoires locaux existent, nous le répétons, qu'ils ne soient donc pas la contre-indication de l'emploi immédiat du Gubèbe, mais qu'ils le deviennent lorsqu'il y aurait des inconvénients à courir pour l'organisme en général et pour les organes génitaux en particulier, si l'on ne
faisait tomber un orgasme inflammatoire et fébrile exagéré, constituant, iiinsi développé, un élément thérapeutique qui mérite une action séparée, sauf, lorsqu'il est enlevé par des moyens directs et appropriés, à combattre, à l'aide du spécifique Cubèbe, la blennorrhagie réduite à un plus grand état de simplicité et à des conditions plus favorables au succès de ce spécifique.
Velpeau, qui a beaucoup expérimenté le Cubèbe dans la blennorrhagie et le préférait au copahu à cause de l'irritation gatro-intestinale moins vive qu'il détermine, qui du reste en regarde les effets comme plus sûrs, plus prompts, l'administrait des deux manières suivantes :
Il faisait suspendre 6 grammes de Cubèbe en poudre dans une tasse d'infusion de tilleul édulcorée avec le sirop de gomme. Le malade doit avaler cette boisson très-rapidement, puis avoir toute préparée une autre tasse d'eau sucrée ou d'un autre liquide agréable pour se rincer la bouche. La blennorrhagie disparaît ordinairement au bout de quatre à cinq jours par ce mode d'administration du Cubèbe, qui se fait une ou deux fois Ijar jour, selon les cas. Mais il ne faut pas s'en tenir là, car l'écoulement récidiverait. On doit rester deux ou trois jours à cette dose malgré la sensation du flux gonorrhéique, puis n'abandonner l'usage du Cubèbe qu'après en avoir successivement diminué les doses jusqu'à réduction de 2 grammes et de 1 gramme.
Le môme praticien, pour éviter l'action quelquefois difficile à supporter du Cubèbe par certains estomacs, l'a donné en lavements avec le môme succès que par la bouche. Il faisait alors suspendre 8 grammes de Cubèbe en poudre dans 160 à 192 grammes d'un liquide oléagineux. Ce mode d'administration a réussi à d'autres médecins. On peut, et nous prescrivons souvent le Cubèbe de cette manière pour empêcher qu'il ne reste dans la bouche et entre les dents, en former une espèce de confiture ou d'opiat en le liant à l'aide d'un sirop agréable quelconque. On en compose alors des bols plus ou moins gros, plus faciles à avaler en masse que la poudre non liée ou simplement suspendue dans un liquide. Il y a tout avantage à porter de suite très-haut la quantité de ce médicament, à le donner, par exemple, à la dose de 16 à 20 grammes par jour, en ayant soin d'y rester jusqu'à guérison ou grand amendement, puis de le continuer quelque temps en décroissant successivement les doses, comme cela est recommandé par tous ceux qui ont manié cet agent thérapeuthique. S'il détermine de trop vives coliques ou diarrhée exagérée, il faut en suspendre l'usage, combattre les accidents, et revenir à une administration plus modérée ; le tube digestif s'y habitue promplement.
Un pharmacien, M. Dublanc jeune, a extrait du Cubèbe une matière oléo-résineuse qui, au sixième en poids de ce Poivre, jouit des mêmes vertus, a la même efficacité dans le traitement de la blennorrhagie ; 20, 30, 50 centigrammes trois fois par jour ont les mêmes résultats que les quantités ordinaires du Poivre Cubèbe en poudre qu'on est obligé de
donner. Cette préparation a l'avantage d'êlre beaucoup moins désagréable à prendre et de moins fatiguer les voies gastriques.
L'extrait hydralcoolico-éthéré de Cubèbe obtenu par M. Delpech est supérieur aux précédents, il correspond à dix fois un poids de Poivre brut, si bien que chaque capsule en représente environ 7^% 50. Il nous a été permis avec ce moyen d'élever beaucoup les doses de ce médicament et d'obtenir par là des effets thérapeuthiques beaucoup mieux marqués. Nous donnons d'ordinaire au début de la blennorrhagie, chaque jour, huit de ces capsules ainsi réparties : deux le matin, deux avant le déjeuner, deux avant le dîner, et deux le soir au moment du coucher. Nous préférons ce mode d'administration parce que le Cubèbe est très-bien supporté quand il est donné immédiatement avant le repas. Ce traitement a rarement besoin d'être prolongé au delà de douze à quatorze jours. Il ne reste plus alors qu'un peu découlement muqueux qu'on guérit par des injections.
Urétrîte simple des femmes. Il est une affection bien commune et bien peu grave qui préoccupe cependant beaucoup les malades, nous voulons parler de l'irritation aiguë de la membrane muqueuse du canal de l'urètre chez la femme. Assez fréquente chez les jeunes filles, plus fréquente chez les femmes mariées, elle est caractérisée par un besoin d'uriner souvent renouvelé, avec cuisson vive pendant l'émission et tenesme vicinal persistant encore quelques minutes après. Nous avons vu des malades qui étaient obligées de se présenter à la garde-robe dix et quinze fois par heure. Cette maladie s'observe quelquefois à l'état épidémique dans les pensionnats déjeunes filles, et, dans ce cas, on observe souvent du muguet vulvaire. Depuis plus de vingt ans nous employons le Poivre Cubèbe dans cette affection et nous avons constaté qu'elle ne nécessite pas de fortes doses de Cubèbe. Autrefois, nous prescrivions la poudre à la dose de 2 à 4 grammes, deux fois par jour, au moment du repas. Aujourd'hui nous donnerions plus volontiers le saccharure de Cubèbe délayé dans l'eau au moment de s'en servir à la dose d'une ou deux cuillerées à café avant le repas.
Affection de la prostate et du col de la vessie* M. Caudmont se loue beaucoup de l'association du Cubèbe et du copahu dans la névralgie du col de la vessie, que ces affections soient spontanées ou dues soit au passage des instruments, soit à des excès de boisson.
Diphthérie. M. Trideau d'Andouillé (Mayenne), comparant les affections diphthérétiques aux affections catarrhales, et s'appuyant de bons effets obtenus par les balsamiques dans ces dernières affections, a eu l'idée d'employer le copahu d'abord, puis le Poivre Cubèbe dans une redoutable épidémie de diphthérie qui sévissait dans le département de la Mayenne^ et il a obtenu par ce moyen de très-nombreuses guérisons.
Nous avons eu l'occasion d'employer le Poivre Cubèbe dans des cas de diphthérie et nous lui devons d'assez remarquables succès. L'un de nous a obtenu depuis deux guérisons d'enfants atteints de croup, à l'hôpital Sainte-Eugénie (avril 1868) en administrant un saccharure d'extrait de Cubèbe préparé par M. Delpech. Ce médicament est d'un emploi très-facile chez les enfants.
Il suffit d'en donner de quatre à six fois par jour une cuillerée à café que l'on délaye dans deux cuillerées à bouche d'eau au moment de le faire prendre.