‹ Traité de thérapeutique et de matière médicaleChapitre 146 sur 312 · PHOSPHORE. G9T · texte numérisé non relu

PHOSPHORE. G9T

enfants de quatorze ans jusqu'à 230 grammes d'Alcool, et à des enfants de deux ans à deux ans et demi, 80 grammes du même liquide sans produire l'ivresse.

Vomissements. Lanzoni avait employé avec succès l'Alcool pour arrêter les vomissements des femmes enceintes, et bien souvent nous voyons les femmes grosses l'employer sans ordonnance. L'instinct est peut-être ici une bonne source d'indication.

Depuis quelque temps, cette médication a été tentée chez les tuberculeux (Tripier, Bulletin de thérapeutique, 1864).

Hémorriiagies. On est dans l'usage, en Angleterre, de donner du Vin

et de l'Alcool aux femmes atteintes d'hémorrhagie par inertie après l'accouchement; les femmes du peuple en font autant chez nous. Depuis quelque temps, les médecins eux-mêmes l'ont prescrit (Campbell, Journal des connaissances méd. chir.,l8Q\ ; Max.LegrandetMichaud, Union méd. 1860; Béhier, Pajot, Charrier, Bulletin de thérapeutique, 1859).

M. Faure a guéri de même une femme atteinte de purpura hémorrhagica très-grave en la maintenant pendant quelque temps en état d'ivresse.

Fièvres intermittences. Recommandé d'abord par Lanzoni et Albrecht, l'Alcool vient d'être de nouveau vanté par MM. J. Guyot et Burdel {Union médicale, 1860 et 1862) et de réussir tout particulièrement dans deux cas oii il avait été administré par M. Hérard {Gazette dos hôpitaux, 1861).

Aifïidîté. Les propriétés stimulantes de l'Alcool l'ont fait employer bien souvent dans le choléra, les morsures d'animaux venimeux et dans l'empoisonnement par l'arsenic.

Nous n'avons besoin de citer que pour mémoire l'utilité de l'Alcool dans le delirium tremens, la scrofule, les coliques, etc.

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