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CHLORATE DE SOUDE (C/O^N

Le Clilorate de soude, C/iioras sodîCM5, chlorate de potasse. On filtre et on fait s'obtient en décomposant un soluté de cristalliser. Le Chlorate de soude est sobitartrate de soude par un soluté de lubie dans l'eau froide à 30 pour 100.

Le Chlorate de soude s'emploie dans les mêmes cas et de la même manière que le chlorate de potasse.

ACÉTATE DE POTASSE (C*ffO^KO).

L'Acétate de potasse, terre foliée de disparaît dans la préparation. Mais si,

tartre, Jce/ns po.'ass/cus, est un sel blanc, pour obtenir un sol plus blanc, on a

d'une saveur fraîche, qui cristallise en ajouté une très-grande quantité d'acide,

petites aiguilles prismatiques. 11 est déli- on obtient alors du biacétate de potasse,

quescent au contact de l'air; très-soluble Ce sel acide doit être rejeté parce qu'il

dans l'eau, un peu soluble dans l'alcool. agit comme irritant sur la bouche, l'œso-

L'Acétate de potasse existe dans la sève phage et l'estomac, et provoque le vo-

de tous les arbres et ailleurs; mais on le missement. Il faut donc avoir soin de

prépure directement en traitant le car- prescrire l'acétate neutre de potasse. (.Mar-

honate de potasse par l'acide acétique. rotte, séance de l'Acad. de méd., 8 uo-

Dans cette préparation, on ajoute sou- vembre 1868.) A ont un léger excès d'acide acétique qui

L'Acétate de potasse, employé jadis avec beaucoup de faveur, est tombé aujourd'hui presque dans l'oubli, et cependant il mérite d'occuper un rang assez important parmi les diurétiques; à ce titre, il est peut-être préférable au sel de nitre dont nous venons de parler. Les malades le suppcrtent avec plus de facilité et moins de dégoût; et on peut en augmenter les doses sans craindre ces désordres nerveux dont nous avons parlé en traitant du nitrate de potasse.

Aussi, tandis que de hautes doses de sel de nitre exercent sur le système nerveux une action stupéfiante, qui peut devenir l'occasion d'une syncope fatale chez un hydropique atteint d'une maladie du cœur, l'Acétate de potasse ne fait courir aucun risque de ce genre.

Que si, comme diurétique, ce sel doit se placer à côté et peut-être audessus du sel de nitre, il ne peut lui être comparé comme hyposthénisant, et on ne peut en aucune façon le remplacer, quand il s'agit de remplir une indication sédative.

Etat niiiquetix. M. Marrotte {loc. cit.) regarde l'Acétate neutre de potasse comme un ( xcollent médicament à opposer à l'irritation sécrétoire du tube digestif, lorsqu'elle reste dans des proportions modérées et qu'elle ne détermine ni des flux ni l'inflammation phlegmoneuse du tube digestif; dans ces deux dernières conditions au contraire les évacuants ou les antiphlogistiques devraient lui être préférés.

« La présence des produits de sécrétions sur les muqueuses visibles, la langue et la cavité buccale ; leur rejet par l'estomac ou par l'anus sont, indépendamment des autres troubles des fonctions digestives, les caractères de l'état muqueux comme de toutes les variétés de diacrises gastrointestinales. Cependant il est bon, en clinique, de distinguer deux variétés : l'une, dans laquelle ces produits de sécrétion sont en si petite quantité que l'excrétion est nulle ou à peu près nulle ; elle n'a lieu qu'à des intervalles plus ou moins éloignés, quelquefois par l'estomac, plus fréquemment, quoique rare encore, par l'anus. M. Marrotte a vu des malades n'avoir pas d'évacuations tout le temps de leur fièvre muqueuse, à moins qu'elles ne fussent provoquées artificiellement ou ne constituassent un phénomène critique. L'autre donne lieu à des produits assez abondants pour être rejetés presque quotidiennement, soit par le vomissement, soit plus souvent par les garde-robes. La première, qui semble un degré plus avancé d'irritation sécrétoire, est celle qui se trouve le plus évidemment améliorée par l'Acétate de potasse. » Sous l'influence de l'acétate de potasse, dit M. Marrotte, l'empâtement delà bouche, le défaut d'humidité de la langue diminuent. Les garde-robes ont lieu de temps en temps d'une manière spontanée ou sont plus facilement provoquées par les lavements qui restaient inefficaces ; les urines deviennent

moins foncées ; le mouvement fébrile et surtout les exacerbations s'amoindrissent. Il en est de môme dans la fièvre typhoïde, la forme muqueuse est améliorée par l'Acétate de potasse, tandis que les formes bilieuses adynamiques et putrides réclament d'autres médications.

Or l'état muqueux se rencontre non-seulement dans la fièvre muqueuse et la fièvre typhoïde, mais il peut, dans une constitution médicale, être l'état dominant dans certaines phlegmasies, angine, pneumonie, érysipèle, etc. L'Acétate de potasse est, selon M. Marrotte, applicable à tous ces cas.

Dyspepsies. L'état muqueux, qu'il ait précédé ou non les dyspepsies, peut prédominer au point d'clTacer complètement les caractères propres à la dyspepsie acescente, ou s'y associer seulement. Il se reconnaît, dans tous les cas, à la langue muqueuse, à l'anorexie, aux nausées, aux vomissements gLiireux, aux urines rares et rouges, avec fièvre s'il est aigu, ou seulement de l'agitation; de l'insomnie s'il est apyrétique. Dans tous ces cas, l'Acétate neutre de potasse rend des services plus rapides, plus appréciables que dan-s les fièvres muqueuses {loc. cit.).

l^ausées, vomissements. La véritable indication de l'acétate de potasse se rencontre dans l'état nauséeux et les vomissements qui accompagnent l'état muqueux sans complication, et cela sous toutes les formes et h toutes les périodes de la maladie comme pendant la convalescence. Selon M. Marrotte, celte action est vraiment merveilleuse à cette dernière période, lorsque la fièvre muqueuse passe à la dyspepsie acescente. Elle ne l'est pas moins dans les dyspepsies acescentes chroniques.

Vomissements de femmes eneeintes. Si le vomissement est lié à une lésion organique de l'œuf ou de l'utérus, s'il est dû à l'embarras gastrique, à la constipation, il ne cède qu'aux vomitifs et aux purgatifs, comme l'ont bien vu MM. Paul Dubois et Stolz. Lorsque l'appétit est conservé, que la langue est naturelle, que les matières vomies sont surtout de nature alimentaire ; en un mot, que les contractions de l'estomac paraissent purement sympathiques et de nature atonique, le vin de Madère, le Champagne pris au repas, une alimentation substantielle, des boissons peu abondantes sont les véritables moyens de faire conserver les aliments.

Si, au contraire, l'appétit est diminué ou nul, si la langue est blanchâtre, lanugineuse ; si les matières vomies sont pituiteuses ; s'il y a, en un mot, état muqueux, l'Acétate de potasse retrouve son utilité incontestable, (Marrotte, loc. cit.)

MODE d'administration ET DOSES.

L'Acétate de potasse se donne [en dissolution dans la tisane du malade ou dans un julcp, à la dose de 1 à 10 grammes, en moyenne de 2 à 3.

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