C20H'3A2O-2, HI, I
{loduretum iodhydratis Quinici.)
Ce sel fébrifuge contre les fièvres intermittentes rebelles participe à la fois des propriétés de l'iode et de la Quinine. ( !n l'obtient en versant dans une dissolution acide de Quinine une solution d'iodure de fer contenant un léger excès d'iode. Il se forme un précipité marron que l'on traite par l'alcool bouillant; on filtre ; et par refroidissement de l'alcool, on obtient l'iodure d'iodhydrate de Quinine; il se présente sous la forme d'écailles verdàtres avec reflet éclatant; il est insoluble dans l'eau, soluble dans l'alcool. Dose 20 à 40 centigrammes par jour.
Phos]ihate neutre de Quinine
3,;C20Hi2AsOi),P/jUs).
{PliospUas Quinicus.)
Ce sel s'obtient par saturation directe de l'acide pliosphorique par le Quinine.
Ânlimoniale de Quinine {Slibicas Quinicus).
Ce sel possède à la fois les propriétés évacuantes de l'antimoine et anti-périodiques de la Quinine.
La dose est de OS'VIO à 0S'',2a répftés trois ou quatre fois dans les vingt-quatre iieures.
Arséniate de Quinine
3(C20Hi2AsO2), \sO'^>).
(Arsenias Quinicus.)
Ce sel blanc léger, solnble dans l'eau et dans l'alcool faible, ne se dissout pas dans l'étlier et dans l'alcool concentré; il est obtenu par la saturation directe de l'acide arséuique par la Quinine; on l'administre en solution, à la dose de 2 décigrammes pour uu litre d'eau distillée. 11 est peu employé.
Arsmile de Quinine
(C2»II;2AS02, 2Ai03,.
{Arsenis Quinicus.)
Ce sel est un bi-arsénite ; on l'obtient en faisant dissoudre 100 parties de sulfate de Quinine dans de l'eau acidulée, en précipitant par l'ammoniaque ; on lave le précipité et on le fait dissoudre dans 600 parties d'alcool à 85 degrés, et oa ajoute 14 1/2 d'acide arsénieux en poudre fine; on laisse digérer jusqu'à dissolution ; par le refroidissement on obtient des cristaux fins aiguillés de bi-arsénite de Quinine.
Acétate de Quinine
(G^oH 2A302, CHdSQS).
{Acetas Quinicus.)
On délaye la Quinine pure dans de l'eau distille et on sature peu à peu par l'acide acétique, on filtre et on fait cristalliser. On obtient de belles aiguilles 'Je sel d'acétate soyeuses et nacrées, groupées en mamelons ou en étoiles.
Nous mentionnons le quinate de Quinine (C-"Hi-AsO-;-, G''H''*U'*y, qui se prépare par combinaison directe, ou par double décomposition du sul:ate ( e Quinine et du quinate de chaux. Le sel obtenu est très soluble dans l'eau, il cristallise en choux-fleurs; il est très-amer (peu employé).
Urate de Quinine
(G^»IIi2AzO^, ^Cioi-PAz^O'»).
[liras Quinicus.)
L'acide urique est bibasique, et peut 8*^ CD. — T. II.
former uu urate neutre et urate acide ; tous deux peuvent être obtenus par combinaison directe; l'urate acide cristallise. L'urate de Quinine s'emploie à la dose de £0 à 25 centigrammes par vingt-quatrj heures.
Ferro-Cyanate de Quinine
( G'^ÂiF,2(G2As;C20Hi2A2O2;211O •).
On obtient ce sel eu faisant bouillir dans une petite quantité d'eau quatre parties de sulfate de quinine et une partie de ferro-cyanure de potassium. Après quelques instants d'ébuUition, ou laisse refroidir; il se sépare une matière d'apparence résineuse qui devient sèche en se refroidissant : c'est le ferro-cyanate de Quinine; par la concentration des liqueurs on en obtient de nouvelles quantités.
Pour avoir ce sel cristallisé, on dissout la matière verdàtre résineuse dans lalcool et on fait cristalliser spontaném 'ut; on obtient du ferro-cyanate de Quinine cristallisé et une masse résineuse ; celleci, reprise par l'alcool bouillant, se dédouble de nouveau en matière cristalline et en matière amorjdie ; en continuant ainsi, on obtient le tout cristallisé. Pelouze a obtenu ce sel en traitant à l'ébu lition la Quinine par le bleu de Prusse. Voici son procédé :
Pr.
Bleu de Prusse.
Quinine pure. .
2 part.
Réduisez le bleu de Prusse en poudre impalpable; triturez-le longtemps dans un mortier avec la Quinine; délayez dans :
Eau distdlée.
100 part.
Filtrez et faites cristalliser à l'étuve.
Ce sel est jaune verdàtre, effloresceut; il cristallise en aiguilles brillantes, d'une saveur aromatique amôre ; soluble dans l'alcool, peu soluble dans l'eau et donnant un précipité bleu par les acides.
iour administrer ce sel en potions, on le fait dissoudre dans le moins d'alcool possible ; on mêle cette solution au sirop; on agite et on ajoute les eaux distillées prescrites ; ainsi préparée, la potion est laiteuse, d'un blanc grisâtre, faisant déposer une partie de ce sel employé ; il faut donc agiter avant de faire prendre.
On l'emploie à la dose de 10 à 20 centigrammes, il est moins actif que le sulfate de Quinine.
Valérianate de Quinine
(C40H2VAZ2OS G'0H9O^ 2H0).
Valerale de Quinine
( Valeras Quinicus).
Ajoutez un léger excès d'acide valérianique à une solution alcoolique et concentrée de Quinine. Mêlez la liqueur avec 3i
MÉDICAMENTS TONIQUES NÉVROSTHÉNIQUES.
deux fois son volume d'ean, et laissez évaporer spoiitanémont dans une éluvc dont la température ne dépasse pas 50 degrés.
Le valérianate de Quinine cristallise en prismes hexagonaux, souvent agrégés en masses soyeuses. Il se dissout dans 110 parties d'eau froide et dans 40 parties d'eau bouillante. 11 est plus soloble dans l'alcool.
Ether Quinique
Cet étlier s'emploie à la dose de 2 à 3 grammes, versés sur une compresse.
On l'obtient en distillant l'alcool avec le quinate de chaux et l'acide sulfurique. Cet éther présente la consistance d'un épais sirop ; il est limpide, incolore, d'une odeur agréable, soluble dans l'eau et l'alcool , plus diflicilement soluble dans l'éther. L'eau le décompose. Il distille partiellement entre 240 et 250 degrés dans un courant d'acide carbonique ; mais un peu au-dessous de 100 degrés, il éprouve une décomposition partielle.
Berthé a publié le procédé suivant de préparation, dans lequel les substances employées doivent être parfaitem^eut pures," et l'éther iodhydrique doit être récemment fait.
On prend une solution de nitrate d'argent; on la précipite par une solution de carbonate de soude ; on fdtre et on lave à l'eau distillée jusqu'à ce que l'excès d'alcali ait disparu; on met à égoutter à l'abri de la lumière.
Lorsque le carbonate d'argent a perdu la plus grande partie de son eau, on le met dans une capsule de porcelaine avec un peu d'eau distillée, et on y ajoute de l'acide quinique cristallisé jusqu'à dissolution complète du précipité, et on fdtre; on précipite la solution par un grand excîs d'alcool absolu, et on obtient un sel parfaitement blanc, en masse ; c'est le quinate d'argent. On le met en contact rapidement avec l'éther iodhvdrique dans un ballon de verre de Bohême très-fort (forme de ballon d'essayeur) ; puis on étire à la lampe le col du ballon; on introduit le ballon dans l'eau, que l'on porte rapidement à 100 degrés, et on chauffe pendant une heure. La réaction est complète; on retire le ballon de l'eau, et on casse l'extrémité effilée du col; on laisse écouler le liquide ; puis on introduit dans le ballon, qui contient collé à ses parois tout l'iodure d'argent pur et l'éther quinique, une certaine quantit6 d'alcool ; on lave parfaitement le vase; on mélange tous les liquides; on filtre : puis on les introduit dans une capsule par une chaleur de 80 degrés. Tout l'éther iodhydrique non décomposé et l'alcool ajouté se volatilisent, et on obtient comme résultat l'éther quinique.
Voici a réaction :
(C'am+c-^Hr--^0''-K\rji+c'-nr-'-u--,
Stéarate de Quinine.
MM. Jeannel et Monsel de Bordeaux, dans un mémoire sur l'émuls onnement .
des corps gras par les carbonates alcalins, et sur les corps gras considérés, comme véhicules des bases minérales et organiques, viinnent de proposer une nou\elle préparation de Quinine sous le nom de stéarate de Quinine. Ce composé est solide à la température ordinaire; il est presque insipide, l'arrière-goùt seulement est amer; il fond à 45 degrés et se dissout dans les huiles. Appliqué en pommade sur le derme dénudé, il ne produit d'abord qu'une faible irritation.
D'après les exiiérimentations qui ont été faites par un certain nombre de médecins de Bordeaux, le stéarate de Quinine a paru agir comme le sulfate de Quinine, à une dose plus forte seulement d'un quart, bien qu'il contienne quatre fois moins de principes actifs.
M. Dannecy, pharmacien en chef deshôpitaux civils de Bordeaux, a préparé en grand le stéarate de Quinine par la dissolution directe de la Quinine dans l'acide stéarique. (U7iion médicale, 3 novembre 1857.)
Au dire des inventeurs, le stéarate de Quinine, comme tous les sels gras, ofîri-rait, au point de vue thérapeutique, un avantage considérable, celui d'envelopper l'agent actif, ou l'alcaloïde, dans une combinaison qui reste inerte dans l'estomac, et qui, parvenue dans l'intestin, s'y dissout sans décomposition, s'y émulsionne et y est absorbée sans produire de symptômes locaux.
C'est à l'expérience de vérifier ces assertions et de prononcer sur la valeur de cette nouvelle préparation de Quinquina.
Quininebrute. Pour préparer la Quinine brute, on traite le Quinquina par l'acide hydrochlorique , la chaux et l'alcool, comme si l'on voulait préparer du sulfate de Quinine ; mais au lieu d'aci 'uler la liqueur alcoolique , on la distille sans cette addition. Le produit est une masse plastique, de consistance ferme, qui est formée par un mélange de Quinine, de cinchonine, de matière grasse et des parties colorantes. Elle n'est pas sensiblement amère; 500 grammes de bon Quinquina Calysaya donnent à peu près 15 grammes de Quinine brute.