FIN DE LA TABLE DES CDAPITRES
INTRODUCTION
1. La tliérapeutique est la science des indications cura* tives (Barthez) ; c'est aussi, a-t-on ajouté avec raison, l'art de les remplir. Tout ce qui peut les éclairer est de son domaine (Trousseau et Pidoux). En résumé, son objet est le traitement des malades; elle comprend donc au moins trois termes dans son étude; la maladie, le malade et le remède.
Je ne veux point rechercher ici, dans quelle loi instinctive ou religieuse, l'idée du remède a trouvé sa raison, et comment à l'homme malade est venue la pensée de demander aux agents naturels une intervention quelconque, en vue de rétablir sa santé. Je remarquerai seulement, qu'entre l'opinion étroite qui entreprendrait de nier et de proscrire une telle intervention, et celle qui, au contraire, ne croirait le salut possible qu'avec elle et par elle, il y a une opinion moyenne plus prudente et plus exacte.
Oui, les maladies reconnaissent des remèdes ; les cas désespérants, où le mal leur résiste fatalement, ne prouvent rien contre cette loi de la nature. Mais, d'autre pari, le remède n'agit pas par sa seule vertu, en dehors de louté disposition, j'allais dire en dehors de l'assentiment dû l'économie vivante. La sponlanéilé des fonctions organiques admet bien telle ou telle sollicitation à agir plus, à agir moms, mais aucun médicament n'est capable de la créer, la ou ellefaitdéfaut. Lesvraispraticienssaventmèmequeles questions de dosage, de mode d'application, de voie d'inroduction, etc., ont toutes à cet égard une grande imporance|car il est souvent des nuances délicates à saisir, aussi bien dans la détermination de l'indication, que dans la façon Feuband. - Thérapeutique. i
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d'y satisfaire : telle des conditions que je viens d'énumcrer, peut, si elle est négligée, ti-ansformer tolalement les résultats obtenus, et au lieu d'une intervention salutaire, ajouter de nouveaux périls, créer de nouvelles soutrrances à côté de celles qui relèvent de la maladie même.
2. En un mot, il ne s'agit pas seulement, en face d'un malade, de déterminer ce qui dans son économie pèche par excès ou par défaut, d'ajouter dans ce cas-ci, de soustraire dans l'autre ; non, mais on peut mettre son organisation à portée de faire elle-même ces diverses opérations d'assimilation ou d'élimination ; on peut solliciter ses fonctions à s'accomplir avec plus d'activité ou plus de mesure et l'amener ainsi à parfaire elle-même l'œuvre de sa guérison.
La vie ne se répare pas autrement qu'elle s'entretient et qu'elle se produit 3 ces réflexions s'appliquent aussi bien à la guérison qu'à la nutrition et à la formation des organismes.