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SELS NEUTRES DE SOUDE

lion est accompag-née d'un appel de sérum sang-uindans la cavité intestinale, d'une hypersécrétion réflexe et d'un péristaltisme plus énergique.

Le sulfate de soude est donc un excitant pour l'intestin, et non un relâchant, comme on le croyait autrefois.

Emploi thérapeutique. — Comme condiment, le sulfate de soude convient surtout chez les grands herbivores; il entretient la liberté du ventre, augmente l'appétit, la puissance digestive et relève la nutrition.

Doses toniques.

Cheval 30 à 100 grammes. -

Bœuf 100 à 150 "^ —

Mouton, porc 13 à 30 —

Chien 2 à 10 -

Les propriétés l'afrafchis-^ante.^ indiquent son emploi dans la constipation, dans les dyspepsies avec sécheresse de la bouche, dans les cas d'indigestion périodique, quand les crottins sont coiffés, dans l'entérite catarrhaie chronique.

L'action antiphlogistique du sulfate de soude est utilisée dans toutes les maladies aiguës des organes situés en dehors du tube digestif; on le donne alors aux doses suivantes :

Doses anliphlogistiqiies.

Cheval 30 à 30 grammes.

Bœur 50 à 100 —

Mouton et porc 5 à 10 —

Chien 2 à 6 —

Ces doses sont données plusieurs fois par jour dans les boissons ou les breuvages.

L'ef/'et purgatif est utilisé chez tous les animaux toutes les fois qu'on veut produire une purgation douce, mais énergique.

Doses purgatives.

Solipèdes c.00 à 1 000 grammes .

Grands ruminants 250 à 300 —

Petits ruminants 100 à 140 —

Porc 80 à 100 —

Chien 10 à 80 —

Chat 2 à 10 —

Il y a des sujets qui sont beaucoup plus sensibles que d'autres à l'action purgative du sulfate de soude.

440 PURGATIFS CATHARTIQUES.

On J'administre aussi pour combattre Vempoisonnemeni par r acide phénique. Il forme avec le phénol du sulfophénate de soude inofîensif.

Administration. — L'administration se fait sous forme solide mélangé au son, en solution dans les boissons et les breuvag-es, rarement sous forme d'électuaire.

A V extérieur, on emploie le sulfate de soude comme réfrigérant, sur les contusions, soit sous forme d'une masse pâteuse qu'on fait en ajoutant de l'eau au sel, soit sous forme de mélange réfrigéran; placé dans un sac imperméable.

Les principaux mélang-es réfrig-érants sont :

1» Sulfate (le soude 3

Acide azotique 2

Ce mélang-e produit un abaissement de température de 26".

2° Sulfat-i de soude 5

Acide suifurique étendu 4

3o Sulfate de soude 8

Acide chlorhydrique 5

Ces deux derniers produisent un abaissement de 27°.

Citrate, tartrate, phosphate de soude.

Tous ces sels jouissent exactement des mêmes propriétés que le sulfate de soude.

En médecine vétérinaire, ils n'offrent aucun avantag-e sur ce dernier sel. Ils sont donc peu employés.

2° Purgatifs cathartiques.

Protochlorure de mercure.

(Hg2Gi2.) {Mercure doux, calomel, calomélas.)

Le calomel se présente sous la forme d'une poudre blanche, insoluble dans l'eau, les solutions acides, l'alcool et l'éther, mais légèrement soluble dans l'eau alcaline et dans la bile.

Effets. — Le calomel étant insoluble dans un liquide acide ne subit aucune modification dans l'estomac; mais, dans l'intestin, il se dissout en partie dans la bile alcaline et le contenu intestinal.

PROTOCHLORURE DE MERCURE. 441

En présence de la bile, il donne une certaine quantité d'oxydule mercurique qui, en agissant sur la bilirubine, la transforme en biliverdine d'après l'équation suivante :

Ci6H'SAz203 + :2Hg20 = CiSHiSAz'^O* + HgO + 3Hg. Bilirubine. Biliverdine.

On voit que, dans la réaction précédente, du mercure métallique est mis en liberté. On peut en effet retrouver des globules de mercurique métallique dans la muqueuse intestinale des chiens qui ont reçu du calomel (Lawadzki'.

Dans l'estomac, le calomel ne se transforme pas en sublimé et ne donne pas de mercure métallique, même en présence du chlorure de sodium. On peut administrer le calomel avec des aliments salés ou non ; le chlorure de sodium n'est pas incompatible avec ce médicament (P. Adam).

Dans le tube dig-estif, il n'y a qu'une petite quantité de calomel qui devient soluble etabsorbable; la plus grande partie est rejetée avec les excréments sous forme detnéta/.de calomel Qi de sulfure de mercure. Après l'administration de doses fortes, l'absorption est g-énéralement faible; il se développe unelTet local quieng-endre Idipurgation.

Les petites doses souvent répétées sont les plus facilement absorbables et partant les plus dang-ereuses ; elles déterminent un effet altérant puissant comme les autres mercuriaux. Cependant les doses purg-atives peuvent aussi devenir dang-ereuses et occasionner sur nos animaux, surtout chez les herbivores, des accidents d'empoisonnement mercuriel et une gastro-entérite hémorragique; aussi ce purgatif est-il généralement délaissé avec raison par les praticiens chez les herbivores. La purgation par le calomel dure toujours longtemps et atTaiblit beaucoup les animaux, car l'effet altérant s'ajoute à l'etfet purgatif. Les symptômes et les lésions de l'empoisonnement mercuriel sont étudiés à propos des mercuriaux.

Les excréments, expulsés sous l'action purgative du protochlorure, prennent une couleur vert grisâtre chez les herbivores et noirâtre chez les carnivores; de plus, ils exhalentune odeur infecte qui se prolonge pendant plusieurs jours après la cessation de l'usage du purgatif.

La coloration spéciale des excréments est due, d'une part, à la formation d'une certaine quantité de sulfure noir de mercure par

442 PROTOCHLORURE DE MERCURE.

l'action de l'acide sulfhydrique contenu dans l'intestin, sur le calomel et d'autre part, à la biliverdine qui se forme aux dépens de la bilirubine et enfin à la partie de cette dernière substance colorante qui est préservée de l'altération par l'action antiseptique du calomel. D'après les expériences faites par Rutherford sur le chien et qui consistaient à recueillir la bile par la fistule pratiquée sur le canal cholédoque, il résulte que le calomel n'augmente pas la sécrétion de la bile, mais qu'il provoque seulement une excrétioiiplus active de ce liquide.

L'éliminationdu mercure estlente et s'effectue un peupartoutes les voies, mais principalement par la bile.

Chez les animaux atteints de maladies cardiaques accompag-nées d'épanchements hydropiques, le calomel provoque une abondante diurèse et la résorption des liquides épanchés.

Indications thérapeutiques. — Les effets altérants et diurétiques que produisent les faibles doses de calomel font utiliser ce médicament pour amener une certaine déplélion dans les vaisseaux et favoriser la résorption de produits morbides qui apparaissent sous forme d'engorg'ements ou d'épanchements liquides dans les cas d'hydropsies. Il faut surveiller avec soin l'administration pour ne pas produire l'empoisonnement. Ce corps, comme tous les altérants mercuriaux, affaiblit rapidement les malades, ce qui est un grand inconvénient. En médecine vétérinaire, on n'emploie que rarement le calomel comme altérant.

Cojnnie purgatif, on en fait encore un usag-e fréquent, mais seulement chez les carnivores et le porc, animaux qui sont beaucoup moins sensibles aux mercuriaux que les herbivores.

Localement, le calomel ag-it comme fondant et irritant substitutif. Il est employé surtout dans les ophtalmies graves et dans le trouble de la cornée. Dans ces affections, on insuffle deux fois par jour une petite prise de poudre de calomel sous les paupières.

Doses.

Doses purgatives.

Cheval 4 à 5 grammes.

Bœuf Ià4 —

Porc 2à3 —

Mouton l«^50 à 2 —

Chèvre 06^,4 à 1 gramme.

Chien 0?^03 à O^MÛ

Cliat OBr.Ol à 08^05

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