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HOUBLON

soyeuses, solubles dans 30 parties d'eau et très solubles dans l'alcool. Elle est fort amère.

Sous l'influence des acides étendus, de rémulsine et de la salive, la salicine se dédouble à la température de 20 à 30° en g-lucose et saligénine :

Ci3Hi80'+H-!0 = C6Hi< +C6H'0 (OII)^.

Salicine. Saligénine. Gliunse.

Effets et emploi. — La salicine ag-it comme un tonique amer et apéritif. Après son absorption, elle produit un effet antithermique.

Elle est éliminée par les urines non sous forme de salicine, mais à l'état d'hydrure de salicyle, d'acide salicylique et d'acide salicylurique.

On emploie la salicine ou l'écorce de saule comme tonique dans les affections catarrhales et parasitaires du tube digestif.

Dans la cachexie aqueuse du mouton, l'écorce de saule a souvent donné d'excellents résultats. On pourrait l'administrer aussi dans les maladies fébriles, rhumatismales, non seulement pour conserver l'appétit, mais aussi comme antipyrétique.

La salicine sadministre chez les petits animaux, à la dose de 0'^'",50 à 2 grammes. Chez les grands herbivores et même chez les moyens, on préfère l'écorce de saule, qui est dun prix minime et qu'on emploie en poudre ou en infusion à la dose de 50 à 200 grammes chez les herbivores.

Houblon.

[Humulus lupulus.)

Le houblon, plante de la famille des Urticées, fournit les fleurs femelles, chatons ou cônes, qu'on emploie en brasserie pour aromatiser la bière et, en médecine, comme tonique. A la base des folioles qui composent les chatons, il existe une poussière jaunâtre appelée lupulin et dont la composition est très complexe. On y trouve un alcaloïde, la triméthy lamine., de la résine, de l'essence, un principe amer, de l'acide lupulique, des corps gras, de la gomme, du tanin, etc.

Effets et emploi. — Les cônes de houblon cultivé conviennent surtout (Jans les maladies atoniques du tube digestif, dans les

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maladies hydroémiques, lymphatiques, dans le rachitisme. Par leur principe amer, ils sont eupeptiques et stomachiques.

On les donne à la dose de 30 à 65 grammes chez les g-rands herbivores en macération, en décoction ou en infusion aqueuse ou vineuse, à celle de 08'',50 à 1 g-ramme chez les petits animaux.

QUASSIA.

Le quassia est le bois de la racine du Quassia amara^ arbrisseau de la Guyane ou du Picriima excelsa, grand arbre de l'île de la Jamaïque. Toutes les parties de ces deux arbres sont douées d'une g-rande amertume. Elles contiennent un glycoside très amer auquel on a donné le nom de quassine et qui, à l'état de pureté complète, se présente à l'état cristallisé sous forme de prismes blancs solubles dans 300 parties d'eau chaude, dans 70 parties d'alcool et dans 40 parties d'éther. Les solutions aqueuses de quassine sont précipitées par le tanin.

Effets et emploi. — Le quassia, ainsi que son principe actif la quassine, ag-it comme tonique amer à la façon de la racine de g-entiane. A doses modérées, ce produit excite l'appétit et active la sécrétion des glandes salivaires, du foie et des reins. On lui a reconnu aussi des propriétés antiseptiques et antiparasitaires.

A très forte dose, la quassine est toxique ; elle peut produire un engourdissement général, paralyser le cœur et le centre respiratoire. Le quassia est employé en thérapeutique pour réveiller l'appétit, pour ranimer la tonicité du tube digestif et relever les forces dans les convalescences, les affections chroni([ues de l'appareil g-astro-intestinal.

Il ag-it favorablement dans la cachexie aqueuse du mouton et dans les helminthiases des divers animaux. Il est toxique pour les insectes. On prépare un papier tue-mouches avec un décodé de quassia et de slaphisaig-re.

On l'administre sous forme d'infusion, de teinture, d'extrait. On pourrait aussi utiliser la quassine, si cette substance n'était \yàs d'un prix trop élevé.

Doses. — La poudre de bois de quassia se donne aux doses suivantes :

Grunds aniuiau.v 10 à 30 gramiiies.

Mouton cl poif î) à 10 —

Ghion 0s'',5 à 1 gramme.

COLOMBO (racine DH). 523

La teinture s'administre, chez le chien, à la dose de V à X g-outtes, l'extrait à celle de Os%l à 0^5 et la quassine amorphe ou cristallisée à celle de O^^Ol à Os',05 par jour. Cette dernière substance s'administre sous forme de pilules ou de granules dosés à 1 ou 2 milligrammes.

SiMAROUBA.

Le Simnrnha of/îcinalis, arbre de la famille des Rutacées qui croit à la Guyane, fournit à la matière médicale l'écorce de sa lariiie. Celle-ci renferme de la quassine, une matière résineuse, une huile volatile à odeur aromatique, des acides gallique et malique.

A faible dose, elle est tonique; à dose forte, elle peul agir comme purgative et vomitive. On l'emploie en infusion à la dose de 4 grammes par litre d'eau.

Colombo (Racine de).

Le Colombo est la racine du Chasmnntliera palmata, de la famille des Ménispermacées, qui croit dans l'Afrique orientale. Cette racine charnue, napiforme, a une faible odeur désagréable et une saveur amère. Elle renferme un glycoside amer, la colombine (C-'H-^O'), trois alcaloïdes : la colotnbami?ie, lajateorr/iizine ei\a pa/}Jiitine.i l'acide colombique et de l'amidon. Elle est complètement exempte de tanin.

La colonibine et les alcaloïdes se dissolvent bien dans l'eau et dans l'alcool. Leurs solutions sont très amères.

Effets et usages. — Les préparations de colombe constituent des toniques amers excellents contre les troubles gastriques et intestinaux, la diarrhée, la dysenterie. Elles peuvent cependant être utilement remplacées par les amers indigènes et principalement par la racine de gentiane.

Préparations et doses.— Poudre, teinture de colombo à 1 p. 100. Exli'ait.

Doses Ihérapeuliques.

Poudre. Teinture. Extrait.

Gramls ruminants io à oO i,'r. « »

Sulipédes 10 k i'6 » n

Mouton et porc o à 10 » »

Chien Oer.D à 2 Vgouttes. Os'-,l-05r,o

524 RACINE DE l'ISSENLlT.

Administration. — On donne toujours le Colombo à Tintérieur,

soit seul, soit associé à des préparations opiacées, de la gomme arabique, de la poudre de guimauve ou à une infusion de camomille. Ne contenant pas de tanin les préparations de colombe peuvent être associées sans inconvénient au fer.

GONDURANGO.

L'écorce de la tige de condurang-o provient du Gonolobus con- (lurango^ arbrisseau de la famille des Asclépiadées qui croît dans l'Amérique centrale, TÉquateur, la Colombie, le Venezuela. Elle contient plusieurs g^lycosides voisins connus sous le nom decondurangines.

Cette écorce avait pendant un certain temps une assez g'rande vogue dans le traitement du cancer. On ne l'emploie aujourd'hui qu'à titre de tonique amer. C'est un excellent eupeptique qu'on peut donner aux grands herbivores en poudre à la dose de 10 g'rammes environ, de teinture à celle de 5 à 10 grammes. Chez les petits animaux, la teinture convient à la dose de quelques gouttes.

La dose de 4 grammes de poudre est toxique chez le chien ; elle amène des convulsions et la mort.

Chardon bénit.

{Cnicus benedicLus. Ceiilaurea benedicLa (Cnini)osées)|.

On emploie les sommités fleuries qui renferment la cnicùie, glycoside cristallisé, très amer; des sels de potasse, de soude et de magnésie.

Il agit comme amer, tonique, diuréti([ue et lég^èrement vei-mifuge. On emploie surtout l'extrait aux mômes doses que l'extrait de g-entiane, c'est-à-dire de 2 g-rammes chez les grands herbivores et de 0^'',30 à 0s'',50 chez les carnassiers.

Racine de pissenlit.

[Taraxactim deiis leoiiis (Comijosi'es)].

Elle contient la htraxacine^ qui est un g'iucoside amer. On l'emploie à titre de stomachique et de diurétique aux mêmes doses ([ue la gentiane.

GENIÈVRE (raies DE). 525

Aromatiques.

Genièvre (Baies de).

[Junipenis com/mmis L. (Conifères).]

Les fruits du genévrier, appelés vulgairement baies de genièvre, ont une odeur balsamique et agréable ; leur saveur est sucrée d'abord et devient ensuite amère et résineuse.

Elles contiennent une essence analogue à l'essence de térébenthine, une résine verte et cassante, de la cire, de Vextractif, du sucre, de la goinme, des sels de potasse et de chaux, des acides organiques (acides acétique, formique et malique).

Effets. — Les baies de genièvre jouissent de trois propriétés bien évidentes : elles sont stimulantes, toniques et diui'étiquvs. Leur prix étant peu élevé, elles peuvent remplacer avantageusement un grand nombre de substances exotiques qui jouissent de propriétés analogues. Elles produisent une diurèse très nette et communiquent à l'urine une odeur particulière, caractéristique. Elles augmentent l'appétit, excitent la digestion et relèvent la tonicité du tube digestif. Après absorption de leurs principes actifs, elles stimulent toutes les muqueuses et principalement la muqueuse respiratoire et la muqueuse des voies urinaires.

Elles sont également antiparasitaires \ c'est surtout l'essence qui jouit de cette propriété à un haut degré.

Indications. — L'action tonifiante est utilisée pour combattre les affections atoniques du tube digestif, telles que l'inappétence, l'indig-estion chronique, la diarrhée, les coliques dues aux spasmes de l'intestin, etc.

L'action stimulante générale, tonifiante et expectorante est mise avantageusement à profit pour combattre l'atonie générale, l'anémie, les maladies lymphatiques, les maladies catarrhales des voies respiratoires.

La diurèse provoquée par ces baies les recommande dans les cas d'hydropisie des séreuses et du tissu conjonctif des parties déclives, de péritonite, de pleurésie chronique avec épanchements,etc.

Les principes actifs, en s'éliminant par les reins, agissent favorablement sur la muqueuse urinaire dans les cas de cystite, d'urétrite.

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