S ERGOT DE SEIGLE
surtout des extrémités des membres, des oreilles et autres appendices, une élévation de la pression artérielle et un ralentissement des battements du cœur, qui deviennent en même temps plus énergiques. Il n'y a pas de modification sensible de la respiration, de la sécrétion urinaire et de la température rectale.
Le deuxième effet important qui apparaît et qui coexiste avec la vaso-constriction consiste dans des coiitractions utérines énergiques et persistantes. Cet action excito-motrice est surtout bien accusée dans Yutérus gravide. L'utérus reste contracté, dur et est le siège de douleurs continuelles avec exacerbations et redoublements. Cette contraction utérine continue, non entrecoupée par des relâchements périodiques, dure de une à deux heures. La vaso-constriction disparait également après ce temps.
Quand l'administration d'ergot, même à faible dose, au lieu d'être passagère, est renouvelée tous lesjourspendantlongtemps, lai:' <;soconstriction, au lieu de disparaître g-raduellement, se renforce et on assiste à l'évolution de l'empoisonnement chronique qu'on appelle ei^gotisme. On voit alors la vaso-constriction devenir telle dans les organes périphériques que les petites artères deviennent invisibles et que, par suite des réductions de leur lumière, le sang n'y passe plus que très difficilement; il en résulte une ischémie à peu près complète des extrémités des membresetdes appendices divers, en mêmetemps qu'une anesthésie complète de ces parties, qui sont bientôt frappées de gangrène sèche. On les voit alors perdre leur souplesse, se durcir, se momifier et se séparer sans douleur des parties restées vivantes. Les mammifères perdent les oreilles, la queue, les phalang^es ; les oiseaux perdent la crête, le bec, la lang-ue, les pattes. Les femelles pleines avortent.
A fortes doses, l'erg-ot de seig-le frais irrite le tube digestif, provoque des nausées, des vomissements, des coliques, de la diarrhée, puis apparaissent les effets g-énéraux consistant dans la vaso-constriction g-énérale, la pâleur des muqueuses et de la peau, l'hébétement, du vertig-e, de la dilatation pupillaire, du coma, des tremblements, des convulsions dansles membres, particulièrement dans les membres postérieurs, puis de la parésie, de la paralysie motrice et sensitive, l'avortement, un refroidissement graduel, de la faiblesse et un ralentissement des battements du cœur et du pouls, un abaissement de la pression sanguine, un écoulement d'un liquide séro-muqueux parfois sanguinolent par les narines, de la dyspnée, et enfin survient la mort. Parfois on voit se déve-