C. — Contre les ascarides des jeunes chiens
> Seraen-contra 5 à la grammes.
En suspension dans du lait.
Santonine 10 centigrammes.
Sucre en poudre 50 —
Mélangez intimement.
Donner en trois fois à trois heures d'intervalle.
Santonine 30 centigrammes.
Huile de ricin oO —
Mélangez.
Une cuillerée toutes les trois heures.
Benzine 1 à ~ grammes.
En pilules ou dans l'huile.
D. — Contre les ascarides du porc.
Graines de ricin décortiquées 8 grammes.
Mélang-ez à la ration journalière.
Benzine 10 à 20 grammes.
Dans du son frisé ou en pilules.
118 PRÉPARATIONS VERMIFUGES.
Picrate de potasse 20 à 50 centigrammes.
Dans de l'eau farineuse ou une décoction mucilag-ineuse.
E. — Helminthiase intestinale des agneaux.
/ Extrait éthéré de fougère mâle 10 grammes.
Huile d'olive 20 —
Mélangez.
Administrer au mouton atteint de s/rongylose.
Racine de tanaisie 15 grammes.
Administrer cette dose chaque jour pendant six à sept jours.
Picrate de potasse G centigrammes à 1 gramme.
Dose journalière, en pilules.
Kamala 3à4 grammes.
En suspension dans l'eau.
Prendre cette dose en deux fois à quatre heures d'intervalle.
Kousséinc 20 centigrammes.
Sucre 50 —
Administrer àl'ag-neau.
F. — Contre le ténia du chien.
Fleurs de kousso pulv 20 grammes.
Miel 50 —
Mélangez.
Faire prendre au chien dans du lait.
Kousso 15 à 30 grammes.
Sucre 35 —
Mélangez et délayez dans une infusion de tilleul.
PRÉPARATIONS VERMIFUGES. 119
Cousséine 5 grammes.
Huile de ricin 50 —
Préparation moins active que la précédente.
Semence de courge N» 15
On administre la poudre et on fait suivre un purgatif.
Écorce de racine de grenadier pulv 50 grammes.
Eau distillée 2o0 —
Faire macérer pendant douze heures, puis faire bouillir jusqu'à réduction du liquide à toO grammes.
Administrer en deux fois au chien atteint de ténia.
Tannate de pelletiérine 30 centigrammes.
Sucre pulv oO —
Mélangez.
Administrer en une seule fois au chien.
Kamala 3 à 5 grammes.
En pilules.
Poudre de noix d'Arec 5 à 13 grammes.
Beurre, q. s. pour faire des pilules.
Administrer en une fois.
Les ténias se sont rendus après douze à dix-huit heures, si on a le soin de faire prendre de l'huile de ricin (30 grammes), trois heures après l'administration du ténifuge.
Sulfure de calcium Ià3 grammes.
A la dose de 1 à 3 grammes pour les jeunes chiens et 3 à 5 pour les adultes (Delamotle).
Extrait éthéré de fougère mâle 1 à 8 grammes.
Faites des pilules ou incorporez dans des capsules de gélatine,
Adfninistrer çn une fois.
120 PRÉPARATIONS VERMIFUGES.
llo
Poudre de noix d'Arec 20 grammes.
Kamala 10 —
Beurre de cacao, q. s. pour 25 pilules.
Administrer les vingt-cinq pilules en une fois au chien de forte taille, et douze pilules au chien de petite taille. Deux heures après, le ténia est expulsé avec la tête.
Extrait éthéré de fougère raàle 2Kr,5
Poudre de racine de fougère 5 grammes.
Faites dix pilules.
Administrer en une fois.
Essence de térébenthine 2-4 grammes.
Jaune d'œuf N° 1
Émulsionnez.
Administrer dans un jour. Le traitement doit être poursuivi plusieurs jours.
Extrait éthéré de fougère mâle 5 grammes.
Éther 10 —
Sirop 40 —
Chloroforme 4 grammes.
Huile de ricin 50 —
Dissolvez.
Donner en deux fois.
IGo
Chloroforme 4 grammes.
Huile de croton I goutte .
Glycérine 30 grammes.
A prendre en une dose (Grœser).
G. — Contre le ténia du cheval.
Acide arsénieux pulvérisé 2 grammes.
Galomel 4 —
Poudre de guimauve, q. s. pour faire 2 bols.
Administrer les deux bols dans la journée.
PRÉPARATIONS VERMIFUGES.
Camomille 25 grammes.
Infuser dans eau 500 —
Ajouter : Huile de croton XV gouttes.
Mélangez.
Donner en deux fois contre les coliques vermineuses.
3° Poudre vermifuge.
Sulfure noir de mercure
Fougère mâle
Gentiane
Absinthe
Aloés
30 grammes, ââ 8 —
Mêlez.
Administrer en une seule fois au cheval.
Aloès des Barbades
Gingembre
Huile volatile de corne de cerf
Carbonate de soude
Sirop simple
Pour un bol.
Essence de térébenthine
Calomel
Jaunes d'oeufs
Décoction légèi'e de mousse de Corse.
Deux breuvag-es pour les solipèdes.
20 grammes.
XX gouttes
8 grammes.
100 grammes.
No 2 2 litres.
Poudre de fougère
Huile empyreumatique.
Aloès
Asa fœtida
Gomme-gutte
Faire 2 bols.
> aa 32 grammes.
H. — Contre les ténias des oiseaux de basse-cour.
Poudre de noix d'arec 2à3 grammes.
Faire prendre sous forme de pilules.
2° Poudre de racine de fougère mâle. ... 1 à 3 grammes. Faire prendre en pilules.
Poudre de rhizome de fougère mâle J
Tanaisie > âa 1 partie.
Sarriette ;
Mélangez. Faites une décoction avec 300 grammes d« mélange par litre d'eau.
Ce liquide sert à faire les pâtonsde farine avec lesquels on nourrit les poules et les dindons jusqu'à expulsion des vers intestinaux.
Kamala / -, ,.
T.-.X j. r j . j aa 1 partie.
Pâtée d œufs durs et de pam ) '
Mélangez.
Faites prendre concurremment avec des œufs de fourmis aux faisans atteints du ténia (Mégnin).
Noix d'arec fraîche et pulvérisée 1 à 3 grammes.
En pilules avec du beurre.
6° Semences de courges.
Mélangez la poudre avec les aliments.
Décoction d'absinthe.
Y faire macérer pendant quelques jours les vesces et les donner ensuite en nourriture aux pigeons atteints du ténia.
2° Antiseptiques.
On désigne sous le nom d'antiseptiques tous les agents qui mettent les microbes hors d'état de nu[ro à la santé de l'homme et des animaux (Arloing). On les appelle encore dési7ifecta?its.
Pour faire un emploi rationnel de ces agents, il faut connaître leur action : 1" sur les germes morbides ; 2" sur les tissus; 3° sur l'organisme ; 4° sur les produits secondaires (toxines, ptomaïnesj fabriqués par les microbes.
1° Action sur les microbes. — L'action des antiseptiques sur
les microbes varie dans son intensité : suivant la substance employée, suivant la nature des g-ermes et suivant que ceux-ci sont placés dans un milieu artificiel ou dans les tissus vivants.
Le même ag-ent ne détruit pas avec la même rapidité la vitalité de tous les microbes. Ainsi, dans les solutions très étendues de bichlorure de mercure, la plupart des germes vivants succombent rapidement ; mais il existe cependant certaines formes de microorganismes qui résistentplus énergiquement et qui peuvent même s'y conserver avec toutes leurs propriétés.
Tel antiseptique, qui se montre énergique contre une espèce de microbe, restera souvent inactif ou peu efficace contre une autre espèce.
On peut juger du pouvoir antiseptique d'un corps par deux procédés principaux : i° faire agir sur les microbes le corps à essayer et, après un certain temps de contact bien déterminé, ensemencer ces mêmes microbes dans leur milieu de culture ordinaire, ou bien les inoculer à des animaux sensibles à leurs elfets ; si le milieu de culture reste stérile et si les animaux inoculés restent sains, la puissance antiseptique de l'agent employé est établie ; 2° mélanger l'agent antiseptique avec le milieu de culture et ensemencer ensuite dans ce milieu les germes, pour voir s'ils s'y multiplient.
De nombreuses études sur les antiseptiques ont été entreprises suivant ces deux procédés : elles ont fourni des résultats fort intéressants et utiles, mais qui sont incomplets cependant sur bien des points. On y relève même des contradictions assez nombreuses, qui démontrent qu'il n'y a pas d'antiseptique universel pouvant remplir toutes les indications. Chaque agent a ses indications spéciales. Les conditions, en effet, ne sont pas les mêmes lorsque l'agent antiseptique est mis en contact avec les microorganismes, en dehors de l'économie animale, dans des vases inertes contenant des milieux de culture artificiels, ou lorsqu'il exerce son action en présence des tissus vivants. L'antiseptique, mis en contact avec une surface malade, ne se répand pas également partout ; il ne pénètre pas dans tous les points où se sont retranchés les germes, surtout lorsque ceux-ci sont profondément situés et tixés à l'intérieur d'éléments anatomiques. D'autre part, le taux delà solution active est rapidement modifié, par suite de l'absorption d'une partie de la substance désinfectante, soit par suite de son mélange avec les exsudais pathologiques, soit encore par le fait de sa
décomposition en présence des tissus. Le nitrate d'argent, par exemple, ne tarde pas à se décomposer lorsqu'il entre en contact avecles tissus ou avecles produits pathologiques, et son activité microbicide s'atténue rapidement.
Il arrive aussi que les microorganismes s'habituent à l'action de certains antiseptiques (Kossiakoff, Trambusti.).
2° Action sur les tissus. — L'action exercée sur les tissus varie suivant la substance antiseptique employée. Un grand nombre de ces agents ont la propriété de coaguler les diverses substances albuminoïdes, ou de les oxyder, de les hydrater et de modifier la vitalité des éléments anatomiques. L'action coagulante et déshydratante exercée sur les liquides organiques modifie le milieu vivant, au point de le rendre impropre à la pullulation des germes. Quand ceux-ci sont englobés dans le coagulum solide, ils sont paralysés mécaniquement dans leur multiplication et, par suite, offrent moins de résistance vis-à-vis des phagocytes et des éléments anatomiques, en g-énéral, surexcités dans leur activité nutritive. Un grand nombre d'antiseptiques agissent aussi sur les vaisseaux ; ils les resserrent à la facondes astringents, diminuent l'afflux sanguin et par conséquent ralentissent l'absorption des produits solubles et toxiques sécrétés par les germes morbides.
3° Action sur l'organisme. — Les antiseptiques sont susceptibles d'être absorbés et capables de produire des eflets généraux. Quand ils ont pénétré dans le sang de la circulation générale, ils exercent leur action sur tous les éléments anatomiques en même temps que sur les microbes. Beaucoup sont des poisons énergiques pour l'homme et les animaux. Très souvent ils diminuent la force de résistance de l'organisme aux infections. Ainsi Straus et Chamberland ont vu que les animaux chloralisés succombent plus rapidement à l'infection charbonneuse que les témoins, quoique in vitro le chlorol s'oppose, môme à très faible dose, au développement du bacille charbonneux. Les syphilitiques saturés de mercure sont tués rapidement par le pneumocoque, quoique le microbe supporte mal le sublimé (A. Robin). Le même fait a été absorvé à propos de la fièvre typhoïde. Ainsi donc, « en matière d'antisepsie cellulaire, d'antisepsie intérieure, on ne peut pas conclure du laboratoire à la clinique » (A. Robin).
Après leur absorption, certains antiseptiques exercent une action spécifique sur un microbe sans pour cela nuire à l'organisme animal. C'est ainsi que le mercure détruit le Treponema pallidum
guérilla syphilis ; que la quinine tue les hématozoaires du paludisme et g-uérit la fièvre paludéenne ; que le salicylate de soude g"uérit le rhumatisme articulaire; quel'atoxyl empêche la multiplication des tripanosomes, etc.
Ainsi un microbe donné peut donc être atteint, lorsqu'il infecte l'organisme, à la condition de faire absorber à dose tolérable un antiseptique spécifique du microbe envisag-ê.
4° Action sur les toxines. — Les antiseptiques peuvent aussi modifier les produits solubles sécrétés par les microbes. Ainsi Viodoforme, qui n'est que faiblement microbicide in vitro, détruit 1 action des toxines microbiennes et constitue pour cela un ag-ent très utile dans la désinfection des plaies.
La valeur pratique des désinfectants dépend donc de plusieurs facteurs. Tel ag-ent antiseptique, médiocre m r///*o, peut fort bien être reconnu préférable, dans les cas patholog"iques, à d'autres en apparence plus puissants. Aussi le choix d'un ag-ent désin- ^i-:cctc fectant dépend-il de considérations nombreuses, relatives non seulement à sa valeur intrinsèque comme g-ermicide, mais encore à son mode d'emploi, à la nature des surfaces ou des tissus sur lesquels on l'applique, à la puissance des effets toxiques qui peuvent résulter de son passag-edans le torrent circulatoire, à son prix, à son action sur les instruments, sur les matières de pan- ^^«.iv,.^ sèment, sur les mains du chirurgien.
Dans l'emploi des antiseptiques, on devra tenir compte de l'étendue de la surface malade, du pouvoir d'absorption de cette surface, et lorsqu'il s'ag-il de cavités naturelles ou patholog-iques, se préoccuper des accidents locaux ou généraux qui peuvent résulter d'un contact trop prolong-é de l'ag-ent médicamenteux avec des membranes délicates et d'une g-rande puissance d'absorption.
Il faudra donc : « dresser un tableau des antiseptiques pour éMf(A/ chaque maladie, oii le médecin puisera suivant les circonstances et ^ suivant les indications, en tenant compte des états frais ou secs, mycéliques ou sporulés sous lesquels se rencontrent les virus » (Arloing).
Puissance microbicide des principaux antiseptiques. \jKy Classement d'après Bucholtz, 1876. '-^ ' ', Bactéries cultivées dans un liquide composé de sucre candi, 10 gr. ; tartrate d'ammoniaque, 1; phosphate de chaux, 0,50; eau distillée, 100.