POIX NOIRE
flans la ben/.ine. J^'applicution est fallu avec un pinceau, ol
on laisse se dessécher la solution, qui forme alors x\n enrluil
inipei'méahle d'une très ij;rancle minceur (|ui no nuit pas au loucher.
Caoutchouc.
Le caoutchouc dérive du suc laiteux jaunâtre, légèromenl acide, qui s'écoule de certaines plantes de la famille dos Eupliorbiacées et des Apocynées, originaires du Brésil etde ilnde.
Le caoutchouc est soluble dans Téther, le chloroforme, la benzine, le sulfure de carbone. Il est remarf(uable par son élasticité. 11 s'assouplit à une douce température et se durcit au froid.
Emploi. — Son élasticité le fait employer pour confectionner des drains, des bougies, des sondes, des sacs à g'iace, etc. Le caoutchouc vulcanisé est plus élastique que le caoutchouc ordinaire ; il résiste même à la chaleur et au froid. On en fait d(!s bandes destinées à exercer une compression sur les aiticulations, ou à pi'oduire ranômie d'un membre pour faciliter les opérations chirurgicales (bandes d'Esmarch). La toile caoutchoutée sert à un grand nombre d'usages ; on l'emploie surtout pour maintenir la chaleur et l'humidité sur une région où l'on veut produire un elTet émollient très prononcé.
Le caoutchouc est aussi disposé en fils plus ou moins gros pour les lig-atures élastiques, qui sont, en général, préférables au ligatures ordinaires, (juandonveul obtenir la chute d'iuie tumeur ou d'une ])artie molle quelconque.
Poix noire.
C'est un produit pyrogéné qui résulte de la distillation, en vase clos, de filti-os de i>aille sur lesquels on a clarilié la léréb(Mi- Ihine ou le g-alipot. Elle est solide, noire, cassante (|uoique collante aux doigts, d'une odeur spéciale, d'une saveur imière, très fusible et très combustible, soluble dans l'alcool, l'éthor, les essences et les coi'ps gras.
Effets et usages. — La poix est exclusivement employée à l'extérieur, comme moyen prolecteiirou comme moyen contentif. Llle adhère forlemoni à la peau lorsqu'on la ramollit légèrement avant de riq)j)iiqucr. I^lcndue sur une toile ou du ruir, la jioix
l'LATME. 285
loi-me l'emplàlre de ])oix noire qui est très utile sur les plaies, sur les oonlusions produites pas le collier, la selle. Après avoir bien nettoyé celles-ci, on les recouvre avec de la chai'pie ou de Tétoupe, par-dessus laquelle on applique Teinplàtre qui doit dépasseï' les hords de la plaie de 2 ou lî centimètres. Après huit jours, l'cni- ))liHro se détache par suite de la sécrétion de la phiie ; on le lenouvelle jusqu'à guérison complète. Ce pansement a Favantage lie })ermettre Futilisalion des animaux; mais il a aussi Tinconvénient (Tètre difficilement enlevé. On peut confectionner un emplâtre moins adhérent avec mélange de poix et de térébenthine à i>arties ég-ales.
Lemplàtre de poix noire agit aussi comme résolutif sur les eng'orgements indolents sur lesquels il est appliqué.
Plâtre.
CaSOi-.
Le plâtre est le sulfate de chaux déshydraté par une température de 4- 100 à 180°. Lorsque le gypse est chauflé à -f- -00", il perd la propriété de se durcir avec l'eau. Réduit en poudre, le plâtre estblancou légèrement grisâtre ; sa densité estde 1,87 à 3. Mélangé avec de l'eau, il se combine avec ce liquide et forme en dix ou quinze minutes une masse dure et compacte.
Emploi. — Le plâtre sert à confectionner des bandag-es contentifs très solides et d'un prix peu élevé.
i" .Bandaye simple. — Le membre malade est enduit d'huile, sa surface est rendue rég-ulière avec du coton ou des étoupes maintenus avec une bande humide ; on applique par-dessus luic couche d'une bouillie formée de 2 parties de plâtre et de 1 partie d'eau ; on la régularise avec la main mouillée et on appliciue une bande. La couche de plâtre doit être plus épaisse au milieu que vers les extrémités du pansement.
2" Bandages avec bandes plâtrées. — Des bandes faites avec de la toile, delà gaze, de la flanelle, etc., sont saupoudrées sur leurs deux faces avec du plâtre, puis enroulées ; on les trempe ensuite dans l'eau chaude ; pourfaire pénétrer celle-ci partout, on exprime légèrement et on applique les bandes, en ayant soin de faire recouvrir les tours les uns parles autres pour obtenir un accolemenl général. Pendant qu'on serre les tours de bande, on exprime un peu de liquide plâtré, qu'on a soin de bien étendre partout
286 SlUCATE DE POTASSli.
avec la main : le loiil se prend bientùl en une masse compacte.
Pour que le |)làlre prenne bien, il taul qu'il soil frais. Ce bandage, très facile à exécuter, peu coûteux, a l'inconvénient d'être lourd, de ne pas être toléré longtemps par les animaux et d'être difficile à enlever. En outre, comme il se durcit d'abord à la surface et seulement plus tard au centre, il en résulte qu'il est souvent trop lâche et qu'il tombe facilement.
?j" Bandaf/e de Beely. — On tremi)e de la filasse dans un liquide fait avec parties égales d'eau et de plâtre, jusqu'à ce qu'elle en soit bien imprég-née ; on la dispose en long' autour du membre nu fracturé, en l'exprimant avec la main, et on l'enveloppe d'une bande. Ce bandage est très solide, assez léger; il est facile d'y tailler des fenêtres et des trous pour passer des rubans destinés à le maintenir fixe.
Ces bandag-es peuvent servir non seulement pour les fractures, mais encore pour les luxations, les tuméfactions articulaires, etc. On peut aussi se servir du plâtre, surtout en le mélangeant à du goudron pour les plaies du pied du cheval, en particulier contre le crapaud.
Silicate de potasse.
La solution officinale de silicate de potasse, ou liqueur des cailloux, est un liquide incolore ou légèrement opalin, visqueux, de densité 1,282, présentant une réaction alcaline. Cette solution absorbant l'acide carbonique de l'air doit être conservée en, vase bouché.
La solution de silicate de potasse sert à faire des bandages pour les fractures, les luxations, les inflammations chroniques et les efforts de tendons.
On remploie de la manière suivante : On roule sur le membre atteint d'une fracture, par exemple, une lame d'ouate ou d'éloupe que l'on fixe régulièrement avec une bande de toile ou mieux de tarlatane. Alor-s on applique la bande imprégnée de silicate. L'imprégnation se fait en plong-eant la bande déroulée dans la solution siliceuse. On l'exprime et on la roule à nouveau; dès lors, elle est prête à être appliquée.
Le bandag-e est plus léger que celui de plâtre, mais il n'acquiert une rig-idité suffisante qu'après ving-t-quatre heures.
l'UKI'MîATlONS AHOUClSSAiNTES. 287
Quelques préparations adoucissantes.
Cataplasme de farine de Un.
Farine de lin Q. V.
Eau ! Q. S.
Délayez la farinu dans l'eau froide, de manière à l'aire une bouillie très claire, et faites chauffer, en remuant continuellement, jusqu'à ce que la masse ait pris une consistance convenable [Codex, 1884).
Cataplasme de fécule.
Fécule de pomme de terre 100 grammes.
Eau 1000
Délayez la fécule dans le double de son poids d'eau, ajoutez-y peu à peu en remuant le reste de l'eau portée à l'ébullition. Faites bouillir pendant quelques instants en agitant la masse.
Préparez de la même manière les cataplasmes de poudre d'amidon et de poudre de riz.
Sachet émollient.
,, , , i ■ ', \ ;îa parties égales.
Pulpes de pomme de terre j '
Eau bouillante O.S.
Faites une pâte épaisse que vous renfermerez dans un sac de toile pour
l'appliquer sur les points malades.
Liidmenl siccatif (Pick).
Gomme adragante finement pulvérisée. o grammes. Ajoutez par petites portions et en triturant constamment dans un mortier :
Glycérine 2 —
Contre les inflammations cutanées.
Ce Uniment, qu'on peut préparer à froid ou, mieux encore, à chaud, présente une consistance sirupeuse; il se laisse facilement appliquer sur la peau en couche fine et uniforme et s'y dessèche très rapidement en formant un enduit protecteur, solide, fin, lisse, sec, qui ne modifie pas d'une façon appréciable la couleur de la peau et qui se laisse ensuite facilement enlever au moyen de lavag-es à l'eau ordinaire.
On peut facilement incorporer à ce Uniment des quantités relativement considérables (5 à 10 p. 100) de diilërentes substances médicamenteuses, soit solubles, soit insolubles dans l'eau : huile de cade, goudron, ichtyol, baume du Pérou, chrysarobine, oxyde de zinc, iodoforme, iodol, acide salicylique, pyrogallol, naphtol, résorcine, acide borique, créoline, précipités blanc, jaune ou roug"e de mercure, etc.
288 nKÉl'AHATlONS ADOUCISSANTES.
Fonirntalions emollirnlps.
Espèces éiiiollientcs 30 graniiiifs.
Kau 1000 -
Faites bouillir et passez.
Lolion éinolUeiilc.
Feuilles de mauve i ,. „,.„•„• „
Son de blé » ' ^
Eau i lilres.
Faites bouillir et passez avec expression.
Lolion amylacée.
Ori,'e monde ) „ , .,..
n- i H3 12;) 'Tamnies.
Riz S "
Amidon . . HO —
Eau y> litres.
Faites cuire le riz e( l'orge ; passez avec expression et didax ez dans
Tamidon.
Contre les inllammations cutanées.
Linitnenl ailoucissaiil.
Racine de guimauve. . . 30 grammes.
Huile d'olive 125 —
Eau .^00 —
Failes bouillir la guimauve jusqu'à réduction d'un tiers, passez, mélangez H l'huile et agitez dans un vase.
Lavement émullienl.
Espèces éraollientcs 30 grammes.
Eau 500 —
infusez.
Leti espères emolfienles sont représentées par un mélange, à parties égales, de feuilles sèches de mauve, de guimauve, de bouillon blanc, de séneçon et de pariétaire.
Lavement adoucin.sant.
i'euilles de mauve 100 grammes.
Son de froment 1 poignée.
Eau o litres.
Faites bouillir et passez.
Administrer tiède.
Lavement ami/lace.
^}^^.\ " i a":' (iO gram
Amidon ) "
Eau 3 litres.
Tiaitez par décoction et passez.
Administrer tiède.
mes.