CHAPITRE PREMIER
INFLUENCE DE l'AGB.
Il importe d'abord de connaître le niveau physiologique de la température de Thomme, les influences principales qui, en dehors de Tétat de maladie, peuvent amener des variations. A quel degré commence l'algidité ?
Nous avons en outre à examiner si chez Fenfant et le vieillard la température est plus élevée ou plus abaissée que chez Tadulte. La fréquence de Talgldité à ces deux époques de la vie rend cette étude indispensable.
Les variations de la température à Tétat hygide ont été Tobjet de nombreuses recherches. On a pu établir que les oscillations de la température sont très restreintes, nous pouvons dire, par exemple, qu'au-dessus de 38®, il y a fièvre et qu'audessous de 36^,5 il y a algidité.
Wunderlich ' considère 37*, 37o,5 comme étant la température des organes internes et 37® celle de l'aisselle fermée; au-
\. WcNDBRLiCH. De la température dans les maladies , trad. Labadie- Lagrave. 1872.
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dessus de 37^,5, nous dit-il, la température doit être regardée comme suspecte ; au-dessous de 36o,25, il existe un état morbide.
A côté de ces données, on note des exagérations et des erreurs qui tiennent probablement à ce que les observations ont été prises en trop petit nombre et sans tenir compte des variations qui peuvent survenir chez un individu en bonne santé. Compton ^ pense, par exemple, qu'une température de 99 Fahr. (37^,2) et au-dessus indique toujours un état de maladie.
Du reste les auteurs qui se sont occupés de thermométrie médicale ont adopté des chiffres différents.
Pour nous, la température normale est de 37°,5 sous Taisselle, de 38® dans les parties centrales et dans le rectum.
Les fluctuations diurnes de la température ont été étudiées par un certain nombre d'observateurs.
Voici ce que Davy * a constaté :
Chaleur du dehors. Langue.
A six heures du matin 16»03 A neuf heures 18°88
A midi 25M5
A quatre heures 26o00
A six heures 21o64
A onze heures 20*^54
Mantegazza ^ dans le but d'étudier les oscillations diurnes, a fait une série d'observations sur la température de Turine.
Dans ses recherches cet auteur a le soin de chauffer d*abord son thermomètre jusqu'à 36«6, pour éviter que Turine ne se refroidisse pendant que le thermomètre monte.
C'est dans la nuit, dit-il, que Turine a le maximum de la température, elle s'échauffe à partir de 5 heures du matin et atteint un premier maximum entre 10 et 11 heures, retombe lentement et atteint un second maximum vers 5 heures du soir. Ces deux maxima sont à peu près identiques. La plus
i . Compton. Température in acute Diseases, Dublin Quarterly Journal, août 1866, p. 60.