‹ Traité de thermométrie médicale, comprenant les abaissements de température, algidité centrale et la thermométrie localeChapitre 111 sur 337 · DANS LES MALADIES DES BNFANTS · texte numérisé non relu

DANS LES MALADIES DES BNFANTS

Sur onze enfanta, M. Hervieux a obtenu des chiffres très bas :

31*, 28% 27% 25% c'est-à-dire que la température a pu laisser de 6% 9* et 10*, IP et même, chez un sujet, elle avait baissé de 13 degrés. Les minima de température se sont produits chez quatre enfants : dans Tespace de trois jours le mercure est descendu de 37** à 27% 25** et 24% Bien que progressif dans ces cas, rabaissement de température est très rapide.

Des oscillations peuvent se produire et la température, Testée quelques jours aux environs de 36% descend ensuite avec une rapidité effrayante à 32^ pai* exemple, pour se rele?er un instant, redescendre à 32'' et tomber enfin à 29^ et le jour de la mort à 25*.

M. Hervieux a noté aussi, de même que Chossat, rabaissement de température très considérable au moment de la mort.

< Le thermomètre, dit-il, qui les jours précédents descendait avec peine de P à 2® dans la période diurne, baisse souvent tout à coup de 3^ à 4^ le jour ou la veille de la mort. »

La dépression progressive et simultanée de la température, de la circulation et de la respiration et les symptômes habituels de ranéaiie, sont les caractères essentiels à Taide desquels on pourra reconnaître Talgidité progressive.

M. Hervieux termine son remarquable travail en disant : « 1^ Il existe chez le nouveau-né placé dans certaines conditions un état particulier indépendant du sclérème et que l'on peut désigner seus le nom i'algidité progressive;

2* Cet état se caractérise non seulement par rabaissement progressif de la température du corps, mais par la dépression progressive simultanée de la circulation et de la respiration ;

^ La plupart des nouveau-nés atteints d*algidité progressive sont réduits au marasme et ressemblent à de petits vieillards, leurs mouvements «ont peu étendus, leur cri voilé et leur sensibilité presque nulle ;

A"" Les trois causes principales qui semblent produire Talgidité progressive sont tl'Une part Tinsuffisance de Talimentalion, la faiblesse congénitale d*autre part et le décubitus prolongé dans la position horizontale.

5"^ Le sein de la mère et la sollicitude dont elle saurait entourer son enfant seraient en ville les seuls remèdes à opposer au mal ; dans les hospices destinés aux nouveau-nés, il suffirait d'augmenter le nombre des filles de services pour prévenir l'apparition de l'algidité progressive. »

Dans un grand nombre de maladies des en&nts, l'algidité progressive se montre.

M. Mignot a décrit, comme une affection spéciale, sous le nom d'étal apyréiique, l'algidité qui se montre dans le cours des maladies infantiles (diarrhée, choléra).

Nous croyons utile de citer quelques observations de cet auteur.

Observation CXVIII.— Muguet.— Pneumonie.— Pas d'œdème. — Enfant affaibli.

La température de l'aisselle est 35®. L'auscultation fait entendre à gauche en arrière, un bruit de souffle très marqué qui se termine à la fin de l'inspiration par un bruit de taffetas au tiers moyen.

A droite, le râle est plus humide ; il se fait quelquefois entendre seul pendant Tinspiration; parfois on n'entend pas de souffle dans toute la hauteur. A l'autopsie on retrouve tous les signes de l'hépatisatlon rouge.

Observation CXIX. — M. . . , est apporté le 4 décembre pour du dévoiement; sa figure est grippée, son épiderme est enlevé par larges écailles; pas d'œdème.

Pouls encore sensible, à 84. — Inspirations variables de 48 à 86; la température de l'aisselle est 33°.

Respiration pure, sonorité du thorax un peu affaiblie, dévoie- Inent vert, langue blanche.

Mort trente-deux heures après sans œdème.

Observation CXX. — N. . ., âgé de quatre jours probablement né avant terme est examiné le 30 décembre :

Pouls très petit à 139

Température de l'aisselle. • • • 34®

Le 31, pouls insensible 108 systoles.

Température de l'aisselle. . . . 33*5

£as d'œdème; prostration très grande.

(1) Mignot. —Thèse de Paris, 1851.

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