‹ Traité de thermométrie médicale, comprenant les abaissements de température, algidité centrale et la thermométrie localeChapitre 115 sur 337 · PAtaoT, De rAUirepsie. Paris · texte numérisé non relu

PAtaoT, De rAUirepsie. Paris

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fant inanitié, mal nourri, débilité. Il se rapproche par beaucoup de points de l'affection que nous avons décrite d'après Hervieux, sous le nom à'algidité progressive des nouveau-ncs, et de rélat apyrétigue de Mignot.

Voici, d'après Parrot, la marche de la température dans cette affection.

Au début la température peut s'élever ou rester normale, mais elle ne tarde pas à si'abamer d'une façon continue.

Elle tombe rarement au-dessous de 34'' à 33'', cependant elle peut s'abaisser à S^" et même à 25'',9. L'âge exerce ici une influence manifeste. Les abaissements thermiques les plus accentués atteignent les avortons et les enfants chétifs, qui sont pris de diarrhée immédiatement après la naissance.

Dans Tathrepsie confirmée, la ligne des températures reste habituellement au-dessous de la normale ; et tout en oscillant parfois d'une manière sensible, elle s'abaisse continuellement jusqu'à la mort, qui n'imprime pas à sa direction ce changement brusque toujours observé dans les maladies des individus plus âgés.

Plus les enfants sont chétifs lorsqu'ils deviennent malades, plus est rapide et uniforme l'abaissement de la température; plus aussi dans les évaluations thermométriques Ton doit tenir compte des influences extérieures.

Il n'est pas rare de constater chez les malades, une élévation brusque de la température qui peut se traduire par une différence d'un ou deux degrés d'un jour à l'autre.

Dans ces cas, qui coïncident presque toujours avec une perte de poids considérable, la moyenne physiologique peut être dépassée.

A l'état physiologique chez le nouveau-né, la température de l'aisselle est constamment de un à deux dixièmes inférieure à celle du rectum. L'athrepsie peut modifier ce rapport d'une manière assez notable, soit en diminuant la différence entre l'état thermique des deux régions, soit en élevant celui de la première au-dessus de l'autre. Immédiatement avant et après la mort, la température axilJaire baisse d'une manière beaucoup plus rapide et moins régulière que la température rectale.

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Qnand mie affection fébrile ^nrvient dans le cours de Tathrepsie, ia température peut s'éiever d'abord, mais redescend ensuite.

Parrot a fait voir qu'à une période avancée de Tathrep- M S les complications phlegmasiques n*avaient aucune inîlnence sur la température. L'enfant ne produit plus de cfaaieur et ta mort est prochaine.

Les maladies fébriles peuvent par l'entrave qu'elles apportent à la nutrition, se compliquer d*athrepsie avec abaissements de température. Les altérations rénales qui sont fréquentes dans Tathrepsier et qui dans certains cas causent <Ies accidents graves d'intoxication, contribuent k rendre plus considérables les abaissements de température.

Lee affections qui se compliquent le plus souTenl d'athrep- >i>.' chez les enfants sont les affections du tube digestif. Voy. chap. Choiira, observ. de Roger). Chez des sujets atteints d'enterocolite à la période aiguë, les évacuations êuDt très fréquentes, on observe des températuresau-dessous ie 36* et 35» 15.

Un (ait important à noter dans ces cas, c'est que des que 1'^ éracuations cessent, le thermomètre se met aussitôt à remonter. M Decaisnea vu que sur onze enfants de un à deux mois, la température moyenne était de 34"* à 35^ 20 pour revenir, an moment de la réaction entre SÔ"" et ST^" 55.

Cliez quatre enfants de trois à quatre mois, il a observé de< températures entre 2» et dS^" ID.

Cliez deux la réaction s'était montrée, et ia température était rerenue à 38« et 37« 35.

Cinq malades de cinq à six mois ont donné 34"" et 36"" 25 et 'eux pendant la réaction : 38M5 et 39^ 10. Trois enfants 4e s^pt à huit jours qui n'avaient pas eu de réaction ont présenté i'-s températures entre ^fô"" 10 et 36'' 36.

Enfin deux enfaats de neuf à dix mois ont donné Tan '^^'30 pendant deux jours sans réaction, Tautre 34* 25 et pendant la réaction 39^ 4. Les températures étaient prises sous l'aisselle.

Dans le muguet, Parroi* a aussi trouvé des températures très basses.

l. PaaoT, Arefctoes de fkytioîogie^ fSe9, p. 50^-569.

Dans la 1^ observation, ron'yoit que la température

rectale était 34*8

— la température axillaire .•.,.. 34'^ Dans la 2* observation, température rectale. 33*

— température axillaire 33*

Dans la 3* observation, température rectale 29*3

— • température axillaire 29»6

— température rectale 34^

— température axiUaire 34«^

Au moment de la mort.

Dans la 4« observation, nous voyons la température rectale inférieure à la température axillaire.

La température rectale était en effet 27^

— axillaire 27^

Dans la J" observation, la température rectale était. • . 27"^

— — axillaire 27«6

Les observations suivantes présentent des températures de 28^4—

Plusieurs faits peuvent ressortir du résumé que nous venons de faire de la marche de l'abaissement de la température chez les enfants. Les abaissements de température dans les maladies des enfants sont considérables; dans certains cas, cet abaissement peut acquérir des proportions notables et la mort arrive presque toujours. Lorsque la température est descendue aux environs de 32^ 5 ou 33"^^ la mort est presque certaine.

L'abaissement rapide de la température, comme nous le vei^ rons dans d'autres variétés d'algîditô, à la suite de choc, etc., est, toutes choses égales d'ailleurs, aussi grave chez l'enfant que chez l'adulte ; pour le fœtus le danger n'est pas cependant aussi grand.

Si l'enfant peut quelquefois résister à des abaissements de température de 4 et 5 degrés, c'est que ce refroidissement se fait le plus souvent d'une manière progressive. C'est Talgidité progressive.

A mesure que nous grandissons, l'algidité devient de plus en plus grave ; car comme l'a dit Edwards * : c L'abaissement de température du corps n'est pas également nuisible aux

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