SUR LA MARCHE DE LA T. DES MALADIES AL6IDES
né, la température s*élève d*abord, mais si Tathrepsie existait déjà, cette éléyation n*cst pas de longue durée; bientôt le thermomëtre redescend peu à peu jusqu'à la mort. Si Tathrepsie n'existait pas encore, elle peut se produire par le fait même de l'entrave que la maladie fébrile apporte à la outrition et exercer sur la chaleur centrale son action déprimante.
Parrot, cite dans son traité de Tathrepsie, des cas où les complications phlegmasiques, survenant à une période avancée de Tathref sie, n'élèvent même plus la température.
« En résumé, dit Parrot (page 176), et d'une manière générale, on peut dire que l'athrepsie n'est que faiblement modifiée par les affections inflammatoires qui se manifestent pendant son cours, qu'elle leur impose son allure et leur donne sa physionomie quand elle vient les compliquer. »
Et plus loin :
« Le rapprochement que je viens de faire est encore justifié par un autre fait, à savoir : que, chez les enfants très affaiblis ou chez les avortons, lorsqu*une ou plusieurs affections inflammatoires telles que la pneumonie, un phlegmon ou rérysipèle, viennent compliquer l'athrepsie, elles peuvent ne pas modifier la température. »
Dans quelques péritonites, avec lésions intestinales, dans les hernies avec péritonite^ la température peut rester abaissée» ainsi que le prouve Tobservation suivante :
Observation cxxi, (Résumée) Duplay*. — Péritonite consé* cwive à une lésion du cxcum. — Température persistant à un niceau très bas. — Mort.
Un jenne boucher de 21 ans, entre le 20 novembre dans le sernce de M. le professeur Schutzenberger. Cet homme raconte que quatre jours avant son entrée à l'hôpital il fut pris de douleurs itwces, il vomit à deux reprises différentes. Signes de péritonite.
U soir de son entrée la température est à 38®,2, le 21 mars, température 38®,4.
Ventre ballonné. La douleur est beaucoup moins vive dans la portion gauche de Tabdomen. La portion droite, siège de la doul^ar, ne peut supporter la moindre pression.
^ DopLiT, Archives générales de médecine, 1876.
On suppose une péritonite consécutive à une lésion du csecnm ou de lappendice cacal. Le 22 mare, température 37o,2.
Ventre très volumineux. Son tympanique, vomissements por racés, nausées continuelles.
Injections rectales, électricité, température 38o.
Le 23 mars, température 36» ,6. Pouls 92 ; à 7 heures et demie ; température 36» .
Le 24 mars, le malade n*a pas eu encore de selles. Vomisseœents abondants de matières fécales. Odeur nauséabonde. Température 37».
Les extrémités sont froides.
On fait une ponction, puis ouverture do la cavité abdominale.
Arrivé sur le péritoine on le trouve épaissi. Une ouverture qui est faite donne issue à un flot de pus, à odeur infecte.
A Tautopsie, on trouve tous les signes d'une péritonite intense, flocons fibreux, sérosité flbrineuse, adhérences en voie de formation entre les anses intestinales.
Perforation de Tappendice cacal due à un corps étranger.
Remarque. — Il est à remarquer dans cette observation que la température est restée constamment abaissée bien qu'il existât une péritonite nettement caractérisée. « A Tautopsie, dit M. Schutzenberger, on trouve tous les signes d'une péritonite intense, flocons flbrineux, adhérences en voie de formation entre les anses intestinales ; un seul jour on note une température de 38®. Les jours suivants la température de 37^,3, descend à 36**,6, 36® pour remonter à 37»,»
Cette anomalie dans la marche de la température (la péritonite donnant généralement des élévations de température considérables 39®, 39®,5, 40®) pouvaient faire croire à l'existence d'un étranglement. Ce diagnostic fut en effet posé au début de l'aflection et une ouverture de la cavité abdominale ne donna aucun résultat.
Les températures basses observées indiquaient une atteinte profonde de l'organisme consécutive à une lésion intestinale très grave ; elles faisaient prévoir une issue funeste.
Au point de vue du diagnostic, la connaissance des anomalies de la marche de la température, dans les cas de maladies algides avec foyers inflammatoires, peut être d'une grande