INTOXICATIONS
Un grand nombre de substances putrides animales ou végétales injectées dans le sang donnent lieu, on le sait, à une élévation de température ; une théorie de la fièvre traumatique, défendue par Billroth*, a même pour base une partie de ces faits.
Ce chirurgien admet en effet que les liquides putrides qui se trouvent à la surface des plaies atteignant les veines et les lympathiques et se mêlant au sang, produisent le mouvement fébrile.
A côté de ces substances pyrogënes, il en estd*autres qui produisent des abaissements de température.
O.WeberSBillroth, Hufschmidt*, Coze et Feltz*, injectant des substances animales putréfiées, du pus liquide, ont souvent observé des abaissements de température très notables.
Sapalski' a* trouvé des températures de 34"^, 32<'8, à la suite d'injection du pus chez les lapins. Naunyn etDubcanski* obtinrent des résultats analogues.
1. BiLLROTH. LangenbecK'Sf Arch. fur klin. Chirurgie. Baod ?I, p. 129, 1864-1867, 1872 et Centralblaii, ^ . 361, 1872 ei Archives de médecine. Trad, Culmann. 6« série, t. VI, p. 547 et 641, 1865, t. VU, p. 55. 1866.
2. 0. Weber. Sur la fièm*e en général et la fièvre iraumatique en particulier. Mcdizinische Ja/ir6. Ban d XIV, juin 1867 ; ei Action pyrètogtne du pus. — Deutsche, Kliniky p. 495, 1864 et Allg. und specielL Chirurgie. Band I, p. 599, 1865.
3. HuFscHMiDT. léangenbecKSy Arch. fur klin. Chirurgie. Band VI, p. 332, 186i.