CHLOROFORME
Période cbirarglcale • . i 96^
Hémorrhagie , . 36<«
En résumé, abaissement insignifiant de la température.
Ablation fune tumeur cancéreuse du sêin (Femme de 42 ans).
Avant l'anesthésie 36«8
Au moment du collapsus 36*^
Réveil 36«7
Abaissement de 6 dixièmes.
Anesthésie chez un jeune enfant en vue de la recherche
d'un calcul vésicaL
Avant 36*5
Période d'excitation 37«2
Période chirurgicale 37«<
Cathétérisme 37*
Réveil 3608
Kn résumé, ilivation de température de 7/10 pendant la période d^excitation. Au réveil la température s'est accrue de 310 sur le début.
Amputaiion de jambe , motivée par une carie (Simonin). Anesthésie par le chloroforme. — Légère hémorrhagie, — Abaissement de la température.
Avant Tanesthésie 37«2
Période chirurgicale
L'amputation estcommencée. Perte
de sang très abondante 36*4
15'RéveiI 36^
En résumé^ abaissement de la température de 8/10 de degrés pendant la période chirurgicale. Hémorrha^arie. Au réveil, abaissement de 4/10 sur le point de départ.
Ablation du sein droit (Simonin).
AMUlhésie par le chloroforme. — Hémorrhagie assez sérieuse, -^
Abaissement notable de la température.
Avant l'anesthôsie 37°5
2' Période d'excitation 37*7
8' Période chirurgicale 37®4
Opération 37°2
22' L'opération est terminée 36^
33' Réveil 36«6
En résumé, dans cette observation, ou note un abaissement de température de près de 1°.
Nous avons, de notre côté, fréquemment constaté des abaissements de température à la suite d'anesthôsie pour des opérations légères. Ces abaissements de température, qui étaient indépendants du traumatisme opératoire, pouvaient être de 4 à 5 dixièmes, de 1 degré dans quelques cas.
Nous avons suffisamment insisté, plus haut, sur Taction funeste, d'après nous, exercé par le chloroforme et dans les cas de choc traumatique. Uanesthésie par le chloroforme augmente les abaissements de température observés à la suite des traumatismes et assombrissent par conséquent le pronostic. Nous avons publié des observations qt:i nous paraissent démontrer nettement cette proposition.
ChloraL — Un grand nombre de recherches viennent d*ètre faites sur le chloral, elles ont toutes démontré l'action puissante de cet agent sur la température.
Nous citerons les travaux de Erhle*,da Costa*, Hamma^sten^ Labbé^, et ceux si complets de Demarquay ^ sur ce point.
Hammarsten a vu chez un animal un abaissement de température de 6°.
« C'est, dit M. le professeur Vulpian •, la dilatation des
i. Erhle. V/uriemberg. Con\ Blatt. Band XXXIX, 1869.
2. Da Costa. De l'abaissement de la température dans le sommeil par le chloral. American Journal of med. Sciences, avril 1870.
3. Hammarsten, Action du chloral sur le pouls^ la respiration et la température^ etc. Upsal, 1870 et Schmidt's Jahrbilcher, 1871.
4. Léon Labbé. Température après injection de chloral d(m$ /> veines datis un cas de tétanos. {Bulletin de la Société de chirunjù' . 1" avril 1874).
H. Demarqcay. Action du chloral sur la température, Utnon médicalt\ 6. Vulpian. Leçons sur Vappareil vaso-moteur, t. H, p. 720.
CHLORAL-ALCOOI. 253
vaisseaux cutanés qui explique en paHie le refroidissement si rapide que Ton observe chez les animaux chloralisés. On ^it que cet abaissement peut aller jusqu'à J2 degrés centigrades, et même être plus considérable encore. J'ai vu un chien, chez lequel, en 3 ou 4 heures, la température rectale s'est abaissée de 39**5 à 27*». Ce chien a survécu. I/amoindris- '«ment des mouvements d'inspiration contribue aussi, et pour une grande part, à rabaissement de la température chez les animaux chloralisés. Il faut tenir compte encore de l'ongourdissoraent des centres nerveux, qui exerce une certaine influence sur les actes physico-chimiques de la nutrition intime. »
Chez l'homme, on a noté, à la suite dUnjection de chloral, des abaissements de température assez notables.
Dans un cas d'empoisonnement, chez un homme qui avait absorbé 25 grammes d'hydrate de chloral, Lewinstein * a noté une température de 32^6. Cet homme guérit (faradisation du phrénique et injections hypodermiques de strychnine).
Impstein a noté dans un autre cas d'empoisonnement une température de 35**.
Nous devons enfin signaler les intéressantes expériences ïl»* Richardson et Bruntou ^ , qui confirment le fait énoncé par Brown-Séquard, que les animaux empoisonnés et qui se refroidissent, peuvent être rappelés à la vie grâce à l'emploi de la chaleur.
Brunton donna la même dose de chloral à trois cochons d*Inde; le premier de ces animaux fut abandonné à luimême et mourut au bout de 4 heures ; le second, enveloppé de ouate, survécut, mais resta endormi pendant 22 heures ; le troisième» plongé dans un bain d'air chaud, se réveilla complètement après 7 heures de sommeil ^
Alcool, — L'alcool exerce une action très manifeste sur la