‹ Traité de thermométrie médicale, comprenant les abaissements de température, algidité centrale et la thermométrie localeChapitre 146 sur 337 · Slareck. Arch, f. Anat, u. Phys · texte numérisé non relu

Slareck. Arch, f. Anat, u. Phys

3. LoLUOT. Action physiologique de f arsenic. Thèse de Paris, 18^.

ARSENICAUX. lODOFORME 273

plas qud les doses étaient plus fortes, elles furent souvent, dans ce cas, considérables. Cependant on observa parfois une légère élévation de la température après de fortes doses ; il s'agissait alors de phénomène de réaction succédant sans doQte à des lésions produites par le poison.

Dans les empoisonnements par Tarsenic on retrouve cette réfrigération, notée dans les recherches expérimentales.

Dans les fièvres intermittentes, l'arsenic qui se montre dans quelques cas égal au sulfate de quinine, doit agir en pcriie par ses propriétés thermo-dépressives.

lodoforme. — LUodoforme pris à l'intérieur ou appliqué à rextérieur, sur des plaies, abaisse la température. L'hypothermie ne se montre que lorsque le médicament est absorbé à dose toxique.

Les chirurgiens qui, dans ces derniers temps, ont préconisé ce mode de pansement, ont signalé l'accélération du pouls, en désaccord avec le peu d'élévation de la température (Konig •).

Nous citerons deux observations empruntées à Konig, dans lesquelles on note un abaissement de température :

Observation CXXVI. — Jeune fille de quinze ans. Résection de la

anche. Abcès de la partie interne de la cuisse pansé à l'iodor poie .30 grammes environ). Au deuxième jour, vomissements, "•ntracturc dos extrémités supérieures. Perte do connaissance, toupilles contractées. Pouls 120 à 150. Température 36»; contracturo et convulsion des bras. Remplacement de l'iodoforme par 1 acide phénique. Cependant, après trois jours, élévation de la température. Enfin mort deux mois après Topération. A Tautopsie, anémie cérébrale; foie gras, reins gras, rate ferme.

Observation CXXVIl. — Jeune homme de quatorze ans. Résection de la hanche pour une coxalgie. Une cuillerée à café d'iodoforme. Le jour suivant, frissons, abaissement de température, n)U:^ements, agitation dispnée, mort . A Tautopsie, reins amyloîdes :

La mort nous parait due dans ce cas à Turémie et non de l'empoisonnement par riodoforme.

11 ressort de cette étude qu'un certain nombre de subs-

1. Kôxio. Centralblatt fur Chirurgie, 18 et 25 février, 1882, n^ 7 el8. Voyez aussi : Rohmbr. Dii pansement à Viodoforme. Revue générale Mue de Chirurgie f n« aoftl-seplembre, 1882).

RiDAU) 18

274 ABAISSEMENTS DB TBMP. DiNB LBS INTOXICATIONS

tances, dites antifébriles, agissent, en clinique, en abaissa nt la température, il est à remarquer que, dans presque toutes les intoxications chroniques, on observe des abaissements de température.

Les abaissements de température signalés dans les intoxieations sont utiles à connaître dans Tétude clinique des empoisonnements.

La courbe thermométrique varie en effet à différentes périodes de l'empoisonnement, la température élevée à certains moments s*abaisse ensuite, suivant le degré et la gravité de rintoxlcation .

Des courbes différentes sont obtenues, suivant la nature des poisons employés, certains poisons donnent des courbes ascendantes, d^autres des courbes descendantes avec des abaissements de température plus ou moins considérables.

La constatation de la température dans certains cas de médecine légale, peut donc rendre de grands services.

Les courbes thermométriques obtenues jusqu'à ce jour ne sont pas assez nombreuses pour nous permettre une précision très grande. G*est pourquoi cette étude doit être poursuivie, elle nous paraît d'autant plus importante que la mort, dans la plupart des cas d'empoisonnements, étant d*après nous, une mort par le froid, il est très important de mesurer le degré d'intensité du refroidissement, afin de connaître la gravité de rempoisonnameut, et son pronostic.

Page 1