‹ Traité de thermométrie médicale, comprenant les abaissements de température, algidité centrale et la thermométrie localeChapitre 158 sur 337 · Cl. Bernard. Physiologie opératoire, 1879, p · texte numérisé non relu

Cl. Bernard. Physiologie opératoire, 1879, p

APPABBILS THIRMO-àLHOnUQUBS

fig- 47. — Apptrtil tb« rmo- il ac trique d» GUlldc Dtruard,

Lecture, — Les lectures se font à distance par la méthode dite de Poggendorf* .

En face du miroir à la même hauteur que lui et a une distance que Ton peut faire varier se trouve une lunette (11, flg. 47) placée sur un pied bien stable dit d'atelier^ dont on peut faire varier la hauteur.

La lunette porte en dessous une règle divisée dont les deux moitiés sont de couleurs différentes. Les divisions de cette règle, réfléchies par le miroir du galvanomètre, reviennent à la lunette où un fil vertical (réticule) permet le pointage d*une division.

Comme la vitesse angulaire de Timage est double de celle du miroir, on peut considérer le rayon lumineux renvoyé par celui-ci comme représentant une aiguille sans poids dont le rayon serait le double de la distance qui sépare le miroir de la règle.

On peut ainsi augmenter presque indéfiniment la sensibilité de Pappareil.

Barreau directeur. — Un barreau mobile autour d'un axe vertical que l'on peut éloigner ou rapprocher permet de diriger le miroir pour prendre un zéro relatif et de faire varier Tinâuence directrice et par suite la sensibilité de Tappareil.

Connexions du galvanomèire avec les soudures ihemio-élec' triques. — Deux gros fils de cuivre recouverts de guttapercha partent des bornes du galvanomètre ; Tun va s'attacher directement à une des bornes qui portent les soudures. Le second fil passe par une manette à un seul contact (4) qui se trouve à la portée de la main de Tobservateur sous la lunette.

Cl. Bernard a renoncé au commutateur qui expose à des erreurs par inattention de l'observateur qui donne par la multiplicité des contacts des courants nuisibles à la pression.

C'est aux deux bornes (1 bis et 2 bis) protégées par un écrou contre tout rayonnement extérieur qu'arrivent les conduc-

i. PoGOÈNDORFF. Annakn, Bd. VH, 4826. Ce procédé a été recooitnandé pour la première fois par l'illustre mathématicien Gauss.

tenrs, et aprës lesquelles on attache également les fils portant les soudures tidermo-électriques.

Sondes thermo-ileclriques, — Lss sondes thermo-électriques dont se servait Cl. Bernard sont celles de M. d*Arsonyal.

Ces sondes sont les unes nues, les autres engainées(flg.48).

Kg. 48. — Sondes thermo électriques de d'Arsonval. S, Sondare thenno-électriqae.— C, Tabt métalriqae.— D, Enveloppe de gomme.

TECHNIQUE DE LA THERMOMETRIB LOCALB

Sondes engainées. — Elles sont composées de deux fils métalliques (maiilechort-fer) recouverts de soie et soudées par leur extrémité qui est seule à nu. Ces deux fils sont introduits dans une sonde en gomme fermée au bout (sonde pour cathétérisme des voies urinaires, de 60 centimètres de longueur sur un diamètre de 3 millimètres, graduée extérieuremeut en centimètres, afln de déterminer la profondeur à laquelle on a pénétré dans les vaisseaux.

Les deux fils maillechort-fer sont accouplés à un système tout semblable, dont Tensemble constitue un thermomètre différentiel. Comme perfectionnement très important, Cl. Bernard au lieu de se servir de bornes pour opérer cette jonction, supprime tout intermédiaire. Le fil do fer o.st unique et passe sans discontinuité d'une soudure à Tautre ; les fils de maillechort sont assez longs pour aller s'attacher directement aux bornes. Par cet artifice tout est homogène dans le système que l'opérateur a entre les mains, excepté les soudures. On est donc bien sûr, que les oscillations du galvanomètre sont dues exclusivement aux influences qui s'exercent sur les soudures thermo-électriques, les seules que Ton veuille étudier.

Les sondes en gomme conduisent très bien la chaleur et se mettent en équilibre de température avec les milieux explorés au bout de quatre, cinq secondes.

bû

So7ides nues. — Afln d'éviter les courants hydro-électriques, qui se produisent dans les sondes nues à soudure cylindrique, le vernis s'écaillant souvent,- M. d'Arsonval a employé lessoudures concentriques. (Nous avons adopté cette méthode pour notre appareil (voir p. 356).

L'un des flls est remplacé par un tube métallique très fln généralement de fer ou de platine dans l'axe duquel s'engage le second fll qui vient se souder à l'extrémité fermée du tube.

On peut construire ainsi des aiguilles piquantes (flg. 49).

APPAKEILS THERBiO-BLECTRIQUES 340

Graduation des sondes et des aiguilles. — Cl. Bernard fait remarquer que la sensibilité de l'appareil dépend :

^ De la sensibilité des soudures;

2* De réloignement plus ou moins grand de l'aimant directeur ;

3* De la distance de la règle divisée au miroir;

4*" De la torsion du fil qui supporte le système asiatique. Cette condition intervient lorsqu'on prend un zéro relatif, les deai soudures étant à des températures diflërentes.

Détermination du zéro. — Après avoir plongé les deux soudures dans un vase plein d'eau ou de mercure, on ferme le circuit et on fait coïncider le réticule de la lunette (en le déplaçant), avec le zéro de la règle divisée vu par réflexion dans le miroir. Cette précaution est essentielle, les deux sijudures n'étant presque jamais de même force et donnant toujours une déviation, même lorsqu'elles sont à la même température. On annule cette cause d'erreur en prenant le 2tTo, le circuit étant fermé. "

Evaluation du rapport de la déviation galvanométriqiie avec la température. — Le zéro une fois déterminé, on prend la température du milieu où sont plongées les aiguilles avec un thermomètre donnant le vingtième de degré. Puis on échauffe avec la main une autre éprouvette pleine de liquide, jusqu*à ce que le même thermomètre marque 3 ou 4 dixièmes de degré en plus. On plonge alors une des aiguilles dans ce milieu, lautre restant dans la première éprouvette, c'est-à-dire à 3 '>u 4 dixièmes de degré au dessous. Alors une forte déviation se produit, et il suffit de diviser la différence réelle de température au thermomètre par le nombre de divisions de la

règle pour avoir le rapport cherché R = ^, T étant la température différentielle des deux soudures, et D"" le nombre des divisions de l'échelle. Soit la différence entre les deux soudures égale à Q^,h, et la déviation correspondante à 200 divisions de la règle. Le rapport cherché sera œ,5 : 200 = 1/400*^; chaque division de la règle vaut donc un quatre centième de degré centigrade. On peut aller au-delà et jusqu'à 1 millième de degré, en ayant toujours une égale coiitiauce dans les résultats obtenus.

350 TECHNIQUE DB LA THBRMOMÉTRIE LOCALB

Les observations, dit Claude Bernard, doivent se faire rapidement afin de les dégager des osciiiations incessantes que présentent les phénomènes calorifiques sous des influences diverses. Les oscillations des aiguilles ne doivent pas être de longue durée, ce que l'on obtient en rapprochant Taiguille très près du plateau de cuivre rouge, au-dessus duquel elle oscille, ou bien en se bornant à prendre seulement Tare d'impulsion de Taiguilie. Cette lenteur dans le retour au repos de Taiguille du galvanomètre n*a pas d'ailleurs de grands inconvénients quand, ce qui est le cas le plus général, on fait des observations comparatives et simultanées pour avoir seulement les différences de température des vaisseaux ou des organes.

Pour obtenir la température absolue d'une partie du corps, en prenant un point fixe au dehors, Cl. Bernard recommande l'appareil de température constante de M. d'Arsonval que nous avons décrit plus haut. (Voir p. 335 et 336).

« Le fonctionnement de mes appareils thermo-électriques, dit Cl. Bernard, a paru irréprochable aux physiciens éminents, mes confrères de l'Académie, qui ont bien voulu assister à nos expériences. »

Appareil thermo- électrique de Lombard. — En 1868, M. J. S. Lombard ^ a publié la description d'un appareil thermo-électrique qu'il a modifié dans la suite.

La disposition nouvelle est destinée à éviter les causes d'erreurs qui peuvent se montrer par suite de réchauffement ou du refroidissement des soudures voisines de celles appliquées sur la peau {éléments secondaires^.

Lombard se sert des piles thermo-électriques analogues à celles de Melloni, composées de bismuth et d'un alliage d'antimoine et de zinc ou de cadmium ^. Il emploie aussi des thermo-piles de fer et de maillechort. Les alliages d'antimoine avec le bismuth sont fondus en barreaux de 19 millimètres

1. J. S. Lombard. Description d'un nouvel appareil thermo-électrique pourVétude de la chaleur animai. Archives de Physiologie. Juillet et août 18(58, p. 498.

i. S. Lombard. The Régional Température of the Uea± Londoo,

2. M. Lombard doit la composition de ces alliages à M. tfoses G. Farmer de Boston.

APPAREILS THERMO -ELECTRIQUES 351

de long, caïaqne soudure présente une surface de 2 millimètres.

Les piles comprennent de un à huit couples. Chaque couple est entouré dans toute sa longueur d'un revêtement de paraflnede 2 millimètres et les extrémités des barreaux reliés aux fils conducteurs sont recouverts d'une couche de la même substance de 4 millimètres. Le couple ainsi protégé est enfermé dans un cylindre d'ébonite dont les côtés ont 1 millimètre d'épaisseur. Ce cylindre est fermé à un bout et percé de deux trous pour le passage de deux flls de cuivre droits de 40 millimètres de long et d'un diamètre de 76 cent, de millimètre qui forment le commencement des flls conducteurs, ^extrémité ouverte du cylindre laisse à nu la soudure et toute lasurface de cette extrémité (paroi du cylindre, paraflne, bout des barreaux) est mise au même niveau de façon que la pile presse en tous ces points sur les parties dont on veut rechercher la température. La soudure est ensuite vernie. Les deux flls de cuivre sont joints aux conducteurs qui consistent en rabans de cuivre couverts de soie. Chaque conducteur a 1 mètre de long et l'extrémité libre est attaché à un fll de cuivre semblable à celui qui termine la pile.

Les tiges de cuivre qui terminent la thermo-pile sont entourées de coton» imbibées de paraflne, non seulement au niveau du cylindre d*ébonite, mais jusqu'à 3 centimètres au delà des points d'attache.

Les deux flls ainsi protégés sont ensuite recouverts de flanelle qui s'avance de deux millimètres sur ce cylindre d'ébonite, enfin, les flls conducteurs sont enroulés en nœuds autour du revêtement de flanelle, de manière à éviter les vibrations qui pourraient produire des courants thermo-électriques.

Les éléments de fer, maillechort ont été employés, lorsqu'il flUlait des barreaux de très petite section. Dans oe cas, le couple dépasse le cylindre d'ébonlte de cinq

millimètres. Cette portion est recouverte de cire à cacheter de façon à lui donner la forme d'un crayon. Les piles sont tenues dans des pinces de laiton flxées à

Vextrémité de tiges de même métal qui sont contenues dans

des manches en bois.

Avec ces pUes on peut comprimer les vaisseaux superflu

352 TECHNIQUE DE LA. THBRIfOMETRIE LOCALE

ciels et obtenir la température des parties profondes situées au-dessous (région de Tartère temporale).

Les fils de la pile sont reliés à un appareil qui comporte Jescommunications pour quatre courants, un rhéostat et un commutateur, le tout fonctionnant à l'aide de godets do mercure. En voici la description :

Fig, 50i —Appareil thermo-électrique de Lombard.

Une plaque d'ébonite de 200 »/« de long, de 167 »■ de large et de 11 "/" d'épaisseur forme le dessus d'une boîte de 40 »/» de profondeur. B*, B^, B^, B^ sont quatre paires de bornes dont toutes les gauches/* l^ l^ l* son reliées ensemble et avec le godet de mercure m *• par les lames de cuivre t(;, w, ... Les bornes de droite r^ r- r^r^ sont reliées isolément par les lames x aux godets a* a^ a^a\ Devant chacun de ces derniers sont doux autres godets, c* ù\ c^ ô'^^ c*6^, c*b\ Les godets t* 6^ 6* 6* sont reliés en-

APPAREILS THERMO-ELECTRIQUES 353

semble et aux godets m * et m ** par les lames y y... Les godets c * c ^ c * (T * sont reliés ensemble et au godet m *<> par les lames ZZ... Les communications z z passent sous les lames ]/y... sans les toucher et il en est de même de w, w... relativement kx XX.

Les godets de m *à m *^ inclusivement forment les contacts d'un rhéostat ou boîte de résistance. Entre chacun d'eux et son voisin est dans la boîte une bobine de fil présentant une certaine résistance et les différentes bobines ont différentes valeurs. Un couvercle d'ébonite forme arche au -dessus de ces godets et neuf fourches de métal, dont les dents peuvent réunir ensemble deux godets, sont munis de manches glissant à frottement dans ce couvercle. Si toutes les fourches sont baissées tous les godets communiquent ensemble et un courant électrique amené de m * à m *® passera seulement par ks godets et les fourches. Si une d'elles, entre m ' et m *, par exemple, est relevée, les godets m * et m ^ ne communiqueront plus entre eux que par le fil de résistance qui les réunit ^n dessous et le courant traversera cette résistance qui se trouvera ainsi intercalée dans le circuit; en somme, il y aura autant de bobines de résistance intercalées qu'il y aura de lourches relevées.

Les godets m *® et m ** sont aussi réunis par une fourche ainsi que m*^ et m *^.

Les quatre jeux de godets a* è^c*, a^ 6^ c^, a^h^c^.a^b^ c^^ smt aussi couverts d'un couvercle et à chaque jeu correspond une fourche tournante qui peut relier a soit à h soit à c suivant la façon dont on la tourne. Une de ses branches communique toujours avec a.

Les godets k^ k^,.. reliés en croix par les pièces p et n •lui ne se touchent pas au point de croisement) forment la base d*un commutateur de Pohl i les bornes G* G^etG^G^de ce commutateur peuvent être reliées chacune à un appareil quelconque, ordinairement un galvanomètre. Il faut remarquer que le k * communique par la bande de cuivre s avec •« godet m ^^ qui, lorsqu'il est relié k m *^ par leur îburchette commune, communique à son tour avec toutes les bornes gauches des séries B * B^... fc* est donc le point terminal de tous les courants partant des bornes gauches et la

RBD4ED. 23

284 THBRUOMETRIE LOCALE

Vers la fin du xvii* siècle, Borelli, Martine se servirent les premiers du thermomëtre pour rechercher la température locale de quelques organes.

Martine (1755) compare la température de la peau à celle des viscères et du sang.

De Haen (1758), considéré à juste titre comme Tinventeur de la thermométrie médicale, signale dans plusieurs des observations la température locale d*organes malades.

Il étudie les modifications de la température locale des membres à la suite de lésions nerveuses et dans rhémiplégie. Il note Télévation de la température locale dans un cas de cancer de la mamelle.

J. Hunter (1766) observe le premier l'augmentation de la température dans les organes enflammés. « Une inflammation locale, dit ce célèbre chirurgien, ne peut élever la chaleur de U partie au-dessus de la température de ranimai, et lorsqu'elle a un siège dans des parties dont la température naturelle est inférieure à celle qui existe à la source de la circulation, elle ne s'élève même pas jusqu'à cette dernière. »

Il fait un très grand nombre d'expériences sur la chaleur aux différents points du corps chez l'homme et les animaux.

J. Davy établit en 1814 la topographie de la chaleur animale et donne le résultat de ses recherches sur la température de la peau en diverses régions, du sang et des principaux viscères. Il se sert dans ses expériences d'une méthode d'exploration rigoureuse.

Quelques années plus tard (1815) Forster et Hodgson signalent les modiflcations de température des membres inférieurs après la ligature de l'artère fémorale.

Everard Home et Scarpa (1815) virent, qu'après la ligaturî de l'artère principale d'un membre, la température locale loin de s'abaisser s'élève au contraire dans les heures qui suivent l'opération.

Becquerel et Breschet (1835) étudient la température locale au moyen d'appareils thermo-électriques extrêmement ingénieux, ils examinent la température dans les différentes parties du corps et au niveau d'organes enflammés .

Bouillaud indique en 1847 la nécessité de rechercher les températures de surface, l'utilité d'un thermomètre qui per-

mettrait de prendre les températures des cavités et qui pourrait servir eu outre à obtenir les températures pôriphériqaes.

Piorrj ( 1840) reconnaît l'utilité de la mensuration de la température cutanée dans les maladies.

< 11 faudra, disait cet auteur, comparer la température des ré^riODS voisines des centres circulatoires à celle des extrémités, les degrés de chaleur du thorax avec ceux de Tabdomen ; rélévation du thermomètre dans la bouche ou d'autres cavités accessibles aux instruments avec celle qui a lieu sur Us téguments. S'il s'agit de maladies qui sont bornées, circonscrites, telles que les dermopathies, il faudra comparer la chaleur qu'elles donnent avec celle des autres régions du corps. »

Gavarret (1855), résume dans son ouvrage les travaux de ses prédécesseurs sur la question.

Demarquay étudie en 1847 les modifications de la température au niveau des foyers inflammatoires.

En 1856 et les années suivantes, il signale l'élévation de la température locale dans Térysipële, le phlegmon diabétique, les malformations des membres, etc., il note les modifications thermiques dans les anérysmes, dans les oblitérations vasculaires et dans l'embolie.

Broca indique les services précieux que prend la thermométrie locale en chirurgie et particulièrement dans les affections du système vasculaire, dans les anévrysmes^ dans l'embolie. Ces premières recherches conduisirent Broca à rétude des températures cérébrales.

Dès 1864, M. Peter, commençait ses études sur les tem-* pératures morbides locales et publiait ses premières observations de thermomôirie périphérique dans les maladies pulmonaires.

Cest à partir de 1865, et après les travaux de Demarquay, Broca, Peter, que Tétude de la thermométrie locale prend un grand développement.

En 1867, E. Seguin propose un thermomètre construit spécialement pour la recherche des températures locales. Il publie ses résultats dans un important traité paru à New- York en 1876.

S8d THERMOMBTHIB LOCALE

Det thermomètres spéciaux et des instruments tbermoélectriques soBt proposés par Hankel (1868 et 1873), Jobn Simon et E. Montgomery (1869), Lombard (1868), Euchen^' meister (1870), Dupré (187S), Mortuner-Oranville, Lépine, Peter, Burq, Mills, Leffman, Mattson» A. Voisin*

Les travaux d'Àlbers (1861), de Broea, sur la thennométrie périphérique cérébrale sont continués par Qray (1870), Voisin (1878), E. et D. Maragliano (1870-1880), Amidon (de New York), Lombard (1880). H. Biaise (de Montpellier)» publie en 1880 un très important travail sur ce sujet et joint à ses propres observations un exposé complet des recherches de ses prédécesseurs sur ce sujet.

Los modifications de la température des membres à la suite des affections cérébrales et médullaires sont observées par Charcot, Folet, Fischer, Henrot, Biaise, etc.

Weir Mitchell, Waller, C. Bernard, Brown-Séquard, Schiff, Nicati, Seeligmuller, Hayem, Lépine, Hammond, Lannelongue, Terrillon, Straus, Lannois, recherchent Tétat de latem* pérature locale à la suite des lésions du système nerveux périphérique.

De 1876 à 1882, de nombreux travaux paraissent sur la thermométrie locale dans les affections thoraciques.

11 faut citer particulièrement eaux de Peter commencés en 1864, et de ses élèves, Landrieux, Bagnéris (1879), Forest (1880), ceux de Torio (1876), Jobbé Duval (1875), Charteris (1876), Vegscheider (1877), L. Concato (1877), Piori et Qraziadei (1878), M. Aldowie (1878), LerebouUet, Lépine, F. Melcop (1880), Philipp, Brébion (1881), Von Anrop (1880), Oudin (1881), Moursou (188:i), Sarva (1888).

Peter (1880), Sabatier (1881) étudient la température locale dans les maladies de cœur.

Les études de Peter, Leven, Moursou, sur la thermométrie deFestomac et de Tabdomen, celles deHaerensprungtSchaffer, Schrœder, Gohnstein, Schlesinger, MartineaUi dam les maladies de l'utérus et de ses annexes, celles de Gradenigo (1870), Galezowski (1877), sur la thermométrie locale oculaire donnent d^lmportants résultats.

En 1878, Estlander et Vemeuil attirent TattantioB sur la thermométrie locale des tumeurs.

Billrotb, Weber, John Simon, Edmund Montgomery, JacobsoDy Laadien étudient la marche de la température dans les foyers inflammatoires et complètent les observations de J. Hanter, Oierse, Becquerel, Breschet, Demarquay sur ce sujet.

Les thèses inaugurales de Oassot (1873), élève du professeur Gubler, de Hunkiarbeyendan (1880), Parizot (1881), contiennent d'importants documents.

Les physiologistes ont étudié, de leur côté, depuis quelques années la température locale et ont contribué par leurs expériences à la connaissance de quelques faits intéressants. Ilnottsaufflradeciter les travaux de Cl. Bernard, Longet, firown-Séquard « Schiff , Heidenhain, Helmboltz, Béclard, Vttlpian, Rouget, P. Bert» d*Àrsonval, F. Franck, G, Colin.

Nous donnons aujourd'hui dans ce volume tous le résumé des travaux publiés sur la thermométrie locale, nous joignons i^ ces recherches nos propres observations et expériences commencées en 1879,

Nous avons plus spécialement étudié la thermométrie locale dans ses rapports avec la chirurgie.

Nous pensons que cette étude servira à établir la nécessité de perfectionner les procédés d'exploration pour la recherche deii températures locales, Tutilitô de multiplier les observations, sans se hâter de donner des conclusions prématurées. - Elle indiquera quelle est actuellement la valeur des mensurations tkarmométriques locales» dan« le diagnostic et le pronostic des maladies.

Page 1