‹ Traité de thermométrie médicale, comprenant les abaissements de température, algidité centrale et la thermométrie localeChapitre 164 sur 337 · BECQCEnEL. Traite de physique^ t. IV, p · texte numérisé non relu

BECQCEnEL. Traite de physique^ t. IV, p

3. Becquerel. Annales des sciences physiques et naturelles, t. IIÎ. ^835, p. 257 et t. IV, p. 243. — Annales de chimie et dephys., 2« série, t. LIX, p. 118 — Voyez aussi : Becquerel. — Traité expérimental de réleclricité et du magnétisme, t. IV, p. 9, 1836. — Emploi des instruments thermo-électriques, — Traité de physique dans ses rapports fli r*^ la chimie et les sciences naturelles, t. Il, p. 51 . — Aixhvves de médecine. 2« série, t VII, p. 566,1835. — Second Mémoire sur la chaleur animale. Lu à rÂcadémie des sciences, 10 août 1853. — Comptes rendus d^ VAcadémie des sciences, 1. 1, p. 28, id, ,i.ll, p. 771, t. IV, p. 429, t. VIII, p. 790. — Des forces physico-chimiques et de leur intervention doiu les phénomènes naturels. Paris, 1875.

APPAREILS THSRMO-ÉLBCTRIQUES 325

dejonction platine et cuivre ou acier et cuivre, selon que Ton opère avec I*aiguille platine et cuivre, ou acier et cuivre, sont placés dans de la glace fondante, pour que leur température reste constante; l'aiguille aimantée est déviée en raison de la différence de température qui existe entre celle de la partie explorée et zéro. Or, le courant agissant avec d'autant plus de force que Tangle d'écart est moins grand, et Texpérieoce ayant prouvé que c*est entre zéro et 25*" environ que l'on obtient le maximum d'effets, on tourne la boîte du multiplicateur jusqu'à ce que l'aiguille soit déviée de 20 à 25'' a?aût de commencer les expériences, et Ton dirige le courant de manière que l'aiguille rétrograde vers zéro et ne dépasse pas 25 à 30^ de l'autre côté ; dans le cas où elle dépasserait cette limite, on ferait passer le courant dans un fil métallique suffisamment long pour diminuer son intensité, de manière à obtenir une déviation qui ne dépassât pas la limite assignée : si l'on ne prenait pas .ces précautions, il serait impossible d'observer de faibles différences dans l'intensité du courant, attendu que plus la déviation est considérable plus le courant agit obliquement sur l'aiguille, et moins cette déviation augmente par l'effet du même accroissement de force ; aussitôt que l'aiguille aimantée est dans une position fixe d'équilibre, on retire la sonde de la partie explorée et Ton plonge la soudure dans un bain d^eau dont on élève la température jusqu'à ce qu'on ait une déviation plus grande de quelques degrés que celle qui avait été précédemment obtenue. On laisse refroidir l'eau lentement jusqu'à ce que l'on ait cette déviation, et on détermine avec un excellent thermomètre la température exacte correspondante à cette déviation, laquelle est précisément celle du milieu où se trouvait primitivement la soudure, puisqu'elle produit le même effet thermo-électrique.

M. Becquerel préfère déterminer la température par abaissement plutôt que par élévation, attendu que lorsque le refroidissement est lent, on est plus certain que la soudure et le thermomètre ont sensiblement la même température à l'instant ou l'on observe.

Pour éviter que le refroidissement dans l'air des parties non immergées de l'aiguille ne donne des résultats au-dessous de

ceux que ron doit obtenir, on passe chaque bout libre dans des enveloppes de laine, ayant la forme de gaine.

L'aiguille devant être détachée souvent du fll du multiplicateur on doit adopter un mode de jonction qui permette d*effectuer facilement leur réunion et leur séparation ; Texpédient suivant est celui qui a paru le plus simple : on contourne chaque bout de fll du multiplicateur en spirale; Touverture de chaque spirale est assez petite ponr que Textrémité de l'aiguille puisse y être retenue avec force aprës rinsertîon ; on en nettoie l'intérieur^ en y passant un petit morceau de bois effilé, et Ton frotte, de temps à autre, les deux bouts de l'aiguille avec du papier préparé à rémeri, pour enlever les corps étrangers qui pourraient adhérer à leur surface.

Cette méthode, simple à la vérité, présente rinconvéniem d'exiger l'emploi de la glace et de. donner des résultats à nn demi-degré près ; ce défaut de sensibilité tient à la trop grande différence entre les soudures.

Dans certains cas, M. Becquerel maintient l'une des soudures dans la bouche d'une personne, tandis que Tautre est portée successivement dans les milieux que l'on veut explorer (flg. 39).

Fig. 39. — Appareil thermo-éleotrique de fieoqaerel.

La personne qui se prête à cette manœuvre doit s'habituer à respirer par le nez pour ne pas introduire de l'air froid dans la bouche et s'attachera ne pas changer déplace la soudure.

APPAREILS THfiRMO-iLBCTRIQUES 327

Ces deux précautions sont indispensables si Ton veut avoir une température sensiblement constante. La température de la bouche éprouvant des changements dans Tespace de quelques heures, il est indispensable de la déterminer de temps k autre avec un excellent thermomètre, indiquant des cinquièmes de degré.

La températiire de la bouche, dit Becquerel, faute de mieux, peut servir de Terme de comparaison, mais Ton a toujours à craindre des variations assez fréquentes qui dépendent de la manière dont la soudure est placée; aussi doit-on rejeter ce moyen toutes les fois que Ton se livre à des recherches délicates : cependant il y a un moyen de vérification que nous ne devons pas omettre de signaler.

On doit opérer d'une manière inverse, c^est-à-dire que Ton place la soudure de la seconde aiguille, celle qui se trouve être en contact avec la bouche dans la partie dont on cherche la température ; si les résultats sont les mêmes, on est alors certain de leur exactitude. Dans le cas contraire, on cherche d'où peut provenir la difiérence et Ton continue à expérimenter jusqu'à ce que Ton soit parvenu à Tôgalité absolue.

Pour graduer les aiguilles thermo-électriques, c'est-à-dire mesurer la déviation de Taiguille du galvanomètre qui correspond à des dijQTérences déterminées de températures entre les soudures, Becquerel, se servait du procédé généralement encore employé aujourd'hui.

Uane des soudures du circuit thermo-électrique est plongé dans un vase contenant de Teau, et dont la température varie I^u, Tautre placée dans un autre vase dont on peut élever la température en ajoutant de Teau chaude. Un thermomètre d'msé en dixièmes de degré placé de temps en temps dans le premier bain fera connaître sa température peu variable et qui sera notée; le même thermomètre placé à demeure dans le second bain indiquera la température de Teau qu'il faut agiter souyent.

Le circuit étant interrompu, on voit à quel degré s'arrête raiguille du galvanomètre; puis on ferme le circuit, si Teau est à la même température dans les deux bains, Taiguille reste immobile. On ajoute de Teau ohaude dans le second vase et après l'avoir agité on note le degré du thermomètre et

323 TECHNIQUE DE LA THBRMOMETRIE LOCALB

la déviation de Taiguille du galvanoniëtre. On dresse ainsi une table de graduation qui indique les déviations et les différences de température correspondantes; l'expérience montre que l'angle de déviation est proportionnel à la différence de température des soudures, toutes les fois que cet angle ne dépasse pas 25°.

Le sens de la déviation indique quelle est la soudure la plus chaude.

Les aiguilles étant graduées, on peut alors apprécier avec une très grande rapidité la différence de température de deux régions.

Dutrochet ' s'est servi dans ses recherches de températures chez les animaux d'une méthode à peu près analogue. Au lieu de soudures mé^ian^5, cet auteur emploie des sotidures angub' terminales, ou termino-lalérales qui n^ont besoin que d'être légèrement enfoncées par leur pointe dans les parties vivantes et peuvent toujours être plongées à la même profondeur. Ces aiguilles se composent d'un fil de fer recourbé sur lui-même, soudé par chacune de ses extrémités et latéralement avecunfîl de cuivre de même diamètre. Lorsque la soudure est faite, on a soin de recouvrir les deux fils d'un vernis, tant pour les isoler l'un de l'autre que pour les mettre à l'abri de Taction des agents chimiques que peuvent contenir les corps dans lesquels ces aiguilles sont plongées.

Lorsqu'au lieu de mesurer des différences de température, on veut obtenir le degré de température d'un milieu, il faut maintenir l'une des soudures dans un bain dont la tempéraiun fixe est donnée par un thermomètre, et si l'autre soudure est placée dans un milieu plus chaud ou plus froid, le sens et la grandeur delà déviation indiquent ce qu'il faut ajouter ou retrancher à la température fixe du bain.

Appareils à température constante. — On s'est servi pour obtenir ce milieu à température constante de vases contenant de l'huile, du pétrole, de l'eau, et laissés pendant un certain temps dans une chambre à température peu variable.

Jacobson ^ se servait dans ses expériences comme source de

1. DurnocHET. Annales de chimie et de phys:, ?• sectioQ, t. XLVflï, p. 207. — Annales des sciences naturelles^ 2' série. Botanique, t. XUi

2.HGINDICH Jacobson. Ueber normale und pathologische Local température. Archiv fur pathologische Anatomie und physiologie, 1870.

APPÀRBILS THERMO-ÉLECTRIQUES 329

chaleur constante d*une petite boite contenant du pétrole renfermé dans un grand réservoir d'eau. On peut par ce procédé obtenir un milieu dont la température varie peu, en prenant soin d'échauffer l'eau très lentement à l'aide d'une faible flamme et en remuant constamment avec soin.

0. Weber dit que ce moyen ne permet pas d'obtenir une température assez constante, cet auteur n'a pas obtenu de boDs résultats en se servant de vases contenant de l'huile et enveloppés de ouate, la température du milieu variait trop notablement à de courts intervalles.

Dans plusieurs expériences que nous avons pratiquées, d'après les indications de ces auteurs, nous avons éprouvé une réelle difficulté à obtenir au moyen de l'huile ou de l'eau une température constante.

La température du liquide qui se met à la température de la chambre ou l'on opère est très éloignée de celle des milieux que Ton explore et les déviations de l'aiguille du galvanomètre sont considérables, de là des erreurs.

Cesméthodes ne sont donc pas rigoureuses et il est néces- ^ire de se servir d'appareils plus précis.

Parmi ces appareils, nous devons citer ceux de Becquerel, deSorel, deDujardin, ded'Arsonval *.

Appareils à température constante de Becquerel *. — Dans le but d'obtenir une température fixe, Becquerel imagina d'abord l'appareil suivant :

On prend un petit tonneau en bois revêtu entièrement d'une feuille de plomb, muni d'un couvercle mobile également en bois, percé au centre d'une ouvei*ture par laquelle on introduit un thermomètre, et d'une autre ouverture longitudinale destinée à passer l'aiguille dont la soudure doit être maintenue à une température fixe d'environ 36° quand il s'agit de mammifères. Ce même couvercle est percé encore de plusieurs autres ouvertures circulaires par le»-

1. Voyez aussi Tappareil de Friedel^ construit par M. Wissnegg, pour ^?ler la température d'un bain liquide dans Physique médicale^ de

^'féhanl, 1869, p. 138-439.

'^. BecoccREL. Annales de chimie et de physique. 2^ série, t . LIX,

P- H3, et Annales des sciences physiques et natureUes, t. lU, p. 257,

330 TECHNIQUE DS LA THERHOHETMB LOCAU

quels passent des tubes dont l'usage sera indiqué plus loin.

On commence par mettre de l'eau & 50° dans ce tonneau

qui en s'échauffant, fait descendre la température k peu près

Fig, 40. — Appareil Ihsrmo-élïctrique de B«c]ner«l(ilRH(itw(fecAtDiie«trf«pAy>ifi

au degré voulu ; on place ensuite ce tonneau dans un autre un peu plus haut, on y verse de l'eau à 40°.

Cette température a été trouvée suffisante pour que le thermomètre du tonneau inférieur ne baisse pas sensiblement quand elle descend d'un degré.

Cette enveloppe extérieure est destinée à empêcher la déperdition de la chaleur dans le tonneau Intérieur, il faut ensuite s'arranger pour que l'eau du tonneau intérieur conserre sensiblement la même tempôrature à un degré près; deui moyens peuvent êtie employés pour cela. Le premier est de réchauffer de temps k autre le bain extérieur en y versant da l'eau plus chaude à l'aide du tube. On enlève en même temps la même quantité d'eau que celle qui ya été introduite. Cetl? manœuvre qui est assez pénible peut être remplacée par l'emploi de l'appareil suivant qui permet de régulariser l'entrée de l'eau chaude et la sortie de l'eau dont la température * est plus basse de 1 à 2 degrés.

On place sur un trépied TT & peu de distance des deuxtoDneaux un troisième vase en fer-blanc ; de ce tuyau part dd

APPAEEILS THBRMO'ELECTRIQUES 331

tuyau u muni d*an robinet RR; ce tuyau descend jusqu^au fond du tonneau BB ; un autre robinet rr est adapté à la partie supérieure. Après avoir versé de Teau à 38" ou 40^ dans le tonneau CG, on ouvre le robinet HR pour porter de Teau chaude dans la partie inférieure de BB. Cette eau en montant daos la partie supérieure du bain le réchauffe dans toutes ses parties ; puis Ton ouvre le robinet RR, pour donner écoulement à une quantité d'eau égale à celle qui entre. Avec un peu d'habitude et en consultant souvent les thermomètres, on panient à obtenir la température constante dont on a besoin dans le tonneau AA. La soudure d'une des aiguilles a 6 c est placée dans ce tonneau, et la soudure de Tautre dans la partie explorée, puis les bouts a a sont mis en communication avec le multiplicateur ce. Il s'agit d*abord de construire la table des températures. Supposons que la température de Tune des soudures soit maintenue à SO"", on plonge Tautre soudure dans un vase d'eau dont on fait varier la température depuis 30% par exemple, jusqu'à 50 degrés. Si Ton veut expérimenter sur tous les animaux on note dans chaque cas la déviation correspondante ;* l'ensemble de ces observations suffit pour donner sur-le-champ la température correspondante à une déviation donné.

Pour obtenir une température constante, Becquerel s'est Mssi servi de l'appareil de M. Sorel, légèrement modifié.

Cet appareil repose sur la dilatation de l'air renfermé sous une cloche entièrement plongée dans un liquide dont on élève la température au degré fini qu'exige l'expérience. La cloche rummunique avec un registre qui agit, ati besoin, sur un courant d'air pour diminuer ou augmenfer la combustion né- Cf'fîsaire à l'entretien d'une lampe placée au-dessous de Tappareil qu^elIe échauffe, en même temps qu'il intercepte ou établit la communication du foyer avec l'espace qui doit être maintenu à une température constante. ^

Cet appareil une fois réglé ne varie plus, dé temps à autre, que d'un dixième de degré en plus ou en moins souvent même dans l'espace de plusieurs heures, il ne varie plus d'une quantité appréciable.

I. Bbcqce&el. Mémoire lu à V Académie des tctences, 10 août, 1835, p. 257, t. m.

Appareil à température constante du fl" Dujardin de Lillt. — Interrompre une colonne d'air chaud parles oscillations d'un diaphragme entraîné par une aiguille de galvanomètre lorsque la température atteint un degré donné, telle est l'idée de l'appareil représenté (flg. 41).

Fig. 41- — Tbermogrftplie d« Dujardtu.

Au-dessus de la flamme d'une veilleuse s'élève une cheminée coupée transversalement à la moitié de sa hauteur, de manière à laisser libre un intervalle d'un centimètre environ entre les deux portions de tuyau superposées et axées à une planche montante. Un diaphragme se meut dans cet intervalle et permet d'interrompre la communication entre le ba$ et le haut de la cheminée, voici comment. Dans l'épaisseur

APPAREILS THERMO-ÉLBCTRIQUBS 333

de la plauche est disposé un galvanomëtre vertical : le diaphragme faisant office de soupape est monté sur le même axe que Taiguille aimentée et par conséquent solidaire de tous ses mouvements. Au repos le diaphragme se trouve en dehors de Taxe de la cheminée, la voie est donc libre, mais on comprend qu*il suffira d'envoyer dans le galvanomètre un courant convenablement dirigé pour imprimer à Taiguille aimantée, et par suite à la soupape, une direction telle que la colonne d*air chaud sera immédiatement coupée. C'est ce qui arrive lorsque la température atteint le degré qu'on a choisi pour point fixe de comparaison, 39<* par exemple.

Dans la portion de cheminée située au-dessus de la soupape est suspendu un tube de verre fermé par un bout, dans lequel on a versé du mercure en quantité suffisante pour y plonger une des soudures thermo-électriques, ainsi que le réservoir d'un thermomètre d'une construction particulière. Son but est d*empêcher que la température du bain de mercure ne dépasse 39<*. A cet efiet, un fil de platine pénètre par le haut dans la chambre supérieure du thermomètre, s'engage dans le tube capillaire et se termine en pointe très fine en regard du ^ degré de la graduation ; par son autre extrémité, il aboutit à un des pôles d'une pile. Un second fil de platine sort par le réîâerYoir du thermomètre et fait communiquer la colonne mercurielle avec l'autre pôle de la pile. Dans le circuit est interposé le galvanomètre chargé de faire mouvoir la soupape, dont nous avons indiqué le jeu ; les pôles de la pile sont ainsi disposés, qu'à la Cermeture du circuit, la soupape intercepte la colonne d'air chaud ; en autre temps, les deux tuyaux superposés qui composent la cheminée communiquent librement.

L'appareil fonctionne de la manière suivante : l'air chaud monte à 39», aussitôt la colonne thermométrique rencontre le fil de platine et donne contact. Le circuit est fermé, Taiguille du galvanomètre vertical dévie, entraînant la soupape qui ^ient intercepter la communication entre le bain de mercure «t la source de chaleur. Le refroidissement s'opère, le mer-

<^ure descend & l'intérieur du thermomètre; mais, à peine ft-til quitté la pointe de platine, qu'il remonte aussitôt sous

l^influence d'une nouvelle bouffée d'air chaud. Pour la se-

334 TECHNIQUE DE Lk THERMOMéTRlE LOCALE

conde fois, fermeture du circuit, refroidissement, et ainsi de suite, tant que la veilleuse durera. La température du bain de mercure restera forcément comprise entre les limites extrêmement rapprochées des oscillations de la colonne thermométrique au-dessus et au-dessous du point de contact, oscillations qu'à Toeil nu on peut à peine constater.

Ajoutons que la soudure thermo-électrique se trouve elle même dans une enveloppe en gomme, au milieu du bain de mercure, et qu'ainsi entourée d'un corps mauvais conducteur de la chaleur, elle participe d'autant moins à ces petites variations de température, trop rapides pour qu'elle ait le temps de les suivre. La fixité de laiguille du galvanomètre enregistreur est la meilleure preuve de la stabilité de la température.

L'appareil ainsi construit permet de varier les points de comparaison : on peut régler la température du bain de mercure à 38** ou 40o, tout aussi bien qu'à 39*.

Nous avons décrit plus haut l'appareil à température constante proposé par le D' Witz.

Appareil à température fixe de d'Arsonval. ^- L*étuve se compose de deux vases cylindro-coniques concentriques limitant deux cavités : Tune centrale qui est l'enceinte qu'on veut maintenir constante, l'autre annulaire que l'on remplit par la douille et qui constitue le matelas liquide soumis à l'action du foyer. Ce matelas d'eau distribue régulièrement la chaleur autour de l'enceinte et l'empêche de subir de bnisques variations de température ; il mérite donc bien le nom de volant de chaleur que lui a donné M. Schlœsing.

M. d'Arsonval utilise les variations de volume de cette masse énorme de liquide pour régler le passage du gaz allant au brûleur.

Pour cela, la paroi externe de Tétuve porte une tubulure latérale qui, communiquant avec l'espace annulaire (2, fig. 42) se trouve fermée à Textérieur par une membrane verticale de caoutchouc ; cette membrane constitue une fois la douille du haut (3, fig. 42) bouchée, la seule portion de paroi qui puisse traduire à l'extérieur les variations de volume du matelas d'eau en les totalisant. Or le gaz qui doit aller au brûleur

APPRÉCIATION DES APPAUKILS THERMO -ÉLECTIUQUES 363

^ès snnsible ne peut se disposer facilement pour lus appllaiions sur la peau. Le rer-maillechort donne une sensibilité l'ès sufflsaute pour les recherches cliniques, et ainsi que ont démontré Re^nault \ Rosetii ^, pour une même difirence de température, le couple fer-maillechort produit ne déviation double du couple fer-cuivre. Le circuit doit être formé des mêmes métaux quô ceut des 3s soudures. Les fils doivent être gros, et leur diamètre pro- )rtionné à leur longueur el soigneusement recouverts de itta ou de soie. Nous avons trouvé utile, afin d'augmenter . sensibilité de Tappareil, do joindre les deux fils conducurs terminaux a deux fils de cuivre qui vont ensuite au ilvanomètre, de cette façon la résistance du circuit est diinuée.

Les soudures voisines des soudures appliquées sur la peau )ivent être préservées de toute influence extérieure (couini d'air, refroidissement ou échauffement) on s'exposerait .ns cela à de graves erreurs. Dans le circuit dont nous nous rvons actuellement les soudures des fils maillechort aux fils ) cuivre sont isolées et entourées d'une même enveloppe en •ie.

Le galvanomètre qui convient le mieux est un galvanoeire à fil gros et court, sa sensibilité doit être assez grande. La forme de galvanomètre que nous avons adoi)tée permet 1 transport facile, les recherches peuvent se faire près du t des malades et sur une table bien calée. Pour une dilTérence de température entre les deux soudures 1 obtient une déviation de l'aiguille du galvanomètre do*:20»

Pour avoir en chiffres thermoinétriques la température une région, on peut se servir du procédé que nous avons icrit précédemment. Cette méthode nous paraît beaucoup us sûr et plus rapide que celles recommandées jusqu'à ce tur par les auteurs.

Les observations avec les appareils thermo-électriques

1 Rkgnault. Tlicrmométrie . Mémoires de rAcadémic des sciences. XXXI. p 240.

2.U0SKTT1. Sur l'usaije des coiiplrs Ihcimo-iUcrtriques dans la mesure ^^kinpà'ulin'cs. Aufialcs de ChimOj l. iiii, p. 08. 1808.

et 2). — Le nouvel appareil proposé par d'ArsoUTal est rl'uae simplicité extrême. Il est basé sur la température d'ébuUifioD de réther (37") (fig. 44 et 45). "

Il se compose de deux vases métalliques concentriques A, B, limitant deux cavités. Le vase le plus extérieur A, muni de deux tubulures C, D, avec bouchon contient de l'éther, le

APPAREILS THERMO-ELECTRIQUES 337

vikje B, est destiné à recevoir un thermomètre T. Une troisième tubulure L met en communication le vase A avec un NTp4^ntia F, contenu dans un récipient G, dans lequel passe un courant constant d'eau froide au moyen des tubes I et J.

Une petite lampe H chauffe le récipient A.

Lorsque Téther entre en ébullition, les vapeurs s'échapp^'aipar la tubulure £, passent dans le serpentin, mais sont condensés par le courant d'eau froide.

Grâce à cette disposition on obtient au bout de quelques instants une température constante que Von 'peut maintenir indé- ' 'imenl. L'appareil représenté (fig. 1 et 2j, que nous avons fiit construire d'après les indications de M. d'Arsonval est une réduction de celui primitivement employé par l'auteur. Il nous a rendu de très grands services dans nos recherches ic température par la méthode thermo-électrique au laboraî 'ire de Physiologie générale au Muséum d'histoire naturelle.

C'est à notre avis, le meilleur, le plus précis, le plus simple 'i:> appareils à température constante actuellement en usage.

Appareil de Hehnfwlz ^ — Dans ses recherches de thermoméivÏQ musculaire, Helmholz au lieu d'introduire, à Texe mple de Becquerel et Breschet, une seule soudure d'épreuve au ^-in du muscle en expérieftce en introduit trois, de manière ^ multiplier l'intensité du courant thermo-électrique.

M. Helmholz emploie trois aiguilles (cuivre ou fer et m.ullechort) ayant chacune 1 décimètre de longueur et2mil- -'Otlres de diamètre, formées d'une pièce médiane de fer aux ostrémités de laquelle sont soudées deux pièces de maille- '^hort, de telle sorte que chaque aiguille est formée de trois i^êces de même longueur et qu'elles comprennent chacune 'l"ux soudures.

Lorsqu'on veut procéder à l'expérience les trois aiguilles ^ lit enfoncées dans la cuisse encore adhérente à l'animal l'irses nerfs, de telle sorte que les soudures du même côté 'î" ces trois aiguilles, soient immergées dans la masse muscu- ' lire. Les mêmes aiguilles sont ensuite enfoncées dans l'autre '"n^>e complètement séparée de l'animal, de manière que les 't 'is autres soudures symétriques plongent dans la masse

1. HRuiaoLz. Arch. fur Anat, und Vhysioloyie, 4848, p. lit, cl Heu- .'>.N, Handbucfi der Physiologie, 1879, p. lo4.

Bedahd 22

338 TECHNIQUE DE LA THERMOliÉTRIE LOCALE

musculaire. Les soudures qui plongent dans la cuisse encore animée par les nerfs sont les soudures d'épreuve , les autres, séjournant dans une masse musculaire inerte, sont les soudures de comparaison.

Les extrémités des aiguilles sont reliées entre elles à Taide de communications métalliques, de manière à représenter une pile thermo-électrique, puis on interpose le tout dans le ' circuit du galvanomètre. Tout l'appareil (moins le galranomètre) est introduit dans une petite caisse recouverte d*une glace, de manière que Texpérience s'accomplisse dans un milieu saturé de vapeur d*eau. Cette précaution, recomman^ dée par Dutrochet, est nécessaire pour supprimer le refroidissement dû à révaporation, reflroidissement dont la valeur pourrait n'être pas la même pour toutes les soudures, si Texpérience se faisait à Talr libre.

Heidenhain * s'est servi â*une colonne de Melloni dont les soudures terminales sont appliquées sur les muscles, on évite ainsi la lésion des muscles et on peut employer un plus grand nombre d^éléments.

Plaques thermo-électriques de M. le professeur Gavarret*(ÛgA6\ — Repoussant remploi du thermomètre dans l'étude des températures locales, M. Qavarret s'exprime ainsi :

< Les aiguilles thermo-électriques à soudure médiane et à soudure latérale, merveilleusement disposées pour prendre la température des parties profondément situées, ne peuvent pas non plus servir à explorer la surface extérieure de la peau. Longtemps préoccupé de ce problème et convaincu de Timportance qu'il y aurait à déterminer exactement la tempéra^ ture des différentes portions cutanées, surtout dans le cas où elle devient le siège d'une inflammation, nous avons résolu de nous servir d'une pile thermo-électrique construitesnr un nouveau modèle. Bien que nous n'ayons jamais eu roccasion de nous en servir, nous croyons cependant que son emploi peut conduire à de très bons résultats et nous en donnons id la description.

1. Heidenhain. Mechanische LeistunÇf Warfne'EntwickehÊng und Stoffumsatz bei der Muskeltfiatigkeiti Leipzig, 1864. —Voyez Mktkilstein et THéRY. Zcitschr. f. rat Med, Tal. IV, 1863.

2i Gavâaret.Dc la chaleur produite par k$ étrês vi^asUi^ iSM,p.l8S.

APPARBIL8 THBRMO- ELECTRIQUES

Fig. 46. — Plaques thermo-électriqQes de Gavarret.

Chacun des deux couples de la pile se compose d'un cylin- Irede bismuth B étalé à sa partie inférieure de façon à forcer un disque mince de 1 centimètre en plus de diamètre, t la face inférieure du disque de bismuth est soudée une ime de cuivre très mince GG et de même diamètre. A la ^ie supérieure du cylindre de bismuth est soudé un ylindre de cuivre C terminé par une poupée à vis à laquelle ientse fixer une des extrémités du fll du galvanomètre G. « cylindre de cuivre, le cylindre de bismuth, et la partie iivrieure du disque de bismuth, sont mastiqués dans un tube e bois ou d'ivoire D, muni d'un manche M, qui permet de lanœuvrer le couple sans que la chaleur de la main puisse tre communiquée.

La face inférieure du disque de cuivre est recouverte d'une uche mince de vernis pour la garantir contre l'action chimique des liquides. Les deux couples sont reliés l'un à l'autre ir leur élément cuivre à Taide d'un fil de même métal en- >"ré de soie et assez long pour permettre de les appliquer ar les parties les plus éloignées d'un animal. Chaque couple îint appuyé par sa face de cuivre sur une portion de la '.au, se met rapidement en équilibre avec elle, et raignille ^ îralvanomètre, indique par le sens et l'étendue de la dévia- '•^Q qu'elle est la plus chaude i »

Appareil thermo^ékcirique de Béclard *. — M. Béclard, s'est d*abord servi» d*aiguilles thermo-électriques à soudure médiane ^construites d'après le principe de M. Becquerel (fer et cuivre), tout en leur donnant une épaisseur plus grande.

Plus tard, cet auteur a fait construire de petits hameœnsk deux tiges (fer et cuivre) dont la soudure correspond à Tardillon, et qui, une fois introduits dans les muscles, ne sont pas sensiblement déplacés dans les divers mouvements de l'animal.

Ces aiguilles ont sur les aiguilles à soudure médiane un autre avantage, c^est qu'elles demeurent à poste fixe dans le circuit galvanométrique et qu'il n'est pas nécessaire de rompre le circuit à chaque expérience (pour introduire les aiguilles dans les parties) et de le rétablir ensuite. Le circuit est touiours fermé.

Appareil de Hankel. — En 1868, Hankel * se servit d'un appareil thermo-électrique ainsi constitué :

Les fils qui forment le circuit sont très minces, ce qui, d'après l'auteur, diminue le temps nécessaire à i'échauffement.

Les métaux choisis sont le fer et le maillechort. aplaties et disposées en spirale ; les anneaux de la spirale sont séparés par un léger espace.

Les deux spirales sont placées sous une cloche, dételle sorte qu'en appliquant la cloche, les soudures effleurent en pénétrant très légèrement la peau.

Les fils pénètrent dans la cloche au moyen de petites ouvertures.

Pour éviter la déperdition de chaleur, des plaques de bois de un quart de pouce sont placées sur la peau.

Les fils de fer ont une longueur de 3 pieds.

Les fils maillechort sont soudés à des fils de cuivre réunis ensemble et soigneusement enveloppés avec du taffetas et se rendent au galvanomètre.

Les extrémités des fils — fer, maillechort, — sont soudées,

i. Béclard. Archives générales de médecine, 1860, et Traité de physiologie: Comptes rendus, t. iV, p. 471, 1860. Arck, gén. de mêd., l^^'il^ p. 24, 157.

2. Ernert Hankel. Zur Messung der Temperalur der menschlickm Haut — Arch, der Heilkunde, 1868, p. 321-331.

APPAREILS THBRMO-ÉLBCTRIQUES 341

Le galvanomètre est formé par un fll très épais et les aiguilles sont asiatiques.

Cet appareil ainsi formé permet de reconnaître très exactement des différences de température entre deux régions.

Pour l'évaluation de la température en degrés^ Hankel gradue ainsi son appareil ;

n place les deux cloches renversées de façon à ce que les pointes des soudures soient dirigées en haut, il place sur louverture des cloches une peau de caoutchouc tendue. Il verse dans les deux cylindres de Teau & la même températare, Faiguille du galvanomètre doit rester au zéro.

Un thermomètre divisé en dixièmes est flxé par un bouchon dans le cylindre. Du bouchon partent quatre tuyaux, l'un d'eux est destiné à introduire de l'eau chaude, l'autre de Teau froide, le troisième permet à Teau de s'écouler, par le quatrième on peut introduire de l'air qui en agitant le liquide, met toutes les couches du liquide à la même température.

Les deux premiers conduits sont en communication avec un vase contenant de l'eau chaude, l'autre de l'eau froide, le troisième avec un récipient qui permet l'écoulement de l'eau.

Par ce dispositif on peut obtenir dans les deux vases la température que Ton désire et apprécier les différences à Taide des déviations de l'aiguille du galvanomètre.

Pour une différence de température de 1 degré Réaumur du liquide des deux vases, Hankel obtient une déviation de 5 divisions de Taiguillo du galvanomètre.

Pour une différence de 0,1 Réaumur, on obtient une déviation d'une division de l'aiguille du galvanomètre.

Pour une différence de température 4"* l'aiguille déviait de 20 divisions.

Pour avoir la température absolue de la région à explorer, une des soudures est appliquée sur la peau, la cloche qui la renferme est soigneusement appliquée au moyen de bandelettes de diachylon, l'autre est appliquée sur le caoutchouc tendu sur la cloche contenant de Teau dont on peut faire varier la température ainsi qu'on l'a indiqué plus haut. Lorsque Taiguille est revenue au zéro et est restée fixe, ce qui indique que les deux soudures sont & la même température, on

lit sur le thermomètre de la cloche à milieu yariable et on a aiusi la température recherchée.

Hankel fait remarquer qu*il n*est pas nécessaire dans tous les cas de ramener Taiguille à zéro, étant connue la sensibilité du galvanomètre et sa graduation, il suffit pour apprécier les différences de température de deux régions d'observer, les deux soudures étant placées sur les organes explorés, les déviations de Taiguille.

On sait par exemple que pour une déviation de 20, on a une différence de température de 1^ etc.

Dans la plupart de ses expériences, Hankel, place la soudure fixe dans le 4'' espace intercostal sur la ligne axillaire, afin d'avoir une température qui se rapproche de celle de l'aisselle.

En 1873, Hankel* a modifié son appareil. Il se sert des mêmes soudures et des mêmes flls. Les soudures et les spirales sont contenues dans une capsule en caoutchouc durcie. Les deux fils percent les parois.

En appliquant cette capsule sur la peau au moyen de quelques tours de bande on est sûr d'après la disposition indiquée plus haut, que la soudure est toujours pressée sur la peau.

Pour obtenir un milieu à température constante, Hankel se sert d'huile. Une des soudures plonge dans un vase contenant un kilogramme d'huile et renfermé dans un récipient plein d'eau.

L'huile et Teau remuées au moyen d'un agitateur ne tardent pas à se mettre & la température de l'air extérieur. D*après Hankel les variations de la température de l'huile sont à peine de 0,75 R dans une heure.

On a donc un milieu à température suffisamment constante.

Au-dessus de la soudure plongée dans l'huile se trouve le réservoir d'un thermomètre divisé en 0,1 R. Ce thermomètre donne la température exacte du liquide et permet d'évaluer un changement de 1/100 de degré Réaumur et par conséquent la température de Thuile et de la soudure sont connus à 1/îCk^ de degré R. près.

I. E. Hankkl. Zur Messu7ig der Temperatur der menschliehenBaut. Arehiv der Ueilkunde, 4873, t. XIV, p. 157.

APPAREILS THERMO-ELECTRIQUES 343

Pour obtenir une très grande sensibilité ]*auteur se sert

pour faire la lecture des déviations du galvanomètre du miroir à réflexion.

Pour une différence de l**, il obtient 50 divisions du galva- Domètre.

Le galvanomètre employé par Hankel dans ses dernières expériences est composé d'un système astatique avec deux baguettes aimantées suspendues à un long fll^ la baguette inférieure se trouve dans le circuit du multiplicateur, la supérieure au-dessus.

Le circuit du multiplicateur contient quatre flls qu'on peut relier ensemble de telle manière que le courant peut parcourir les quatre fils l'un après Vautre ou deux à la fois <»u les quatre ensemble. De cette façon la sensibilité du gal- >aDomètre est augmentée.

Appareils de Wiedemann^ de Jacobson^. — Jacobson a modifié le galvanomètre de Wiedemann, surtout employé en physiologie, dans le but de le rendre portatif et de le faire servir aux recherches de thermométrie clinique.

Il relie un miroir à Taimant suspendu, au moyen d'un petit ballon de gomme laque, de telle sorte que ce miroir peut être orienté dans tous les azymuts.

Il rend ainsi la position du miroir indépendante de celle du méridien magnétique et il peut viser dans toutes les directions limage de l'échelle.

L'instrument peut être employé dans toute chambre pourvu qu'il soit à Tabri des secousses.

Jacobson ne se sert pas pour augmenter la sensibilité de l'appareil de Sauerwald qui consiste en une règle portée sur on pied et sur laquelle peut se mouvoir un barreau aimanté que Ton approche ou que l'on éloigne de l'aimant mobile par le principe de Uauy et de Weber.

L*auteur n'emploie les bobines accessoires d'Heidenhain que dans les recherches où il a besoin d'une sensibilité très grande.

i. Wiedemann. Die Lehre von Galvanismus, t. II, s. i90.

î. Jacobson. Ueber normale und paihologische Local tcfnperaturen. Anhw far patholoçUche Anatomie und Physiologie von Virchow, 1870,

Un commutateur relie les aiguilles thermo-électriques au galvanomètre.

Les aiguilles sont composées de fer et maillechort et au* dessus des soudures les fils sont isolés au moyen du vernis et de la soie, une portion est enfermée dans un tube de verre, afin d'éviter la chaleur de la main.

Les extrémités des fils de fer sont tenues par des pinces en ivoire et plongées dans le mercure des godets du commutateur, tandis que les fils maillechort forment avec les aiguilles thermo- électriques un circuit non interrompu.

Jacobson se sert pour obtenir une source de chaleur constante d'une petite boîte contenant du pétrole et renfermé dans un grand réservoir d'eau.

II emploie pour la lecture des déviations de Taiguille la méthode dite de PoggendorfF.

L'appareil thermo-électrique dont se sont servis John Simon et Edmund Montgomery' dans leurs expériences sur la température des parties enflammées se compose de deux petites piles thermo-électriques constituées par la soudure de platine et de fer. La soudure est en forme de pointe et peut être placée facilement dans les tissus. Les deux piles thermo-électriques sont réunies au moyen de fils de cuivre à un galvanomètre et d'après la déviation de Taiguille de cet instrument on peut connaître le côté le plus chaud.

Appareil thermo-ilectrique de Claude Bernard^ — Gakanoméire. — Le galvanomètre est à fil gros et court, présentant peu de résistance vu la faible tension des courants thermo-électriques. Le système astatique est léger, il porte un miroir plan très léger, collé avec du caoutchouc durci ou de la cire à modeler.

Un cylindre de cuivre offrant une ouverture garnie d'un verre plan recouvre l'appareil et permet de voir le miroir pour faire les lectures.

L'instrument est placé sur un bloc solide qui le soustrait aux trépidations.

4. John Simon et EottCNo Hontgoxbrt. A syêtem ofSurgery 6y Holmesy 1869 ; vol. I, p. 16.

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