‹ Traité de thermométrie médicale, comprenant les abaissements de température, algidité centrale et la thermométrie localeChapitre 166 sur 337 · Brilish médical Journal January. 23 ffi · texte numérisé non relu

Brilish médical Journal January. 23 ffi

APP^ftKipS TH^HVO-éLECTEIQUF^S 355

II y ;ins3î doux ^hunts (dérivations) et mo cler, lo tout fonctionnant par des godets de mercure.

Pîg. 5t. — Appareil thermo-électrîqae ùe J^oxnht^rù,

n et C, sont les bornes reliées aux denx fl)s de I4 pile* o'^^tidire ani^ bornes 0 ' et G ^ ou 0^ G * de Tapp^reU précéde\it. Oot F celles reliées au galvanomètre. Un courant entrant en B arrive augodet m ' avec lequel m ^ forme clef. Leijr fourche •1^ communication étant baissée, lo courant passe en D, tra- V. Tsc le galvanomètre et revient par F etj Î^C.m^^ est relié par h h avec les godets m ^ et m '^ et les godets m et m ^* sont reliés par les bobines de résistance i et k avep f.

Supposons maintenant qu'on relie m ^ et m ', on shuntera le galvanonjètre de la résistance i et si oxi relie m * et m ^ on le shuntera de la résistance &. Ces shunts en général réduisent à moitié ou au quart la déviation du galvanomètre.

Appareil thermo-ilectrique de M. Gassot ', — Deu^ aigiiilles, formées par deu:|: branches métalliques (cuivre et fer) divergentes, sont soudées à leur point de jonction de pialûere à représenter assez exactement yn Y, Les pointe^; de as aiguillas ont été aplaties de sorte que les soudures préwntent de véritables surface?. Ces deux aiguilles sontréiinies •ntre elles p(ir leur branche fer au moyen d'un fll également de fer, et les «îeyx brf^nclies cuivjres se fatt^^cbent aux deux

^ r.AssoT. Dcê températures hoàks, p. 38, 30. Thèse do P«ris,

pôles â*un galvanomètre trës sensible par des flls conducteurs.

L'appareil installé et l'aiguille du galvanomètre marquant exactement 0, on maintient Tune des soudures à une température fixe, tan dis que l'autre est portée à diverses températures qu'indique un bon thermomètre. On obtient ainsi une table qui permet de transformer en degrés thermiques les déviations angulaires de Taiguille du galvanomètre.

Maintenant ensuite une des plaques à une température fixe de 20^ et portant l'autre sur les points à explorer. M. Gassot a pu obtenir des résultats précis.

Appareil thermo-électriqne Redard. — Cet appareil présenté à la Société de biologie en juillet 1880 se compose :

I^ De plaques thermo-électriques ^ constituées, par la soudure de deux métaux, d'une disposition spéciale destinée à faciliter l'application sur la surface cutanée.

Les métaux choisis pour la constitution des soudures sont le fer et le maillechort, qui donnent une très grande sensibilité.

En A se trouve un disque de fer, élargie à sa partie inlérieure ; en B, le disque vient se réunir à un manche en caoutchouc durci C.

La partie élargie du disque est destinée à se mettre enrap^ port avec la partie à explorer.

Dans rintérieur du manchon en caoutchouc se trouveni deux fils, l'un fer D, l'autre maillechort E, qui viennent Vun et l'autre se fixer dans deux petits trous du disque en fer* •mais sans le traverser.

En G, F, deux écrous, l'un en fer, l'autre en maillechor| qui sont destinés à réunir les plaques thermo-électriques aof fils du circuit. l

Les soudures de ces plaques sont concentriques et la méthodal! adoptée pour leur construction est celle indiquée par M.' d'Arsonval.

Les plaques thermo-électriques se mettent très rapidement en équilibre de température. Elle sont recouvertes d'une légère couche de vernis.

L'application sur la partie à explorer est facilitée par l^ moyen de fixation, indiqué sur le dessin en K.

2« Le Galvanomètre difiere dos galvanomètres ordinaires à suspension en fil de cocon, par sa forme et son petit volume.

APPARKIL3 THERMO-Ér.ecTRIQUES 357

358 TECHNIQUE DE LÀ THERMOBîéTRlË LOCALE

11 est constitué par une sorte de tambour en cuivre 6, recouvert par une glace plane qui permet de voir les divisions de réchelle. A l'endroit du Ééro eh H, se trouve un miroir destiné à permettre la lectili^ précisa du téro.

Le fil du galvanomètre est gt*o§ et eourt, de 1 millimètre de diamètre.

Le système astatique, qui constitue les aiguilles^ est très léger^ et suspendu par un fil de cooon contenu dans Une gaine de ctiivre^ à une via qui permet d'életer ou d'abalëser Toiguille.

La forme de ce galvanomètre periuêtt son tfâiispoft facile.

La sensibilité de l'instrument est très gfande : pour 1 degré de différeiicè de température entre les deux soudures od obtient une déviation de 80"* à 22° du galvanomètre ei comme il est facile de lire 1/2 degré des divisioils du cercle gradué, ou a là température à 1/40 près*

3* Deux fils fnaiiiËchoH ei un fil ftr forment un circuit qui réunit les deux {^laques therlno-électrlques au galvanomètre*

Le fli fer s^étend de TécroU eti fer ^ d'une plaque à Técrou semblable de lasedoliJe soudure, les deux fils maillechort se fixent aux deux écrous malllôchott des plaques et aboutissent aux bornes du galvanomètre *

Le fil fër d^un diamètre de 1 millimètre a une longueur de 30 cent., les fils malUechort ont 00 Cenfimètres cl un diamètre de 1 millimètre.

Noiis nous servons actueîletnent d*un circuit fil de fer del milliinètre de diamètre et de 1 mètre de lotig Joignant ensemble les deux pièces ter des deux coUpleâ. Ces pièces maillechort sont soudées à deux fils maillechort qUi se JolgfietitehsttJte^ deux fils cuivre allant au galvanomètre.

De cette façon, la résistance du Circuit est diminuée et la sensibilité accrue.

Les soudures des fils maillechort aux fils de cuivre sont isolées et entourées d'une même enveloppe de sorte qu'elles ^o trouvent toujours à la même température et qu'il n'y a aucune erreur à craindre.

I.— Ces premières pièces de l*appareil permettent de faire des recherches de thermomèlHe locale comparée.

Sachant, ainsi que Ta dômontré Becquerel, que lo^s^^U('I^^

dpux soudures sont à la même température, l'aiguille du gai* vanoraètre reste à zéro, on peut en plaçant les deux plaques sur des régions symétriques, saroir, d'après le sens de la déviation, le côté le plus chaud ou le plus froid.

Si on obtient une déviation de 20*, on sait, d'après la gra-» duation du galvanomètre, qu'il y a une différence de P entre les deux régions explorées ; on peut ainsi savoir très rapidement avec une exactitude suffisante s'il existe des différences de température de 5 dixièmes 1% !<> 1/2.

Cette méthode de thermoûiétrîe comparée au inoyen de cet appareil donne des indications très sûres, très rapides et stif- Ot dans un grand nombre de cas.

IL Pour obtenir en chiffres thermométriques la température dune surface, on dispose l'appareil de la façon suivante :

Le principe adopté est celui de l'appareil Becquerel pout* la détermination des températures à différentes profondeurs du sol et à différentes hauteurs de l'atmosphère

Etant donné un circuit therm(hélectrique composé par exemple de dtuxfils Vunde cuivre et Vautre de fer soudés ensemble à leurs cxii mités et couverts de gutta percha dans le reste de leur longueur; ^i l'on intercale un galvanomètre dans le fil cuivre^ le courant y ra nul et Taiguille de ce galvanomètre sera ait zéro y toutes les f'is que les deux soudures seront à la mùme température.

Si donc, on place Tune des soudures dans le milieu que Ton V'.'ut étudier, l'autre dans un milieu dont on peut aisément faire varier la température, et dans lequel se trouve égale uient un thermomètre sensible et précis, il suffira pour connaître la température du premier milieu, de refroidir ou rért'chauffer le second jusqu'à ce que l'aiguille du galvanomètre ï^oitau zéro et défaire alors la lecture du thermomètre.

Le circuit employé est le même que celui décrit plus haut.

Lorsque les deux plaques thermo-électriques sont à la même température, l'aiguille du galvanomètre reste â zéro.

Si l'on place Tune de ces plaques sur la région dont on veut Connaître la température, l'autre dans un milieu dont on peut aisément faire varier la température et dans lequel se trouve un thermomètre sensible et précis, il suffit pour connaître la tfîn|)érature du premier milieu do refroidit' oU do rêcliaufler

360 TFXHNIQUK DE LA TIIERMOMETRIE LOCALE

le second jusqu'à ce que l'aiguille du galvanomètre soit au zéro et de faire alors la lecture du thermomètre.

Le milieu à température variable est du mercure contenu dans le tube B ; ce tube est lui-même suspendu au moyeu d'un bouchon dans un autre tube plus large A, rempli en partie d'alcool méthylique.

Le tube A est fixé très simplement à une table au moyen

du support A.

Le bouchon est traversé par un tube G qui pénètre jusqu'au fond du tube A et qui est relié à sa partie supérieure à une poire de pulvérisateur P. Ou peut ainsi en envoyant quelques bulles d'air dans l'alcool produire un refroidissement assez

notable.

Lorsqu'il s'agit de réchauffer, on plonge le tube A pendant quelques secondes dans de l'eau à 50 degrés.

Dans la pratique, on procède de la façon suivante : soit à rechercher la température cutanée de la région dorsale de la main.

Une plaque tliermo-électrique est appliquée en E sur la main et se met en équilibre de température.

La deuxième D plonge dans la masse de mercure dont la température est indiquée par le thermomètre T.

Le galvanomètre est mis au zéro et on ferme le circuit.

Si les deux plaques sont à la même température, il n'y a pas de déviation, et il suffît de lire sur le thermomètre pour avoir la température cherchée.

Si la plaque E est plus chaude que D, il y a déviation ; on chauffe alors lentement le tube A et Taiguille revient au zéro, lorsqu'elle est stationnaire, on lit sur le thermomètre.

Si au contraire D est plus chaud que E, il y aura déviation de l'aiguiile en sens opposé: on refroidit alors lenlemont au moyen de quelques bulles d'air ; lorsque l'aiguille du galvanomètre est revenue au zéro et est restée stationnaire, on lit sur le thermomètre et on a la température recherchée.

L'échaufferaent et le refroidissement doivent se faire aver lenteur pour que les soudures et les parties constituantes aient le temps de se mettre en équilibre de températiyo.

Il faut en outre, avant de commencer l'expérience, mettre la soudure qui plonge dans le mercure h une temiérata

voisine de celle que Ton désire observer et laisser ensuite refroidir ou échauffer lentement, suivant que la température de la région explorée est plus haute ou plus basse.

Il faut attendre que le thermomètre soit fixe et que Tai- M\e conserve le zéro pendant une minute ou deux.

Le galvanomètre sort des ateliers de M. Carpentier, successeur de Ruhmkorff'^

Les plaques thermo-électriques ont été construites par M. Oaiffe.

Appréciation des appareils thermo-électriques dans t étude de la t''h^)êrature locale. — Leur supériorité sur les thermomètres. — ^ji(h %o^\t les appareils à adopter en clinique ?

Noos avons établi dans le chapitre précédent que les différents thermomètres proposés pour l'étude de la température Ixaie ne donnaient que des indications approximatives, que ces instruments, la plupart imparfaits, exposaient à des erreurs.

Ainsi que l'ont établi Becquerel, Gavarret, Hankel, C. Bernard, Lombard, d'Arsonval ^, les appareils thermo-électriques ont une supériorité très marquée sur les thermomètres.

Ils peuvent, lorsque les soudures sont convenablement disposées donner la température exacte de la peau.

Ils accusent les changements brusques de température ot ^? observations se font rapidement.

Ils permettent d'explorer dans un temps très court une ?rande surface et servent surtout à nous renseigner rapidement et sûrement sur les différences de température qui "Xi<tent entre deux régions similaires.

Ils possèdent enfin une sensibilité que les thermomètres n'ont pas.

Parmi les appareils que nous venons de décrire, il en est un certain nombre qui sont d'un mécanisme compliqué, d'un maniement difficile et peu applicables aux recherches cliî'iques.

L'appareil de Becquerel exige l'emploi d'un régulateur

^ Nous remercions notre ami A. Guérout de Taide et des conseils l'il a bien voulu nous donner pour la disposition de notre appareil. i D'Arsonval. Société de biologie. 1880.

volumineux et qui ne peut s'installer commodément que dans un iaboratoii'e.

Les appareils de Hankel, Helmholz, Cl. Bernard doitent surtout servir aux physiologistes.

L*appareil de Lombard d'une sensibilité exquise ne peut être facilement traodpotté dans les salles de malades et ne peut servir à cause de cela qu'à des recherdhes de labc ratoirOi

Les appareils qui nécessitent l'emploi d'un régulatmif M peuvent, à notre avis, servir en clinique.

Si l'on veut, en effet, avoir une terapéi*àture comlanie avec une grande précision, on ne peut se servir de l'huile, du pétrole, etc., et l'on est obligé de recourir aux régulateurs de Becquerel et dé d'Arsonval.

Le régulateur de ce dernier auteur nous paraît le meilleur et hous a rendu de très grands services dans nos recherches de laboratoire.

La disposition des soudures des appareils thermo-électriques doit être telle qu'elle s'appliquent exactement sur la peau sans lésion des tissus.

Les aiguilles piquantes de Becquerel, d'Helmholz, de Béclard, etc. no peuvent servir au lit du malade.

Les plaques thermo-électriques de M. le professeur Gavarnet sont très bien disposées pour l'étude des températures superficielles, Elles ont seulement l'inconvénient de présenter une surface trop grande, de mettre aiLsi un certain temps à se mettre en équilibre de température et de perdre de la chaleur par rayonnement avant que la soudure ne soit à la température du milieu exploré.

La disposition que nous avons donnée à nos plaques thermoélectriques nous paraît meilleure. Ces plaques présentent une petite surface et se mettent très rapidement en équilibre de température. Elles peuvent s'appliquer sur la peau, avec une pression plus ou moins forie.

Nous avons aussi adopté le principe des soudures concentriques de d'Arsonval qui présente de grands avantages.

Les métaux que nous recommandons pour la conslituti'»n des soudures, sont le fer-mai llechort, employés par Helnioliz, Hankel, C. Bo m :ud, Lombard. Lobisnuith-aniimolno bien que

très s/^nsible ne peut se disposer facilement pour les appllraiioiis sur la peau. Le fer-maillechort donne une sensibilité ti"ès sufilsaute pour les recherches cliniques, et ainsi que Tont démontré Regnault \ Rosetii ^, pour une même différence de température, le couple fer-maîUechort produit une déviation double du couple fer-cuivre.

Le circuit doit être formé des mêmes métaux que ceul des de5 soudures. Les fils doivent être gros, et leur diamètre proportionné à leiir longueur et soigneusement recouverts de ?utta ou de soie. Nous avons trouvé utile, afin d'augmenter la sensibilité de l'appareil, de joindre les deux fils conducteurs terminaux a deux fils de cuivre qui vont ensuite au ;:.ilvanomètre, de cette façon la résistance du circuit est diminuée.

Les soudures voisines des soudures appliquées sur la peau doivent être préservées de toute influence extérieure (courant d'air, refroidissement ou échauffement) on s exposerait bans cela à de graves erreurs. Dans le circuit dont nous nous servons actuellement les soudures des fils maillechort aux fils Je cuivre sont isolées et entourées d'une même enveloppe en >oie.

Le galvanomètre qui convient le mieux est un galvano-

mèU'e à fil gros et court, sa sensibilité doit être assez grande.

La forme de galvanomètre que nous avons adoptée permet

u:i iranspoi't facile, les recherches peuvent se faire près du

lit des malades et sur une table bien calée.

Pour une diiréreiice de température entre les deux soudures on obtient une déviation de Taiguille du galvanomètre de*20«

Pour avoir en chiffres thermométriques la température d'une région, on peut se servir du procédé que nous avons décrit précédemment. Cette méthode nous paraît beaucoup plus sûr et plus rapide que celles recommandées jusqu'à ce jour par les auteurs.

Les observations avec les appareils thermo-électriques

1 Kegnaclt. T/icrmométrie. Mémoires de rAcadcmio des sciences, l. XXXI. p 'i40.

ri.UosETTi, Sur l'usatje des covpirs thcrmo-iUcrtriques dans la mesure 'A^^'l/<j>6•a/urt•5. Annales de CUimiey l. xiii, p. G8. 1808.

exigent des connaissances physiques et des phénomènes thermo-électriques, une certaine habitude et une patience soutenue. Il faut, veiller dans toutes les expériences avec grand soin que dos conditions extérieures, ne vienn ^nt pas changer les résultats et exposer à des erreurs.

Si les précautions que nous avons indiquées sont suivies, si l'appareil est convenablement disposé, on observe alors avec une rigueur toute scientifique et Ton peut être bien certain que les chiffres thermométriques obtenus indiquent sûrement la température des parties explorées.

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