‹ Traité de thermométrie médicale, comprenant les abaissements de température, algidité centrale et la thermométrie localeChapitre 171 sur 337 · MOYENNE · texte numérisé non relu

MOYENNE

OBNKRALE.

Les lignes supérieures des chiffîres relatifs à chaque partie du corps soumise à l'exploration, représentent les températures constatées au moyen du thermomètre dont le réservoir était extérieurement couvert avec du coton.

1. Alyamnoa. Précis de thermomèirie cUnique. Lisbonne, 4871, p. 46*

374 TOPOGRAPHIE THSRMIQtTB

Cds différents tableaux prouvent une seulechose, dUM.Âlvarenga c'est que la répartition de la chaleur à la peau préisente de grandes différences suivant les régions et le moment de Texploration : qu'en somme la température qu'on y perçoit est infidèle^ car on ne peut pour chaque notation, faire l'analyse des erreurs qui ont pu Tinfluencer. On ne ararait même dire, non pas seulement de quelle quantité, maisilans quel sens ces influences ont pu prédominer. »

M. Enrico de Renzi * tire de ses nombreuses observation» thermométriques les conclusions suivantes :

l** L'équilibre de température, fevorisé par la circulatioa incessante des liquides dans Torganisme humain, est rompe à tout moment par l'action réfrigérante de la peau et des voies respiratoires ;

2° Le sang n'a pas partout la même température, les o\m' vations thermométriques démontrent que le calorique va eii augmentant des artères aux veines ; qu'ainsi le sang est pltis chaud dans les capillaires et dans les veines que dansl^ artères.

3"* La température du creux axillaire et de la paume de la main fermée au poing est exactement la même quand les ol>*j servations sont faites pendant la saison d'été.

4» La température cutanée n'augmente pas, comme ot Tadmet généralement, à mesure que Ton s*éloigne de Text mité des membres pour se rapprocher du tronc. Il y a. al contraire, plusieurs parties périphériques dont la température est plus élevée que celle des parties centrales ;

5* A la peau qui recouvre la région, soit externe, soit in* terne des membres, la température va en s'abaissant gradaellement du centre à la périphérie. La partie interne de b main et du pied fait seule exception à cette rëgle, la temp'ê* rature y étant plus élevée qu'à la face interne de l'avant-bras et de la jambe.

6"* La peau de la région, soit interne, soit externe, des extrémités supérieures, a une température plus élevée que ceik des parties correspondantes des membres inférieurs.

1. E. DE Renzi. Sur la température animale dans les différentes parties du ûorp$, •— JlFiUatre Sebezio. Mars i863.

VABUTI0N8 À Virkt PHraroLOoiQUE 375

V Là température est constamment beaucoup plus élevée à la <sce interne qu'à la £ace externe des extrémités.

S* A l'état pby&iologique, la température d*une partie donnée de Is peau, peut varierp mais dans des limites assez restreintes*

9* Dans Tétai actuel de nos moyens d'investigation, il faut reooDcer complètement a connaître exactement la températore absolue d'une partie isolée de la peau, mais la détermination des températures relatives peut être faite avec une griAde pression.

VU" lie mercure s'élève plus rapidement dans le tube du thermomëtre quand la boule est appliquée sur la peau des atrémitéB supérieures» que quand on explore les parties cor* respondantes des extrémités inférieures. La même différence I observe quand on examine comparativement la face interne «t la lace externe des membres.

D'après M. Conty * , à Tétat normal, il existerait une tempe-* rature moyenne à peu près constante chez le même individu ; mais les difTérences constantes de la température périphérique entre les divers individus, seraient'ndtables,

l^influenee des agents extérieurs d'après ce même auteur fierait moins considérable qu'on le suppose. En résumé, dit- 3, mes observations montrent que les variations de Tatmosphire extérieure n*ont qu'une influence contestable et très variable quand elles sont momentanées^ mais qu'elles ont au contraire une influence certaine et relativement considérable, 9&nd elles se prolongent, l'hiver abaissant, l'été surélevant kl températures périphériques*

Dans les cas où les variations de la température sont mo« neatanées, las organes reprennent rapidement leur chaleur ^ aises peu de temps, la régularisation normale du calorique « rétablit et les variations de la température et du milieu «KlérieuT ont en somme une influence limitée sur la chaleur te organes périphériques. Pour cet auteur, chaque individu a une température palmaire moyenne et cette température ne dépend pas de la constitution ou du tempérament, mais plus probablement du développement et du degré d'excitabilité du •ystëme nerveux.

i. GouTT. Qaxetie hebdomadaire de médecine et de chirurg. i loût 487S.

37 6 TOPOORAPHIB THERMIQUE

Le plus ou moins d'élévation de la moyenne palmaire de ohaque individu ne paraît dépendre ni de la constitution, ni du tempérament, ni de l'état de vigueur ou de faiblesse dn sujet : et seul, le plus grand développement nerveux et intellectuel a paru avoir une action constante sur Tétat de la empérature périphérique.

D'autres facteurs nerveux, travail digestif, sommeil, lati gués musculaires ou autres, peuvent avoir aussi une influence momentanée sur la température palmaire ; et en résumé,! répartition calorique à la périphérie paraît dépendre non de rétat physique du milieu extérieur, mais surtout des variations physiologiques du milieu intérieur, sanguin et surtout nerveux.

Comparant la température des plis cutanés et celle de la cavité buccale, M. Gassot trouve dans un premier cas les températures moyennes suivantes :

Matin Jonrn^a Soir

Aisselle 0»,28 0»,3 0»,3

Pli du coude 0»,48 0»,76 (fm

Paume des mains 0«,62 0*>,94 0^,74

Creux poplité 0o,74 0»,82 0^,74

Dans un second cas, M. Gassot a obtenu des résultats à peu près analogues.

Diaprés ces observations, M. Gassot conclut que < c'est le matin que les températures internes sont à leur minimum. C'est aussi le matin que des écarts entre les températures des plis cutanés et la température interne sont le moins accusés.

Les oscillations de la température des diverses régions soDt d'ailleurs encore très faibles, elles ne dépassent pas 0^,4. >

Si nous voulons ranger, dit cet auteur ces diverses régions d'après leur température, nous placerons en première ligne le rectum, puis le vagin, Taisselle, la paume des mains, raineje pli du coude et le creux poplité.

Avec Tappareil thermo-électrique on obtient sensiblem^t les mêmes résultats. M. Gassot donne le tableau suivant des chiffres obtenus dans l'exploration thermométrique des diverses régions*

Pour le membre inférieur

VARIATIONS A L'ÉTAT PHTSIOLOGIQUfi ST7

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