‹ Traité de thermométrie médicale, comprenant les abaissements de température, algidité centrale et la thermométrie localeChapitre 183 sur 337 · DU MOUYBMBNT BT DE LA CONTRACTION MUSCULAIRE · texte numérisé non relu

DU MOUYBMBNT BT DE LA CONTRACTION MUSCULAIRE

On avait soin donc dans toutes ces expériences que la soudure appliquée sur la peau ne se déplaçât pas et fut toujours îixée sur le même point.

L explication de ces résultats est assez difficile à donner.

On peut admettre avec Heidenhain et Helmoltz que le muscle en activité devient plus chaud et échauffe la peau voisine.

On peut aussi penser avec Ludwig, qu'en raison des nombreuses communications vasculaires entre la peau et les muscles, pendant la contraction le sang reflue à la périphérie et élève la température.

On peut expliquer, diaprés cette théorie, Télévation plus considérable pendant les contractions cloniques que pendant les contractions toniques. Dans ce dernier cas en effet l'afflux du sang à la peau est très considérable.

La température d'un point éloigné d'un muscle en état de '«^ntraction violente et prolongée s'explique probablement par oe fait que les combustions à la suite d'efforts sont plus intenses, ce qui est indiqué par Félévation générale de la température du corps (Davy, Speck, Obemier).

Quant à l'abaissement de température, nous ne connaissons aujourd'hui aucune explication satisfaisante du phénomène. Hankel pense qu'au début de la contraction le sang afflue du c/»té du muscle, et diminue à la périphérie, d'où le refroidissement observé.

Solger * a noté la diminution de température dans les muscles tétanisés de la grenouille.

Heidenhain n'a jamais observé cette variation négative de la chaleur.

Pendant la contraction musculaire M. Colin a vu la température de la peau correspondante au muscle en action monter de 1* 1/2 dans l'espace d'une demie heure.

D'après cet auteur <( toute la chaleur produite par la contrart ion des muscles superficiels ne passe pas à la peau correspondante. La conductibilité en disperse une partie dans les masses profondes et le reste se trouve emporté par les courants sanguins. » Les veines voisines du muscle en activit(^ contiennent un sang dont la température s'élève pen-

I. SoLGca. Studien des Physiologie, Institulszu Breslau 2 Helfl 125 p.

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pendant toute la durée de la contraction (1 à 5 dixièmes;.

M. Grasset a étudié Tinfluence des contractions et des mouvements sur la température périphérique.

Chez des sujets sains, qui exerçaient des mouvements des doigts de la main, la température périphérique du membre supérieur s*élévait de 2 à 3 degrés. Ces résultats confirment les observations précédentes.

Dans une observation la température de l'avant-bras étant 33^ 6, on commence les mouvements ; la température de minute en minute s'élève à 33%7 ; 33%8 ; 33%9; 34^ 34*,1 ; 34«,2; 84%4 ; 34%45 ; 34«,ô ; 34^,7 ; 34»,8. Elévation du thermomètre : 1^,S en onze minutes de travail musculaire.

Chez un autre sujet, à Tétat physiologique, le thermomètre placé sur Tavant-bras au repos monte et s*arrête à 34*. On commence alors les mouvements et on obtient : après 5 minutes : 34^2 i 25 minutes 34^5 ; 30 minutes : 34%8 ; 40 minutes: 35,"^. Elévation de température : l'*,2 en 40 minutes de travail musculaire.

Chez un troisième sujet, toujours à Tétat physiologique, le thermomètre placé sur Tavant-bras au repos marque 33*,^\ Les mouvements commencent et on obtient après 10 minutes: 33%6, 20 minutes ; 33«,8 ; 30 minutes : 34%4 ; 40 minutes : 34%8 ; 60 minutes : 35^ 60 minutes : 35%3. Elévation de h température : 2^,1 en une heure de travail musculaire. ' Chez un quatrième sujet la température de Tavant-bra-^ étant deS^"" 8, on voit par les contractions musculaires le thermomètre s'élever en 17 minutes à 35o,4. On interrompt alors toute contraction et le thermomètre monte encore à 33*, 6 en 5 minutes.

1. Grasset et Apollnario. Note sur l'état <k la tempér&mre périphérique dans un ctis de paralysie agitante et sur finfluence des contractions musculaires sur la température périphérique. Progrés médical f8T8,

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