V. — Thermométrie péricrdnienne chez les aliénés
Albers étudie, en 18G2, la température cérébrale chez les aliénés atteints de mélancolie et d'idiotie; nous avons dit plus haut que la méthode employée par cet auteur, que les lieux d'élection choisis pour l'observation étaient défectueux; aussi les résultats obtenus nous paraissent entachée d'erreur.
Mendel (1870) trouve que le rapport entre la température de Taisselle et celle du conduit auditif change peu chez les aliénés.
En 1869, M. Raymond * rappelle Timportance des recherches de thermométrie cérébrale dans l'aliénation mentale et signale l'augmentation très notable de la température locale qu'il avait observé dans la période d'excitation de la paralysie générale, au niveau de la partie supérieure du pariétal.
Aug. Voisin ^ a démontré, par ses intéressantes recherches,
1. Raymond. Comptes rendus de la Société de Biologie. 1879. î. Adg. Voisin. France médicale^ n°" 89 et 90. 1878 ; Tribune médicale, no 538; Congrès International de médecine mentale, Paris. 1879;IVttt^
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qu'il existait une hyperthermie généralisée dans les folies maniaque, hystérique, dans la paralysie générale, tandis que dans les folies mono maniaques, dans les folies k délire partiel, l'hyperthermie est localisée à la partie malade, le plus souyent au niveau du bregma, de l'inium, des régions emporales, pariétales.
Chez plusieurs malades, Tautopsie a révélé à ce savant, au lireau des points correspondants à l'hyperthermie, un épaissi<sement des méninges, des ecchymoses, etc.
Chez des malades ayant eu des attaques épileptiformes et a[oplectiformes, et chez lesquels Aug. Voisin avait trouvé 2 degrés 1/2 d'hyperthermie, il existait des lésions ecchymotiques du cerveau au point correspondant.
Dans la folie mélancolique, dans la folie anémique, il eiiste, d'après Aug. Voisin, de l'hypothermie.
Dans l'hystérie il n'est pas rare, d'après le même auteur, d'observer an niveau de l'inium, du bregma, des températures de 40^, alors que la température axillaire est S?"". 11 est probable que dans ces cas l'élévation de température tient à d»^s troubles vasculaires vaso-moteurs et périphériques.
Nous devons rappeler ici que dans l'hystérie et dans différentes maladies mentales, ainsi que vient de le démontrer Ripping, rhyperthermie existe non seulement au niveau du pêricrâne, mais encore dans toute la moitié du corps correspondante.
Il importe donc, dans toutes les recherches de thermométrie cérébrale, de rechercher si Télévation de température ne peut être constatée en dehors du péricrâne et particulièrement dans le côté correspondant du corps.
Maragliano et Seppili ' ont étudié avec un grand soin la température péricrânienne sur cent quinze aliénés.
Les résultats qu*ils ont obtenus sont consignés dans les tableaux suivants A, B, G, D.
'l' la paralysie générale. 1879; huUeiin Acad, de médecine^ p. 38, n» 3.
I. D. Mabacliano et Seppili. Studii di iermometria cérébrale negli 'l'iennti, Rivista expérimentale di Pren. e Med, leg, Anna V, fasc. I etll. Hegie Emilia. 1879. (Traduit par Workman dans The Ahcnist and Artiro*. Vol. 1, n« 1 et 2. 1880.)
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