‹ Traité de thermométrie médicale, comprenant les abaissements de température, algidité centrale et la thermométrie localeChapitre 199 sur 337 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

TEMPERATURE DES MEMBRES CHEZ LES MALADES ATTEINTS P'iiÉMtPLÉOlE RÉCENTE OU ANCIENNE. — ANESTHKSIES.

HÉMIANESTHÉSIES.

Dans la première partie de notrn travail, nous avons signalé la marche de la température axillaire, rectale centrale chez les apoplectiques. Nous ne nous occuperons ici que de la température locale des membres et du corps dans Thémiplégie récente 1 ou ancienne.

Les anciens admettaient généralement que la température s'abaisse là où la motiiité et la sensibilité sont abolies.

Bœrhaave croit quUl n'y a pas caloriflcation moins intense, mais que la résistance au refroidissement est moindre ; cet auteur fait cependant du refroidissement un signe fâcheux : Hemiplegiaeumfrigoreraro viedicabilis, dit-il.

Van Swieten ', dans un commentaire sur ce passage de B(prhaave, assigne comme cause au refroidissement, la circulation plus difficile du sang dans les artères, et il rattache Tatrophie consécutive à cette ischémie.

Abercrombie* admet, comme Bœrhaave, le refroidissement des membres inertes.

1. Van Swieten. Commentant in Bœrhaave aphorismos. Parisiis, 1761, i. ni, p. 369.

2. Abercrombie. Traité des maladies de l'encéphale. Pathological and praciical Rr.$earche9 on Di$ca$es of ihe brain and spinal, Chord. Edirab.

Brodîe ^ et Chossat ^ constatent dans leurs recherches expérimentales sur le cerveau, rabaissement de la température du membre paralysé.

Earle ' rapporte plusieurs observations dans lesquelles les membres paralysés présentent une température basse.

Krimer * et Todd * signaient l'existence, tantôt de Téléyation, tantôt de rabaissement de température dans les parties paralysées.

P. Franck*, Becquerel et Breschet, Andral^ Briquet*, Niemeyer ', Schmitz *^, Romberg * * , Wunderlich **, Monneret *^, Baerensprung *^, constatent le plus souvent des abaissements de température dans les parties paralysées, mais quelques-uns de ces auteurs signalent aussi des élévations. Jusqu'à cette époque les auteurs ne sont pas d'accord sur les conditions qui produisent tantôt l'abaissement^ tantôt l'élévation, ce n'est que plus tard que Ton arrive à quelques notions sur ces phénomènes.

Routier ** donne ainsi le résultat de ses recherches sur la température locale dans les membres paralysés : « Dans les

i. BENJAMm Brodik. Some philotophical researches respecting tht influence ofthe brain on the action of ihe heat and on génération of animal heat, Piiilosophical Transactions, p. 36. iSiO ; Further experimenls and obierwitions on the influence of the brain in the génération of animal heat, PhUosophùal Transactions, p. 378. 1812.

2. Chossat. De l'influence du syst. nerv. sur la chalettr animale. Diss. inaug. Paris, 1820.

3. H. Eablb. On the influence ofihe nervous $yslem in regulating animal heat. Med. chir. Transact., t. VIF, p. 173. 4819.

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