RÉSISTANCE AU FROID CHEZ L*HOMME
sur lui d^une façon nuisible ; car, comme Ta dit Edwards : € C'est à mesure que la faculté de développer de la chaleur s*ac€roit, que la faculté de supporter rabaissement de température diminue. » On comprend dès lors que si le froid dans les premiers jours de la vie amène un abaissement peu considérable, le fœtus pourra peut-être résister plus facilement. Cependant, dans la plupart des cas, la gravité du refroidissement est extrême, et, si le froid a commencé à agir, il est rare que le jeune enfant qui a présenté des abaissements de température considérables revienne à la vie, en recouvrant sa chaleur perdue.
II existe un certain nombre d^observations dans lesquelles on peut noter des températures très basses, chez des individus exposés au froid.
M. le professeur Peter * a vu chez une femme exposée à un froids rigoureux, une température de 26**. Sous l'influence du réchauffement lent, la température remonta à Sô*", 4 ; et la malade guérit.
MM. Magnan et Duguet ^ disent avoir vu chez une femme adonnée à Tivrognerie, et qui avait couché en plein air pendant une nuit entière, exposée à une pluie glaciale, une température de 26® c. Cette température avait été prise dans le vagin.
Ce qui nous parait extraordinaire en même temps qu'intéressant dans cette observation, c'est que malgré cette dépression de la température, cette femme n'éprouva pas de troubles sérieux, et deux jours après elle était complètement rétabUe.
M. Bourneville * est venu à son tour communiquer à la Société de biologie l'observation d'un homme de trente-cinq ans qui s'était couché tout nu sur le parquet de sa chambre, dont la fenêtre était ouverte. C'était au mois de janvier, alors que la température était extraordinairement abaissée. La température rectale était de 27«,4, le pouls imperceptible. Deux heures après la température rectale était 28'',4. Le malade