‹ Traité de thermométrie médicale, comprenant les abaissements de température, algidité centrale et la thermométrie localeChapitre 235 sur 337 · C. Droit · texte numérisé non relu

C. Droit

« Gauche 0,2

« Droit 0,4

c Gauche 0,3

« Droit 1,1

« Droit 0,2

Melcop donne comme moyenne de la température de la )eau du thorax, à Tétat physiologique le chiffre de 32""^ c.

i. FnrRDRicH Melcop. Vcber die diaynostische Verwerthbarkeit localer "•f/iit'nUurcn bH Erkranknnjender Brustorgane. Inaugural-Dissertation. i aiingcn, 1880.

Rbdard,

D'après Sabatier*, à Tétat physiologique les températures superficielles droites et gauches subissent des variations n'obéissant à aucune règle connue ; mais, en prenant h moyenne de plusieurs observations, on arrive à des chiflreï sensiblement égaux.

D'après Moursou^, il n'existe jamais, à l'état physiologique, d'égalité de la température locale des deux côtés da thorax.

D'après cet auteur, le côté droit aurait une température plus élevée que le côté gauche.

Sarda ' résume ainsi le résultat de ses observations :

l"" Généralement la température * du deuxième espace intercostal est un peu plus élevée à droite qu'à gauche ; les 'iifférences moyennes sont de 0*1 à 0*15.

2"" Les températures de la fosse sus-claviculaire sont lêprrement supérieures à celles du deuxième espace (de 0*05 à OoI5).

S"" Les températures des autres espaces sont égales à celles du deuxième, sauf une différence de quelques centièmes a ul dixième pour le quatrième et le cinquième.

4" Le quatrième espace intercostal gauche est généralement plus chaud que le quatrième espace intercostal dnlt; la différence n'excèdiB pas 0*2 et atteint rarement ce chiffreJ

5* Les températures palmaire et de la face antérieure Jij l'avant -bras sont excessivement variables chez le même sujet aux divers moments de la journée ; elles atteignent le maximum après le repas du soir.

ô"* Les températures thoraciques sont plus élevées le s<. que le matin, et cela dans des limites comprises entre 0^1

V Che2 les sujets atteints de fièvre, sans lésion pulmonaira^

1. Sabatier. Des températures générale et locale datis les malaaûs U cœur. Thèse de médecine de Montpellier, 1882.

2. MouRsou. Recherches sur les températures locales» Journal di '*' rapeutique deGubler, 1882.

3. G. Sarda. Contributions à l*étude des températures périph^in^^ et particulièrement des températures morbides locales dans la tuben- ^ pulmonaire chronique. Thèse de Montpellier, 1882.

4. Les températures locales oat été recueillies avec le îherm'j^ --• tre centigrade ordinaire.

A l'État normal 547

la température de la paroi thoracique, comme celles de la face palmaire delà main et de la face antérieure de l'avantbras, s'élèvent plus que la température générale, sans cependant l'atteindre. Dans ces cas, les différences entre deux points symétriques n'excèdent jamais celles que Ton observe chez des sujets sains.

8' Chez les chlorotiques, les températures thoraciques, de même que la température axillaire, sont moins élevées que chez les non-chlorotiques. La dififérence est de 2 à 5 dixièmes "le degré.

9' Pendant l'époque menstruelle, on observe un léger abaissement des températures thoraciques; cet abaissement est surtout prononcé chez les femmes dont les règles sont abondantes.

Mondon * donne, à la fin de son récent travail, les conclusions suivantes :

1* Les températures, obtenues pour une même surface, varient avec les procédés d'exploration employés.

2"* La température normale du deuxième espace intercostal est différente suivant les individus, elle est variable chez le même individu.

Un grand nombre d'observations de températures locales le la paroi du thorax chez des individus sains nous ont perûis d'arriver aux conclusions suivantes :

A Pétat physiologique, la peau du thorax, de même que :elle des autres régions, est soumise à des variations de tem- 'êrature notables.

Il suffit d'exposer la peau à Tair refroidi à 10** ou 12* penlant 2 à 3 minutes pour que la température s'abaisse de h à 2^

Si Ton recouvre la peau en un point limité, par des vêtenents, de la ouate on observe en ce point une ascension is<ez notable de la température.

Si Ton applique un thermomètre recouvert d'ouate, de drap fu (l'une bande de caoutchouc la température s'élève pendant '0 à 25 minutes, tendant à se rapprocher des températures centrales.

1 . P. M. MoNDOîf . Températures locales et phthisie pulmonaire. Thèse le Paris, 1884.

En appliquant plus ou moins de ouate, en pressant plus ou moins sur le réservoir du thermomètre, on peut faire variela température de 5, 6 dixièmes et 1®. Dans ces cas, on n'a pas la température exacte de Tenveloppe cutanée, on obtient f]f^ chiffres beaucoup trop élevés.

On crée une atmosphère d'air confiné autour de la cuTette du thermomètre et les résultats obtenus sont entaché? d'erreur.

Le frottement de la peau, la pression pendant un ceiiair. temps, le décubitus sur un côté du thorax, produisent rîpv élévations de température de 5 dixièmes et 1**, persistan: pendant 20 à 25 minutes.

La moyenne de la température du thorax à l'état non::i est 33°5 à 34^ chiffre un peu inférieur à celui qui a été donné par certaines observations. De plus, il est extrêmement rare de trouver une égalité de température entre les deux c6û< du thorax.

Dans presque toutes les observations chez des sujets à Téfat physiologique, il existe des différences de 3, 4, 5 dixièmes. quelquefois P, entre les deux côtés du thorax, la moyenne est de 4 dixièmes.

Il n'existe pas de règle fixe qui puisse permettre de dire que l'un des deux côtés du thorax est normalement et toujours plus chaud que l'autre.

Il existe souvent cependant au niveau de la région pn'cordiale, à la pointe du cœur, une température légèrement plus élevée que du côté droit.

Sur le trajet de l'aorte, en arrière du thorax, îl n'existe pas d'élévation de température. La température des différent^ points du thorax est à peu près égale, plus élevée au sominet de la cage thoracique.

Comparée à la température de l'aisselle, la température périphérique de la peau du thorax est plus abaissée e:) moyenne de 3« à 3°5.

Si Ton prend la température périphérique sur le m^nsujet, à différents moments de la journée et au même nivea^* on note, à l'inverse de ce qu'on observe pour la températcn axillaire à peu près constante, que les chiffres des températures périphériques obtenus ne sont pas toujours les même<.

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