‹ Traité de thermométrie médicale, comprenant les abaissements de température, algidité centrale et la thermométrie localeChapitre 278 sur 337 · LÉSIONS DU SYSTÈME VASCULAIRE · texte numérisé non relu

LÉSIONS DU SYSTÈME VASCULAIRE

L'élévation de la température s'observe jusqu'au moment de la résorption sanguine.

Les deux observations précédentes nous démontrent que la thermométric locale peut rendre de grands services dans les cas de lésions traumatiques s'accompagnant de compression des vaisseaux par distension sanguine, dans Tétat décrit sous le nom do stupeur locale. La marche de la température donne, on eHet, des renseignements très utiles sur 1? degré de gravité du traumatisme, sur le moment où la circulation se rétablit et où toute menace desphacèle disparaît.

La position paraît avoir une influence marquée sur la température des membres. Richard expérimentant sur de^ individus auxquels il faisait tenir un thermomètre à la main pendant dix minutes dans les positions de rabaissement et le rélévation est arrivé aux résultats suivants :

Tempét

'atures.

des sujets.

Bras abaissé.

Bras élevé.

Différence.

Labit ' a entrepris des expériences semblables.

« Nous avons opéré, dit-il, sur le membre inférieur place pendant une heure sur la chaise de Gerdy; la température était prise comparativement et simultanément sur le membre non élevé que nous tenions dans la position horizontale. »

Voici les résultats obtenus :

1 . Labit. Des phlegmons diffus des membres provoqués par la dn-'ivite. Thèse de médecine de Paris, 1879.

Températures,

Jambe.

Pied.

Posit. boriz. Posit. élevée.

Posit. boriz. Posit. élevée.

OaLITERATlON DES AttTÈliES. — EMBOLIES 645

Age des sujets.

Joh. Meuli * a constaté des abaissements de température assez notables pendant rélévation des membres.

Oblilératio}% des artères. — Embolies,

Dans un cas d'oblitération de Tartère fémorale observé par Broca^, il y avait, en comparant le membre malade au membre sain : — 2* à la jambo malade; + ^ au niveau de la partie inférieure de la cuisse du même côté et enfin la température était la même des deux côtés au niveau de la partie supérieure do la cuisse.

Broca arriva à cette conclusion que Toblitération devait siéger au niveau du point où la température était la plus élevée et Tautopsie vint confirmer ce diagnostic.

Dans un second cas, confirmé de même par l'autopsie, il y eut constamment un refroidissement, un abaissement de température dans la jambo malade, variant de — 3% — 2° à — P. Au pli de l'aine, la température était la même de l'un ou de l'autre côté : à la partie interne et inférieure de la cuisse, du côté de la gangrène, il y avait élévation « mais là se produisit un phénomène qui nous parut bien singulier d^abord et dont nous eûmes plus tard l'explication. A la main, l'élévation de température était manifeste; le thermomètre nous donnait + 0^*6. Le thermomètre était fixé à la partie interne do la cuisso; plus tard, nous l'appliquâmes sur un autre point de la circonférence du membre et nous trouvâmes alors + 2. C'est que de Tun comme de l'autre côté

1. Joh. Meuli. Les modifications du pouls et de la température par VéU'vation des membres. Tliès. inau^. Lcipzisr, 1881.

2. Brocv. Bulletins de lu Société de chirurgie, 1861. T. II, p. 6-33.

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le thermomètre était appliqué sur le trajet de rartère. Da côté malade, il reposait sur Tartëre oblitérée du côté sain, le sang passait dans l'artère entretenant à ce niveau une élévation de température. Aussi, quand on plaçait la boule thermométrique dans d'autres conditions, sur un autre point de la circonférence du membre on trouvait non plus -f- 0^*6 mais

Ce fait vient donc à Tappui du précédent, et permet de tirer cette conclusion très importante ^rw'onpfu^ en étudiant la température dans différents points d'un membre dans lequel une artère est oblitérée, arriver ^ suivant les variations de tempéniture qu'on observe, à diagnostiquer le point où existe l* oblitération,

Virchow * a constaté que, dans les cas d'oblitération artérielle par embolie, il y avait abaissement de température bientôt suivi d*une élévation, tantôt du au rétablissement de la circulation, tantôt dû à Tinflammation concomitante.

Ànévrysmes artériels. — D'après Demarquay, dans les anévrysmes artériels, le membre restant sain, la température locale n'éprouve aucune modification notable.

Dans plusieurs cas, Broca a noté une élévation de température du membre du côté de l'anévrysme.

Dans un cas d'anévrysme artériel poplité, la température du malade, prise sous la langue, étant de SG^'Q, Broca' a noté les chiffres suivants :

Cdté sain. Côté malade. Différaoee.

Entre les orteils 28* 31 M 3*4

Sous le mollet 3P4 33''8 2«4

Sous le jarret 33'»8 34»6 0^

Deux jours après, on a recommencé rezpérience et on a obtenu les mêmes résultats.

Ainsi donc, dans ce cas, le membre est plus chaud du côté de l'anévrysme, et la différence est d'autant plus grande qu*on descend davantage au-dessous de la tumeur.

« C'est bien là la preuve, dit Broca, que l'élévation de la température est due à la congestion des capillaires, et il est

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