‹ Traité de thermométrie médicale, comprenant les abaissements de température, algidité centrale et la thermométrie localeChapitre 282 sur 337 · GANGRÈNE · texte numérisé non relu

GANGRÈNE

paraît au toucher plus élevée que celle du côté malade. »

Crosselin, L. Labbé ont noté le même fait.

Dans un cas d'anévrysme cirsoïde de Toreille, cité par Terrier, et observé par Léon Labbé et Coyne, la température du côté malade (ST^'ô) dépassait celle du côté sain (d6''8) de 1* environ.

Tumeurs vaseulaires. — La thermométrie locale peut donner d'utiles indications dans les tumeurs vaseulaires.

Les tumeurs avec un développement vasculaire notable, celles qui sont riches en artères donnent une température locale élevée.

C'est ainsi que dans un goitre vasculaire avec battements principa'ement développé à gauche, le côté droit présentant des dilations veineuses superficielles, nous avons noté :

Côté gauche 36°

Côté droit 34'>2

Gangrène. — Dupuy tren * , parlant de la tem pérature dans les parties gangreneuses, s'exprime ainsi :

« Ce n'est pas, comme on pourrait le penser, un froid semblable à celui du cadavre, et qui n'a lieu que parce que la partie mortifiée s'est mise en équilibre de calorique avec l'air ambiant ; c'est un froid glacial supérieur au froid cadavérique, au froid que marque le thermomètre exposé à Tair, ou même plongé dans l'eau courante. J'ai fait, il y alongtempsà ce sujet, des expériences nombreuses; le thermomètre, approché de la partie près de tomber en gangrène, descend plus bas que dans les milieux indiqués. »

Les autours du Compendium de médecine ont blâmé avec raison les termes trop peu exacts de rilluslre chirurgien. « En efTet, l'expression de froid glacial supérieur au froid cadavérique manque de précision; le cadavre, l'air ambiant, l'eau courante ont des températures trop variables pour servir de termes de comparaison dans une observation rigoureuse. *

Nous trouvons, daus le Compendium de médecine pratique, t. IV, plusieurs expérimentations rénnissani toutes les con-

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