DES MEMBRES AMPUTÉS
dans les Mémoires de chirurgie par M. Verneuil, (t. II, p. 785. Paris, 1880). Redard a toujours vu rabaissement de la température des moignons. »
Nous pensons que Télévation de température, constaté dans ce cas par Parizot, tient à la plaie du calcanôum. Il aurait été intéressant de rechercher s'il n*existait pas chez ce malade quelque foyer d'osteïte ou de suppuration profonde* L*éIévation de température Indiquait des lésions inflamma* toires profondes.
Conclusions. — Nous n*aYons pas signalé les modifications de la température locale dans les premiers jours qui suivent Tamputation des membres.
I^es résultats obtenus sont faciles à prévoir. Jusqu'au moment de la cicatrisation, élévation de la température plus ou moins marquée suivant la marche de la réunion, très élevée au moment de la formation des abcès, lors de l'apparition des complications (érysipèle, etc.)*
Dans les premiers jours, deux à six jours en moyenne, le moignon, comparé au côté homologue sain, présente un abaissement de température de S'* à 4» ; de 6o à 8o avant et [•endant le sphacèle. La therroométrie locale peut donc dans ces cas fournir des renseignements sur la vitalité des lambeaux.
Après la cicatrisation, la température locale d'un membre amputé est abaissée dans toute son étendue, très légèrement relevée à sa racine.
Ces modifications de la température locale peuvent être ^>bservées assez tôt et nous les avons notées deux mois après l'amputation des membres, elles sont surtout très marquées flans les amputations anciennes. Elles existent dans les am- [mutations des extrémités (main, pied).
L'explication de cette hypothermie locale nous paraît r'oniplexe. Elle est due à la diminution notable do l'activité i-irculatoire du membre observé, liée à la diminution de calibre des vaisseaux, et aussi à l'atrophie des membres très narquéa dans plusieurs de nos observations. L'abaissement lie température n'est pas lié seulement à l'atrophie des nombres amputés, car nous avons pu observer très nette-