‹ Traité de thermométrie médicale, comprenant les abaissements de température, algidité centrale et la thermométrie localeChapitre 322 sur 337 · NORMAL ET PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

NORMAL ET PATHOLOGIQUE

/. Thermomélrie utérine et vaginaÀe pendant la menstruation la grossesse et l'accouchement,

IL Thermomctrie de Vutérus et du vagin dans les maladies de ces organes.

La menstruation élève la; température vaginale et utérine de quelques dixièmes de degrés. Ce fait ressort d'observations précises publiées par Fricke * (de Hambourg). Cet auteur a comparé dans de nombreux cas la température axillaire à la température vaginale avant etaprèslamenstruation, et il a constamment noté dans ce dernier cas une légère élévation thermique du vagin et de Tutérus.

D'après Granville, {Home Lectures^ t. V) qui s'est occupé un des premiers de la température utérine chez la femme grosse^ la température de l'utérus s'élèverait notablement après l'accouchement.

Gavarret a observé dans un cas que le thermomètre introduit dans le vagin d'une brebis stérile marquait 39^85, dans un autre cas, le vagin d'une brebis présentait au moment de mettre bas une température de 39^, pendant la parturition 40*», après l'accouchement 40**5.

i. Fricke (de Hambourg). Zeitschrift fur d. gesamte Med. HeH. 3. Hamburg, 1838.

THBRMOMérRIE UTERINE ET YAOINALB 713

Bserensprung ' par ses mensurations thermiques a établi que le développement du poulet s*accompagne d'une élévation de température. Ces premières expériences jointes à d^autres faites sur les fœtus de lapin, celles pratiquées sur les femmes enceintes, le conduisirent à cette conclusion, que l'enfant contenu dans f utérus a une température plus élevée que celle de la mère.

SchdQifer' en 1863, soutint dans sa thèse la même conclusion.

D'après Schrœder', la température de Tutérus en gestation est supérieure à celle du vagin de C'IQ en moyenne et à celle de l'aisselle de 0^29.

D après Winckel, la différence entre la température de l'utérus et du vagin serait 0'13 à (y'IQ.

S'appuyant sur ce que la température du fœtus est supérieure à celle de la mère, et que la température de l'utérus est supérieure à celle du vagin, Cohnstein * recommande la thermométrie utérine dans le but d'établir le diagnostic de grossesse, et de savoir si Tenfant est vivant ou non.

Dans les cas ou l'enfant est mort, dit Cohnstein, l'utérus ne recevant pas la chaleur produite par le fœtus vivant, offre une température abaissée.

Schroeder en effet a trouvé chez une femme enceinte dont l'enfant était mort depuis dix-sept heures, la température de l'utérus supérieure de 0°2 seulement à celle de l'aisselle, tandis que lorsque l'enfant vit, la différence est de 0°d83 pendant le travail, de 0''29 pendant la grossesse et de O^'IO au minimum.

D'après Cohnstein, la comparaison de la température utérine a celle du vagin ou de l'aisselle permet de porter un jugement sur la vie de Tenfant. Si la température est égale ou inrérieure à colle du vagin, l'enfant est mort. Si la température utérine est supérieure à celle du vagin, plusieurs mensurations sont nécessaires avant de conclure, caria diminution de chaleur du fœtus peut être graduelle.

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