‹ Traité de thermométrie médicale, comprenant les abaissements de température, algidité centrale et la thermométrie localeChapitre 324 sur 337 · PENDANT LA GROSSESSE ET L'ACCOUCHBMENT · texte numérisé non relu

PENDANT LA GROSSESSE ET L'ACCOUCHBMENT

moyen d'aiguillôs thorrao-élecfriques que chez les lapines en dehors de la gravidité, il n*existe pas de différence entre la température utérine et celle du vagin.

Coiuiaie conclusion des recnerche3 des derniers uuieur» que nous venons de citer, on peut dire avec Marduel', auteur d*une analyse importante sur cb sujet :

Que r existence dune lempéraiure utérine supérieure à celle du vagin^ en dehors de certains cas pathologiques^ est un signe de grossesse j avec enfant vivant.

Dans le cours de lu grossesse, la constatation dune température utérine égale à celle du vagin indique la probabilité de la mort du foetus.

Dam une grossesse avérée, une température utérine inférieure à la température vaginale annonce sûrement la mort de tenfant.

D'aprës le professeur Peter \ la température intra-utérine après Vaccouchement peut s'élever sans qu'il y ait surélévation de la température axillairô, et chez la femme à terme, la température utérine semble ne pas influencer la température générale.

Au contraire, dans quelques cas où Peter a pu prendre la température axillaire et utérine, avant et après Taccouchôment, il a trouvé une légère surélévation axillaire en même temps que la surélévation utérine; la surélévation utérine dépassant néanmoins Taxillaire de 0<>2.

« Ces recherches sembleraient prouver, dit cet auteur, que Pacte de la parturition élève la température générale ainsi que la température utérine, et qu*il place aussi au moins momentanément, l'organisme entier comme l'utérus dans un état d'hyperthermie favorable à la genèse de Tinflammation. »

« Dans seize cas, la moyenne de la température utérine après l'accouchement fut de 38^2 exactement: 38*17, c'est-àdire que cette moyenne fut de 0^7 plus élevée que la moyenne normale, et de O^'S plus élevée qu'avant l'accouchement.

1. P. Marduel. De laThermométrie utérine comme moyen de diagnostic de la groêsessCf ainsi que de la vie du ftfiuê, d après les iravauœ de Cohnsteiny Pehlimjy Schlesinger et Akxeff, Lyon médical, d*4I.T« XXIII,

2. Peter. Leçons de clinique médicale. T. Il, 1879, p. p. 692-710.

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€ Le travail utérin élève donc la température utérine. De même, la température axillaire peut brusquement s'élever bien que la parturition s^accomplisse physiologiquement. »

D'après Peter, après raccouchement, et lorsqu'il existe des accidents morbides, la température intra-utérine s'élève, mais il est à remarquer, qu'en général, au cas de fièvre puerpérale, la surélévation thermique relative est plus considérable dans Taisselle que dans Tutérus au début des accidents, ce qui démontre, d'après Peter, que Tétat général précède et prime la lésion locale.

Quand le traumatisme utérin a été le point de départ des accidents, la surélévation utérine dépasse au début comme pendant la durée des accidents la surélévation axillaire.

Comme conclusion principale de ses recherches, Peter admet que Thyperthermie utérine chez la femme grosse ou accouchée la prédispose à la puerpéralité et aux affections utérines.

Nous devons faire remarquer que toutes les recherches de thermométrie utérine que nous venons de citer ont une certaine importance scientifique, mais elles ne nous paraissent pas devoir être recommandées dans la pratique. Contrairement aux auteurs allemands, nous pensons qu'il peut survenir des accidents graves et Tavortement à la suite d'introductions répétées de thermomètres dans la cavité utérine pendant la grossesse et après l'accouchement.

II. Thermométrie de l'utérus et du vagin dans les maladies de ces organes, — Cohnstein a trouvé la température utérine supérieure à celle du vagin dans Tendométrite aiguë, dans la métrite aiguë, la para et périmétrite, les excoriations et les ulcérations de la surface interne des lèvres du col.

Dans les fibromes utérins, dans les infarctus utérins chroniques, dans les tumeurs ovariennes, dans les cas d'augmentation de volume du bas ventre par accumulation de graisse, la température de l'utérus, contrairement à ce que Ton observe dans la grossesse, reste égale ou inférieure à celle du vagin. La thermométrie dans les cas douteux rendra de grands services.

Des recherches de quelques auteurs, il résulte que dans les

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cas d'hématocèle, la température de Tutérus et des culs de sacs utéro-vaginaux s*abaisse.

Dans les cas d*hématocèle compliqués de pelvi-péritonite, la température n'atteint jamais les chiffres observés dans les pelvi-péritonltes franches.

D'après Braun * (de Vienne) la température locale de Tutérus ne s'élève dans Thématocèle retro-utérine que lorsque cette affection se complique de péritonite.

Martineau signale Télévation de la température locale au niveau de la région abdominale dans Tadéno-phlegmon du ligament large et pelviutérin, dans Tadéno pelvi-péritonite.

Diaprés Martineau ' la température de Tutérus dans les cas de mérite aiguë, sub aiguë et même chronique est plus élevée que celle du vagin et que la température générale du corps.

i. Bradn. CEsierr, Zeitschr. fûrpraht, Heilkunde. 1864. 2. BIartwbau. France médicale. 1879, n® 42-44.

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