‹ Traité de thermométrie médicale, comprenant les abaissements de température, algidité centrale et la thermométrie localeChapitre 4 sur 337 · VARIATIONS · texte numérisé non relu

VARIATIONS

pérature noctm^ne ; la première a une durée de 13 heures bO minutes ;

2? La moyenne de la température diurne est de 38"^ avec oscillation positive ou négative pouvant aller à 1*, tandis que la moyenne de la température nocturne est de 37"* 6, avec oscillation pour plus ou moins d'un dixième de degré ;

3^ Le maximum de la température diurne est de 2S^ 4 ;

4* Le maximum se montre également entre 1 et 3 heures et entre 7 et 9 heures du soir et le minimum de la température nocturne est de 37'' 4 se produisant entre 4 et 7 heures du matin ;

5* Enfin, la moyenne générale prise dans l'anus est 37<>87.

Esching a fait aussi des observations très complètes et dont voici le résumé :

14 observations. 5 à 7 heures du matin, avant le café 36°43. 10 observations. 7 à 9 heures du matin, après le café 36*^82.

8 observations. 9 à midi, avant le dîner 36°93.

13 observations. Midi à 2 heures du soir, après le dîner 36*85.

2 observations. 4 à 6 heures du soir, avant le café 36^91.

4 observations. 6 à 8 heures, après le café 36W.

15 observations. 8 à 10 heures, travail 36«47.

Ici on trouve donc deux maxima dans la journée, un entre 9 heures et midi, un autre entre 4 et 6 heures du soir.

Damrosch * est arrivé aux mêmes résultats.

D'après Errico de Renzi * :

V La température animale n'est pas tout à fait la même aux différentes heures de la journée ; elle présente des variations diurnes constantes et déterminées.

2* Elle va constamment en s'élevant à partir de la première heure du jour jusqu'à deux heures de l'après-midi, puis elle décroît d'une manière continue et graduelle.

3» La température animale que Ton observe à deux heures de raprè.s-mîdi, peut dépasser d'un ou deux degrés celle que l'on constate au commencement de la journée ou dans la

1. Dahroscb. Sur les fluctuations quotidiennes de la température de Vhomme à létal de santé, (Deutsche Klinik. p. 29 à 35, 1853).

2. E. DE Renzi. — H Filiatre Sebezio, mars 1865, et Gazelle hebd.,

soirée. Ces variations paraissent être surtout marquées chez les animaux très jeunes.

4^ Les variations diurnes ne sont produites ni par la digestion, ni par ringestion des aliments; elles s'observent également chez rhomme qui est à jeun et chez celui qui s'alimente.

5"* Les aliments ingérés dans Testomac produisent d'abord un abaissement, puis une élévation de la température. L*abaissement de température fait seulement défaut quand les aliments ingérés ont une température très élevée.

G*" Les variations diurnes de la chaleur animale ne sont influencées que par les variations de la température extérieure. Toutefois, rinfluence de la température du milieu ambiant sur la chaleur animale est assez limité.

1^ L*obscurité abaisse la température : la variation diurne qui se produit pendant le jour ne saurait cependant être mise exclusivement sur le compte de la lumière solaire.

8* La variation diurne, fixe et régulière ne peut être expliquée que par l'intensité des fonctions organiques, variable aux divers moments du nyctimère.

M. Billet* donne le résultat suivant de ses observations :

A sept heures du matin, réveil 36®5

A onze heures, avant dîner 36*4

A onze heures trois quarts 36«4

A une heure, en fumant ST® A trois heures du soir, une h., après le café 37<'4

A six heures, avant dîner 37*2

Après avoir fumé 37®

Trarail depuis huit heures 36*3

A trois heures et demie du matin 36*1

La température était prise sous Taisselle.

William Ogle * a indiqué une température minima un peu plus basse que 36<'2, le matin de 5 à 6 heures, et une température maxima un peu plus élevée que 38% le soir à 7 heures, mais il a trouvé un minimum de 36*", 1 pendant une matinée d'hiver et le mairtmum de 38* dans un bain turc.

i. BiLLFT. Etudes cliniques sur la température, le pouls et la respiralion. Thèse de Sirashourcf, 1869.

2. William Oglk. On the variations in the Température of tke human body, (Sl-Gcorges Uospital Reporls, 1866, t I, p. 22-247),

D*aprës M. Paul Bert * la moyenne de température journalière existe vers dix heures.

Influence de Vâge. — I. — Température chez le nouveau-ni et t enfant. On a prétendu que Tâge exerçait une influence sur la température et il est très important d'être fixé sur cette question.

Despretz ^ donne les chiffres suivants :

35^ après la naissance.

36099 à 18 ans.

37«14 à 30 ans.

37«13 à 78 ans.

Bsrensprung a établi la table suivante pour la température aux différente âges de la vie :

A la naissance 37o08.

Peu après la naissance 36«95.

Pendant les premiers lOjours delavie. 37o55.

Jusqu'à la puberté 37*'63.

De 15 à 20 ans 37*'39.

De 21 à 30 ans 37«08.

De 31 à 40 ans 37*'ll.

De 41 à 50 ans . 36«94.

De 61 à 70 ans 37«09.

A 80 ans 37*46.

De ce tableau l'auteur tire la conclusion que la température ne varie que très peu aux différentes périodes de la vie.

Après la naissance, elle s'abaisserait pour remonter un peu et devenir presque égale à celle que l'on observe de 15 à

20 ans.

La température moyenne, d'après ce tableau, serait, chez l'enfant, de 37% 30, depuis la naissance jusqu'à la quinzième année.

1. P. Bert. Article Chaleur du Dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiques, publié soas la direction de Jaccoud.

Voyez au5si :

BiLLROTH. Dans Arch. de phys. de Brown-Séquard, t. I, 4868,

ZiMMERMANN. Archiv. fur Klin, MedidnA, VI, 5 et 6. 4869, p. 501.

2. Despretz. Acad. des sciences, 1823. Annales de chimie et de pAysi^uf, 1824.

Chez le vieillard de 37^04, de 41 à 50 ans et de 37%17 pour Textrême vieillesse.

D'après Bœrensprung, la température du fœtus dépasse à peine celle du vagin et de Tutérus de la mère.

Il est important de noter dès à présent que Tenfant naissant est dans les mêmes conditions que les jeunes mammifères et nous aurons plus loin à examiner si le symptôme algidité, qui éclate si souvent chez lui avec une intensité effrayante, n*est pas amené par cette facilité très grande qu*il présente pour le refroidissement.

Depuis les travaux de W. Edwards * Ton sait du reste que cette différence dans les phénomènes de calorification est liée à une semblable différence dans la consommation d'oxygène, et Regnault a montré que ce mouvement d'ascension se fait jusqu'à Tétat adulte, un déclin se produisant plus tard.

Edwards a aussi examiné les différences de température que pouvait présenter le nouveau-né, suivant qu'il était venu à terme ou avant terme, et il a trouvé que chez un fœtus de 7 mois, la température était seulement de 32"^ dans l'aisselle.

Sur 37 nouveau-nés que Bserensprung a examinés, la température dépassait 37^, 5, chez 26 et chez un seul elle descendait au-dessous de 37^75.

Certains auteurs prétendent que la température est assez élevée chez le nouveau-né et Liebig ^ donne, pour la température normale, le chiffre incroyable de 39* c.

M. H. Roger ^ a fait aussi un grand nombre d^observations desquelles il résulte : qu'au lieu d'un abaissement de température, il y a fort souvent une élévation au moment de la naissance. Cet auteur établit du reste plusieurs catégories :

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