‹ Traité de thermométrie médicale, comprenant les abaissements de température, algidité centrale et la thermométrie localeChapitre 47 sur 337 · Tbaon. Société anaUmique · texte numérisé non relu

Tbaon. Société anaUmique

M. Bourneville * réunit six observations inédites et publia un important travail sur ce sujet.

Dans deux observations de M. Bourneville on note des abaissements considérables ; dans un cas chez un malade âgé de 67 ans, qui présentait une néphrite parenchymateuse, la température six heures avant la mort était 33%6.

La température relevée d'heure en heure donna chaque fois un léger abaissement 83^,4, puis 32^,2. L*agonie survenant, la température rectale fut 31^,5.

Dans le deuxième cas, chez un malade qui avait une dégénérescence kystique du rein, la température rectale prise à neuf heures du matin était 30% 1.

M. Bourneville donne les conclusions suivantes :

l^ L*urémie s'accompagne to^jours d*un abaissement de température considérable ; •

2"" Cet abaissement s'accuse de plus en plus ik mesure que la maladie approche do sa terminaison.

Comparant la marche de la température de Turômie k celle de réclampsie, cet auteur fait remarquer :

r Qu'au début, il y a une élévation de la température dans réclampsîe puerpérale et un abaissement dans l'urémie ;

Z^ Que dans le cours du mal éclamptique, la température monte de plus en plus et avec une grande rapidité, tandis qu'elle s'abaisse progressivementdans l'urémie ;

3<» Que ces différences s'accentuent encore davantage aux approches et au moment même de la mort, dans l'éclampsie, la température arrive à un chiffre très élevé 41*^, dans Turé* mie au contraire, elle descend très bas, bien au-dessous du chiffre normal.

Un grand nombre d'observations ont été publiées depuis ces premiers faits et dans toutes on a signalé l'hypothermie, marchant de pair avec l'urémie.

Rares, dans la néphrite parenchymateuse, les abaissements de température sont au contraire presque constants dans la néphrite interstitielle à marche chronique s'accompagnant

1. BocRXEviLLK. Moiivrmmt mcdical^ 4870 et Etudes cliniques êi thermométriques $urles maladies du système nervewK, 2* partie. — Urémie et éelampsie.

▲ffsenoNs niMALii 76

d*nrémie, de troubles profonds de la circulation, de la respiration, et de la nutrition.

Dans les afltsetions eUrurgicales du rein, dans la rétention complète ou incomplète, dans les néphrites sarvenant comme conséquence d*un ol)9tacle à l'émission de Turine, dans la néphrite suppurée, l'hypothermie a été signalée depuis longtemps par MM. pillrotb, Demarquay, Yerueuil, Guyon.

Dans la thèse de M. Bazy * ou trouve un certain nombre d'affectioni chirurgioalep du rein, s'accompagnant d'abaissements de températufet

Chez un malade atteint de r^écisaement de Turèthre ancien, avec rétention incomplète d*urine, pyelo-néphrite, cachexie urlnaire, le thermomètre descendit à 3ô*,5.

Chez un autre qui présentait un rétrécissement ancien et infranchissable, et chez lequel Turèthre s'étant rompu, il survint une infiltration d*urine,on nota les derniersjour de layie 36*,8, 3&%7. A l'autopsie on trouva une néphrite interstitielle.

Pans «no observation de MM« DeboveetDreyfou8^ lat^m* pérature a'abaîflaa les premiers jours entre 80'' et 37^ puis entre 86%5 et 87«,t, à la Qn elle s'éleTa à 3S',5, âO'5 et 38^ Il existait dans oe cas de Tanurie persistante conséoutive à une compression des uretères, à une dilatation des oalioes et [à une néphrite interstitielle aiguë.

Dans un cas de néphrite interstitielle ayec urémie arrivé à la dernière période, nous avons trouvé des abaissements de température considérables S^^^^S, 3ô%3.

Glaser ' a observé dans des cas d'urémie des températures de35%3t

Obsbrvation YI. — Néphrite et Urémie, — Homme de 65 ans. On note les chiAres thermomètriques suivants :

ao octobre, température. • • t 1 3509 "fr.™

Jusqu^au 11 novembre, variations de température entre 37^ et 3M. -^ Dlarriiée, vomissements, grande quantité d'albumine dans Turine.

i. Baxt. Théâêdâ Pari», «890.

Page 1