SG*» F
(81^ F.) 27»5 dans l'aisselle.
(82«15F.) 28« rectum.
12« rectum.
LÉSIONS PiLTHOLOGIQUES DB hk MOELLE EPimÈRE 111
A l'autopsie, fracture et luxation de la 6* et ?• vertèbre cervicale; fi-acture de la base du crâne. Épancbement sanguin au voisinage de la fracture.
Dans deax observations récentes, Nieden * signale à la suite de firacture et de taxation de la colonne vertébrale des abaissements de température considérables.
Observation XYII. -^ Un cocher de 60 ans, qui tomba d'une Libelle, se luxa la septième vertèbre cervicale sur la première dorsale. Mouvements de la tête, de la nuque, des membres supérieurs simplement douloureux ; mais paralysie de la sensibilité et de h motilité de tout le reste du corps à partir du troisième espace intercostal. Dix heures après Taccident, la température était de 2&*\ ; jusqu'au commencement du troisième jour, la température monta lentement jusqu'à 37*> ; mais, le quatrième jour, elle retomba h 3&*A. Dans la nuit du sixième jour 32<^ ; le septième, 31<*1 ; les huitième et neuvième, 29^1. Le dixième jour la mort survint, la température fut de 27^2 et de 27<^ ; dix minutes après la mort, elle monta de trois dixièmes.
Observation XVIII. — A la suite d'une chute survint une paralysie des quatre membres, et de l'anesthésie à partir du deuxième espace intercostal (fracture au niveau de la troisième et quatrième vertèbre cervicale). Les premières températures ftirent de 33^4, 33% 32^. Huit heures après Faccident, 33^3, malgré les tentatives pour le réchauffer. La température se mit alors à monter lentement : 37^3, treize heures après Taccident ; elle était à 39°2, au moment de la mort, dix-neuf heures après la chute.
11 n*existe dans la science qu'un très petit uombre d'observations de lésions pathologiques de la moelle avec abaissements de température.
Jackson ', dans un cas d*Iiémorrhagie médullaire extraméningée, trouva une diminution notable de la température.
MannkoflP dans un cas de myélite signale le coUapsus et un abaissement de température de 35'',2.
\. NiEDBN. Berlin, Klin. Wochcnschr,^ 1878.
2. Jackson. Cité par Hayem. Des hémorrhaqiet de la moelle, (thèse d'agrégatioa, 1872).
3. llANNKorr. Cité par Dujardin-Beaumetz. De la myélite aigué (thèse d'agrégation, 1672).
112 ABAISSEMENTS DB TEMPEKATURB
Irritation des mrfs sensitifs. Influence de la douleur. — Les degrés et la nature de la douleur sont variables à rinflni ; lorsque Ton excite chez un animal un nerf sensitif, cette excitation retentit sur plusieurs systèmes, le système circulatoire, nerveux, musculaire.
Si nous voulons donc dégager nettement ce qui appartient à rélément douleur dans nos résultats thermométriques, la difficulté est extrême.
Les premiers observateurs ne se sont peut-être pas assez mis à Tabri de ces erreurs ; ils provoquaient de la douleur et constataient le résultat thermométrique sans se préoccuper des causes accessoires qui pouvaient troubler le phénomène- Un assez grand nombre d'auteurs parmi lesquels Demarquay* avaient conclu à Télévation de température par la douleur.
Diaprés Kri mer, Tirritation d*un nerf donne lieu à une augmentation de température.
Il est vrai que Krimer se préoccupe peu de la température générale et il n'observe que la température du membre où se rend le nerf excité.
Earle^ a trouvé la température d*un bras, siège de vives souffrances, à la suite d*une blessure, plus élevée de 1^,3 R. que sous la langue .
Voici comment Demarquay a pratiqué ses expériences sur les animaux :
Première expérience. — 21 janvier 1847. — Je fis fixer un chien dont la température était de 38^, le thermomètre resta dans le rectum.
Je fendis alors lentement Faisselle jusqu'aux vaisseaux axillaires et pendant rexpérience le thermomètre monta de 38*» à 38**5.
A la même époque, je pratiquai la désarticulation de lepaule d'un autre chien et je constatai que cette expérience avait également donné lieu à une augmentation de 0^5 ou de 0^5 au thermomètre.
i. Deharqcay. Recherches expérimentales sur la température animale. Thèse inaugurale. Paris, 4847.
2. ËARLE. On ihe influence ncrvous System in regulatvig animal Hcat, — Medico-chir. Transactions, t. Vii, p. 173, 1819.
réSIONS DU SYSTÈME NERVEUX PERIPHERIQUE 113
L'irritationd'uneparUeenflamméedonneégalementlieuàune augmentation de température. Sur un chien dont le péritoine était fortement enflammé, si j'irritais cette membrane avec un thermomètre, il y avait élévation sensible de la température.
îktméfne expérier^e. — Après avoir déterminé à Tavance la tompératare d*un chien vigoureux, je mis le plexus brachial à nu; lorsque le chien fut reposé, j'excitai les nerfs à Taide d*un scalpel, et je vis monter le mercure du thermomètre placé dans le ix^ctum de l'animal pendant Texpérience.
Ces résultate ne peuvent, suivant nous, amener à des conclusions très nettes. Dans les circonstances où Ton excitait le Derf sensitif, pouvait-on dire que l'élévation de température tenait à la douleur? Nous appuyant sur de récentes expériences, nous pouvons dire que les erreurs tiennent en grande partie à la modification imprimée à la température par les mouvements que fait l'animal soumis à une vive douleur. Les recherches d^Helmholtz, Solge, Heidenhain, Meierstein, Thiry, démontrent en effet, que le mouvement élève la température.
Cl. Bernard, après avoir introduit un thermomètre dans la carotide d'un chien, met à découvert un filet du plexus cervical, et excite le bout central de ce nerf, il note d'abord une élévation, puis un abaissement de température.
Dans une autre expérience, après l'électrisation du bout central du nerf auriculaire (plexus cervical) la chaleur de loreille du lapin baissa considérablement.
Le nerf sensitif, dit Cl. Bernard, ne saurait agir ici par lui*mème sur la température du corps; il n'est en somme, que l'agent indirect du refroidissement. L'agent direct, c'est le sympathique; c'est dans les centres nerveux que le premier nerf réagit sur le second.
Mantegazza^ a fait, en 1866, des expériences très consciencieuses dont voici les principales conclusions : 1*^ Les douleurs intenses transmises par les nerfs rachidiens et la peau produisent rapidement un abaissement notable de la température Sijii dans le rectum, soit aux oreilles;