DES ARAISSBMENTS DE TEMPERATURE DANS LES BRULURES
COORBB N* 22
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Obsbrvation CIII- — C. X... a eu aussi un cdisson de poudre qui a éclaté près de lui.
Il est atteint d'une brûlure assez profonde de toute la cuisse gauche, ainsi que dans la fesse correspondante, 11 nous semble être dans un certain état d'ébriété.
La température prise immédiatement (fi h .) est de 36*3
A 11 heures 36^4
A 1 heure de l'après-midi 37*7
A 2 heures 38"3
Observation CIV. — D..., 23 ans, il est atteint de contusions nombreuses et a en outre une vaste brûlure, au troisième degn!', de toute la partie supérieure du thorax et de la face : le malade est dans une très grande stupeur.
Sa température prise immédiatement est de 35"
2 heures après 34"
Le malade meurt bientôt avec 34°2
Dans les observations qui précèdent noua venons de voir constamment un abaissement de température très considéra-
ble ',34%6, 36*,3, 35',7). — Dans les deux premières, la réaction s'est produite environ huit heures après Taccident. Dans la première observation on note, au moment de la mort, un nouvel abaissement de température .
Dans la troisième, la mort est arrivée sans réaction. Billroth^ qui a observé de ces cas de brûlures considéra^ bles a vu la température s'abaisser dans un cas jusqu'à 33* centigrades.
Ladé a constaté dans un cas une température de 33^ dans l'aisselle. — Falck^ a vu chez des lapins sous l'influence de brûlures, la chaleur centrale descendre à 19*.
Ces abaissements de température ne se montrent que dans les cas de brûlures étendues et très graves, elles indiquent presque toujours un pronostic fatal.
Quant aux causes probables de l'abaissement de température dans les vastes brûlures, de nombreuses théories ont été émises.
Billroth, qui s'est particulièrement occupé de cette question, nous dit que deux hypothèses ont été données pour ex- P iqaer la cause du danger que présentent les brûlures ; diaprés la première la mort serait Tefiet d'une paralysie réflexe îa système nerveux à la suite d'une surexcitation très vive émanant d'un foyer périphérique, d'après la seconde, l'agent mortifère serait la suppression de la perspiration cutanée.
Sappuyant sur les expériences d'Edenhuisen qui, en injectant du carbonate d'ammoniaque chez un animal, a vu un abaissement de température en rapport avec la quantité de substance injectée, Billroth veut attribuer l'abaissement de la température dans les vastes brûlures à la rétention de lammoniaque dans les tissus qui agirait à la façon d*un poison.
.Toutefois tout en constatant l'identité des lésions chez les brûlés et les animaux soumis aux injections expérimentales (hypérémies des organes internes, ecchymoses), il lui a été impossible de retrouver le phosphate ammoniaco-magnésien dans le tissu cellulaire sous-cutané.