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A.r,COOI,. ANTIMONIAUX
Se fondant sur un grand nombre de faits observés, Alvarenga établit les propositions suivantes :
lo Dans les maladies fébriles, l'alcool, administré à haute dose (120 grammes 1/2 dans les vingt-quatre heures), fait baisser la température de quelques dixièmes de degrés à 1°.
2° La diminution de la température se manifeste dans les vingt à quarante-huit heures.
3° L'abaissement de la température n'empêche pas l'exagération du soir, qui peut égaler ou excéder la chaleur constatée au matin du jour précédent.
4° Dans la défervescence, la rémission de la température peut arriver au-dessous du point physiologique.
5° L'action des alcooliques s'effectue beaucoup plus promptement sur la température que sur le pouls et la respiration.
Les observations de M. Bidard ^ démontrent l'action puissante de l'alcool comme antifébrile dans le traitement de la pneumonie.
Le D"" Dumouly donne les conclusions suivantes : L'alcool n'agit pas comme antipyrétique, il est incapable de modifier favorablement une courbe thermique.
Les doses massives (30 gr.) d'alcool pur, amènent chez les fébricitants une petite réfrigération de quelques dixièmes de degré. Cette action est peu durable, elle a son maximum après une heure et demie, elle est complètement finie après trois heures.
Les doses fractionnées n'ont pas même cet effet temporaire. Et plus loin :
En un mot, il faut admettre que l'alcool peut avoir une action sur la fièvre, mais cette action doit être cherchée de tout autre côté que dans le rôle antipyrétique qu'on lui a accordé.
Antimoniaux. — Demarquay et Duraérll ^ avaient noté
1. Bidard (René). De l'influence de l'alcool sur la température et le pouls dans la pneumonie. Thèse de Paris, no 146. 1860.
Voyez aussi : Zimmenberg. Influence de l'alcool sur les battements du cœur et la température. Diss. inaug. Dorpat, i869.
Bouchard el Dubois. Société de biologie et Gazette médicale. 187-i.
2. Demarquay el Duméril. Recherches sur V influence des agents thérapeutiques sur la température {Aca.d. des sciences, 1847,1848 1831 et 14 avril 18ol, 26 mai 1851 et 20 octobre 1850
l'action manifeste du tartre stibiê sur la température. Ackerniann ' avait noiè les mêmes faits. Pecholier 2, vit tomber le thermomètre de 41" à 36" chez un sujet auquel il avait donné 0 gr. 50 d'émétique.
Dans la pneumonie et dans un grand nombre d'états fébriles, le tartre stibié peut amener des abaissements de température.
Dans les cas où le tartre stibié est donné à doses élevées pendant un certain temps, la température s'abaisse notablebleraent, les sujets se refroidissent, la circulation se ralentit, ils ont l'aspect des cholériques {Choléra stibié).
Tous les antimoniaux abaissent la température ; cependant avec l'oxyde blanc d'antimoine, nous n'avons jamais pu saisir aucune modification thermique.
D'après Alvarenga, la poudre de James, le kermès minéral auraient peu d'action sur la température.
LHpécacuanha agit sur la température de la même façon que le tartre stibié.
Pécholier a fait voir qu'une dose de 2 à 4 grammes de poudre d'ipécacuanba, administrée à des lapins, diminuait considérablement le nombre des respirations et des pulsations cardiaques et faisait baisser la température de plusieurs degrés.
Chez l'homme, ce médicament, employé dans la pleurésie, la pneumonie (Chauffard), abaisse la température de 5 dixièmes à un degré.
Mercuriaux. — Peu d'expériences ont été faites au point de vue de la température sur les mercuriaux.
Ces médicaments nous paraissent devoir être classés parmi les agents qui abaissent la température.
Le sublimé pris à l'intérieur peut amener des abaissements de température de 1° à 2°.
D'après les observations de Stohr ^ (de Wurzbourg), le su-
1. AcKEBMANN. Deulsck. Avcli. f. Kiin. Med. Bd. H, p. 359-366, 1866. et Schmidi's Jahrhùcher. Bd. CLII, p. d34-13S, 1871.
2. PÉcnoLiKB. Comptes rendus de V Académie des sciences, 17 novembre 1862 et Grts. méd. de Paris, i862, p. 744, Action pliy.nologi(jue du tartre slibic {Monlpellier niddical. avril d863.)
3. Stohr. Syphliis. Injection sous-cutanée de sublimé (Deutsches Arch. f. Klin. Jïïed. Leipzig, p. 407, 1866.)