‹ Traité de thermométrie médicaleChapitre 133 sur 312 · C. RicHTKR. Berlin. Min. Wochens., p. 248 et · texte numérisé non relu

C. RicHTKR. Berlin. Min. Wochens., p. 248 et

r,/,;"7'o;v.7r''7r"''''V.?"/Y'^'''''*'''''^^^^^" traitement des intoxications par i acide phénique [Deutsche Zeitschr. f. Chir., t. IX, n°s 3 et 4 1878 ) 3. Aofurcht. Centralblatt, 1874, u° 9. -^..lo/o.;

Â-zZ^^w V^'v.^'fn'^^'^"'^ Carbolsaûre gegen inlermittens. (Berlin. ''^'^.^,f'l<^^s<^hrift,l8n .- H. CmsimLl Ueber Behandunades ZtS'^^^^^^^ (Centralblatt, 1873). -"ZZt.

r.fn n' ^e'^^ chniche, 10 mars 1874. — Décl^vt eL

injections d'acide phénique, a noté la diminution de la fièvre et l'amélioration de l'état général.

En 1877, M. le Desplats a publié le résultat de ses recherches sur l'action de l'acide phénique sur la marche des maladies fébriles, qui peuvent se résumer ainsi :

1° L'acide phénique, administré à doses suffisantes aux fébricitants, a toujours pour effet d'abaisser rapidement leur température ;

2° Cet abaissement peut être maintenu et accru par l'administration de nouvelles doses, et, grâce à cet agent, le médecin peut modérer à volonté la température des malades ;

3" Les doses d'acide phénique, considérées comme toxiques, peuvent être dépassées sans danger. Cela résulte des observations citées, dans lesquelles nous voyons des malades en prendre pendant plusieurs jours 8, 10 et 12 grammes sans en éprouver aucun accident ;

4" Le rectum est la meilleure voie d'introduction. Il est bon de ne jamais administrer plus de 2 grammes en un seul lavement. Cette dose ne doit même jamais être donnée du premier coup à un adulte. Pour un enfant, selon l'âge, on donnera 0 gr. 10, 0 gr. 15, 0 gr. 20, etc.

M. Van Oye \ élève du Desplats, donne, dam sa thèse, les conclusions suivantes :

1. L'acide phénique est un poison du système nerveux, qui possède à un haut degré la propriété d'abaisser la température de l'homme et des animaux supérieurs.

du traitement de la fièvre typhoïde par la créosote ou l'acide phénique et les affusions d'eau froide [Montpellier médical, juillet 1874). — C. ïem- PESTi. Usage de l'acide "phénique dans la fièvre typhoïde [La Speriinentalfi, janvier 1877). — A. Blatin (de Clermont-Ferrand). Contribution à Vhistoire de la variole, 1873. — W. F. Dickinson. Prophylaxie de la scarlatine au moyen de lacide phénique [Phil. med' and surg. Rep. t. XXXVIH, p. 163). — D. BnACKENBRiDGE On the prévention and Ircatment of scarlatina (Med. Times and Gaz., 1875). — Aufrecut. Vait Thérapie dcr Erisypelas vermittelst subcutanen Injectioncn von Carbolsaiire [Centralbl., 1874, no 9). — HfRscHBERG (de Posen). Berlin, klin. Wochensclirift, 1874, n" 48, p. G08. — E. Rceckel. Du traitement de Vérisijpôlc par les injections sous-cuLanées d'acide phénique (Gaz. méd. de Strasbourg, 1875, n" b).

1. Van Oye. De l'action de l'acide phénique sur les fébricitants .Thèse de Paris, 1880, no 490.

ACIDE PHBNIQUE. ACIDE SALICYLIQUE 2b\)

2. Des doses d'acide plaénique sans action appréciable sur la température normale, suffisent à abaisser la température tébrile.

3. Cet abaissement se produit chez tous les fébricitants, aussi bien dans les phlegmasies simples que dans les pyrexies infectieuses.

4. Il débute quelques instants après l'absorption da médicament; son étendue varie, suivant la dose, de 1" à 3° centigrades, sa durée de une à trois heures.

5. II a pour mécanisme probable la déperdition calorique résultant de l'hypérémie cutanée et des sueurs plus ou moins abondantes qui coïncident avec sa production.

6. Un frisson et tous les phénomènes de l'accès fébrile surviennent lorsque l'action antipyrétique de la dose précédente est épuisée ; en même temps la température remonte brusquement à son niveau primitif ou au delà.

7. Une nouvelle dose peut interrompre cet accès et même le prévenir lorsqu'elle est administrée à temps.

8. Les doses suffisantes pour produire tout l'efTet antipyrétique utile n'exercent aucune action toxique nocive immédiate sur le fébricitant.

9. 0 gr. 50 administrés par la voie rectale suffisent dans tous les cas au début. On peut, en général, atteindre progressivement la dose de 2 gr. pro dosi, de 12 gr. pro die.

10. 1 gr. d'emblée a suffi chez certains sujets d'une susceptibilité spéciale à produire une dépression thermique allant jusqu'à 34°, 5. Cet abaissement exagéré n'a eu, dans aucun cas, de suite fâcheuse pour le sujet.

11. Les congestions pulmonaires sont le danger à craindre et à éviter.

12. Nous avons signalé l'albuminurie, la polyurie, les dégénérescences graisseuses (?) comme effets possibles de fortes doses longtemps prolongées.

13. C'est pour combattre l'hyperthermie dans les fièvres continues et les accès dans les fièvres intermittentes, que les propriétés antipyrétiques de l'acide phénique doivent être réservées.

Acide salicylique. Salicylale de soude. — L'action de l'acide

salicylique sur la température a été récemment étudiée par Kohler Fùrbringer -, Wolfberg •', Butt ''.

Fûrbringer a constaté que l'acide salicylique est sans action sur .la température normale (16 expériences sur l'homme et le lapin). Dans une seconde série d'expériences, il a constaté (sur des lapins), que la fièvre septique est modifiée par l'administration de l'acide salicylique ; la diminution commence à se faire sentir de 2 à 6 heures après l'absorption du médicament. Dans des cas de fièvre liés à une phlegmasie, les résultats ont été nuls ; quand, au contraire, elle dépendait d'une suppuration, il y avait une défervescence notable.

Butt, au contraire, fait de l'acide salicylique un antipyrétique direct, comparable au sulfate de quinine. Il en recommande l'administration dans la fièvre typhoïde, rérysipèle,le rhumatisme articulaire aigu, en un mot, dans tous les cas où l'on désire modifier le symptôme fièvre.

Dans le rhumatisme articulaire aigu, le salicylate de soude à la dose de 5 à 6 grammes, fait baisser la température de 2 à 3".

D'après M. le professeur Gr. Sée, l'action antifébrile du salicylate de soude serait de beaucoup inférieure à celle de la quinine.

La caféine, d'après les expériences de M. Sève ^, a élevé légèrement la température animale pendant les deux ou trois premières heures qui suivent l'injection sous-cutanée et l'abaisse ensuite pendant un temps notable.

Les plombiques, Vacétale neutre de plomb, pris à haute dose dans le traitement de la pneumonie aiguë (Alvarenga), abaissent la température.

Bobrick a vu que les acides citriques, acétiques et tarlriques abaissent la température.

1. KoHLEU. Schmidt's Jahresbûcher, 1876, Band CLXXli, p. 188.

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