CHAPITRE IV
I. — ACTION DU FROID EXTÉRIEUR. — RESISTANCE AU FROID CHEZ l'homme. — II. — DES ABAISSEMENTS DE TEMPERA- TURE SOUS l'influence des bains, DE l'immobilité, DU BALANCEMENT.
I. Action du froid extérieur. — Chez l'homme à l'état sain, la résistance au froid, grâce à la faculté qu'il possède de faire de la chaleur, est considérable.
Cependant, lorsque le froid est excessif, la température centrale s'abaisse.
Chez les animaux d'une organisation élevée, nous trouvons une limite au refroidissement au-dessous de laquelle la mort survient.
Lorsque l'on place un animal dans un mélange réfrigérant, en l'empêchant autant que possible de faire des mouvements, l'on observe un refroidissement graduel, et l'animal ne tarde pas à succomber,
Claude Bernard^ et Magendie ^, qui ont fait un très grand nombre d'expériences sur ce sujet, ont pu formuler une loi et dire : « Lorsque les animaux sont arrivés à 20°, ils ne peuvent plus se réchauffer, et la mort est inévitable. » Après la mort de l'animal, la température descend de 1 à 2 degrés.
Lorsque la réfrigération a continué pendant un certain temps, voici ce que l'on observe : l'animal qui s'était légèrement agité au début, finit par rester immobile ; la température descend jusqu'à 23», la circulation et la respiration se font alors d'une façon très lente. Les phénomènes du côté du