‹ Traité de thermométrie médicaleChapitre 255 sur 312 · OBLITÉRATION DES ARTÈRES · texte numérisé non relu

OBLITÉRATION DES ARTÈRES

— EMBOLIES

Températures.

Age des suj ets.

Jambe.

Posit. horiz. Posit. élevée.

Pied.

Posit. horiz. Posit. élevée.

Joh. Meuli ' a constaté des abaissements de température assez notables pendant l'élévation des membres.

Dans un cas d'oblitération de l'artère fémorale observé par Broca^ il y avait, en comparant le membre malade au membre sain : — 2» à la jambe malade; -|- 2 au niveau de la partie inférieure de la cuisse du même côté et enfin la température était la même des deux côtés au niveau de la partie supérieure do la cuisse.

Broca arriva à cette conclusion que l'oblitération devait siéger au niveau du point où la température était la plus élevée et l'autopsie vint confirmer ce diagnostic.

Dans un second cas, confirmé de même par l'autopsie, il y eut constamment un refroidissement, un abaissement de température dans la jambe malade, variant de — 3», — 2° à — 1». Au pli de l'aine, la température était la même de l'un ou de l'autre côté : à la partie interne et inférieure de la cuisse, du côté de la gangrène, il y avait élévation « mais là se produisit un phénomène qui nous parut bien singulier d'abord et dont nous eûmes plus tard l'explication. A la main, l'élévation de température était manifeste ; le thermomètre nous donnait -(- O'ô. Le thermomètre était fixé à la paiiio interne de la cuisse; plus tard, nous l'appliquâmes sur un autre point de la circonférence du membre et nous trouvâmes alors -j- 2. C'est que de l'un comme de Fautive côté

OhlUération des artères. — Embolies.

\. ion. Meuli. Les modificalions du pouls et de la température par Vélévation des membres. Tliôs. inau,!?. Leipzig, 1881.

2. Broca, Bulletins de la Société de chirurgie, 1861. T. Il, p. 6-33.

le thermomètre était appliqué sur 1g trajet de lartère Du coté malade, il reposait sur l'artère oblitérée du côté sain le sang passait dans l'artère entretenant à ce niveau une élévation de température. Aussi, quand on plaçait la boule thermometrique dans d'autres conditions, sur un autre point de la circonférence du membre on trouvait non plus + 0°6 mais

Ce fait vient donc à l'appui du précédent, et permet de tirer cette conclusion très importante qxCowpmi, m étudiant La température dans différents points d\m membre datis lequel une artère est oblitérée, arriver, suivant les variations de température qu'on observe, à diagnostiquer le point où existe l'oblitération Virchow ' a constaté que, dans les cas d'oblitération artérielle^ par embolie, il y avait abaissement de température bientôt suivi d'une élévation, tantôt dû au rétablissement de la circulation, tantôt dû à l'inflammation concomitante.

Anévrysmes artériels. - D'après Demarquay, dans les auévrysmes artériels, le membre restant sain, la température locale n'éprouve aucune modification notable.

Dans plusieurs cas, Broca a noté une élévation de température du membre du côté de l'anévrysme.

Dans un cas d'anévrysme artériel poplité, la température du malade, prise sous la langue, étant de 36°9, Broca -a noté les chiffres suivants :

Côté sain. Côté malade. Différence.

Entre les orteils 28° 3i°4 304

Sous le mollet 31 04 3303 204

Sous le jarret 3303 3405

Deux jours après, on a recommencé l'expérience et on a obtenu les mêmes résultats.

Ainsi donc, dans ce cas, le membre est plus chaud du côté de l'anévrysme, et la différence est d'autant plus grande qu'on descend davantage au-dessous de la tumeur.

« C'est bien là la preuve, dit Broca, que l'élévation de la température est due à la congestion des capillaires, et il est

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