Partie moyenne de l'avant-bras. I
( Côté malade 3105
Pli du coude , i Côté sain 3303
\ Côté malade 3105
Au voisinage de la tumeur et dans ( Côté sain 3702
■le tiers supérieur du bras j côté de lanévrysme.'.'.' 3708
Au niveau de la tumeur \ ^^^'^ '^^"^ 37°
( Côté de l'anévrysme . . . 37°5
Plusieurs explorations pratiquées à des intervalles de quelques jours avec le thermomètre et les aiguilles thermoélectriques donnent les mêmes résultats.
En ré.sumé, au niveau de l'anévrysme artôrioso-veineux et au voisinage, élévation de température de 5 dixièmes de degré.
Le menibre du côté de l'anévrysme artérioso-veineux à la période où l'expérience a été faite a une tempéralure notablement plus basse que celle du côté opposé.
Cet abaissement de température nous paraît tenir à la gêne de la circulation, apportée dans le membre par la présence de l'anévrysme artérioso-veineux.
L'élévation de la température au voisinage de la tumeur et à la partie supérieure du bras tient, d'après nous, au développement de la circulation collatérale.
Anévnjsmes cinoUes. — Dans les anévrysmes cirsoïdes, la température est plus élevée que celle des parties saines correspondantes.
« La température du membre malade, dit Leienncur
1. LiîTENNRunin Ticrririi. Des cmcvrymcs cirsoïdes. TliCsc do concours pour l'agrégalion, 1872.
GANGRÈNE
paraît au toucher plus élevée que celle du côté malade. «
Gosselin, L. Labbé ont noté le même fait.
Dans un cas d'anévrysme cirsoïde de l'oreille, cité par Terrier, et observé par Léon Labbé et Coyne, la température du côté malade (37°6) dépassait celle du côté sain (36°8) de 1" environ.
Tumeurs vasculaires. — La thermométrie locale peut donner d'utiles indications dans les tumeurs vasculaires.
Les tumeurs avec un développement vasculaire notable, celles qui sont riches en artères donnent une température locale élevée.
C'est ainsi que dans un goitre vasculaire avec battements principa'ement développé à gauche, le côté droit présentant des dilations veineuses superficielles, nous avons noté :
Gangrène. — Dupuytren ', parlant de la température dans les parties gangréneuses, s'exprime ainsi :
« Ce n'est pas, comme on pourrait le penser, un froid semblable à celui du cadavre, et qui n'a lieu que parce que la partie mortifiée s'est mise en équilibre de calorique avec l'air ambiant; c'est un froid glacial supérieur au froid cadavérique, au froid que marque le thermomètre exposé à Tair, ou même plongé dans l'eau courante. J'ai fait, il y alongtempsà ce sujet, des expériences nombreuses; le thermomètre, approché de la partie près de tomber en gangrène, descend plus bas que dans les milieux indiqués. »
Les auteurs du Compenclium de médecine ont blâmé avec raison les termes trop peu exacts de l'illustre chirurgien. « En efï'et, l'expression de froid glacial supérieur au froid cadavérique manque de précision; le cadavre, l'air ambiant, l'eau courante ont des températures trop variables pour servir de termes de comparaison dans une observation rigoureuse, o
Nous trouvons, dans le Covipendium de médecine -pralique, t. IV, plusieurs expérimentations rèunissani toutes les con-
Côté gauche Côté droit.