‹ Traité de thermométrie médicaleChapitre 259 sur 312 · VIII. 24 juillet. 2 ans · texte numérisé non relu

VIII. 24 juillet. 2 ans

Age. Resp. Pouls. Temp. Observation.

4 ans. 48 128 39° aisselle. Gangrène de 39''6 bouche. la bouche 37°25 jouemald». au 6^ jour, 36° joue saine. rougeole.

— — — 36°7 joue malti«.

36° joue saine. , 36°25jouemal<i''.

35°50joue saine.

37°25 aisselle.

37°65 bouche.

35°50joue mal^e.

34°o0 joue saine. Guérison.

27° cent'^ de l'es- Gangrène

carre. de la

33° près de l'es- bouche.

carre. Mort.

32°50joue saine.

144 38»4 par. int joue Gangrène malade. de la

37<^6joue saine, bouche. ^

Ces observations démontrent qu'au centre de l'escarre, la chaleur vitale tond à disparaître, tandis qu'autour d'elle l'hy-

i. Henri Roger. L. cit., pp. 387-388.

GANGRÈNE 651

péréraie collatérale, et, à une période plus avancée, l'inflammation éliminatrice entretiennent une élévation de température.

Boinet ', en 1836, démontre par ses recherches sur la température d'un membre atteint de gangrène comparée à celle du cadavre, que la température d'un membre gangréné, non seulement n'est pas inférieure, ni même égale à celle du cadavre, mais qu'elle lui est supérieure de plusieurs degrés.

Le 18 septembre, dit Boinet, Ja terapératui^e du membre a été mesurée de la manière suivante :

Je mesurai d'abord la température de Taraphithéâtre et celle des cadavres qui s'y trouvaient; je trouvai également 12 degrés 1/2 pour l'amphithéâtre et pour les cadavres.

Température de la salle où était la malade, degrés audessous de zéro 17°

Température du membre dans la partie gangrénée. . . 19°

— — dans le point à peu près où la gangrène se terminait et commençait la sensibilité. . 21°

Température à un point au-dessus du point où se termine la gangrène (à la moitié de la jambe un peu audessus) 24°

Température à deux pouces plus haut, c'est-à-dire environ à la réunion du quart supérieur avec les trois quarts inférieurs 29°

Température au niveau du genou devant la rotule, dans

une partie saine 26°

Température du creux du jarret 330

— de la région ingumale du membre malade . 35°

— — membre sain 35°

— de la partie antérieure de la cuisse saine. 35° 1/2

— — malde. 32° 1/2

Le lendemain matin, 5 octobre, 9 heures après la mort, je mesure la température du membre gangréné, celle de la salle, et voici les résultats :

Température du pied et de la partie inférieure de la

J. RoiNET. Observation de uangrcne sénile de la jambe gauche- mortque celle du membre sphacôlé. GazMe médicale, 1836.

Température du point où se trouve la ligne de démarcation des parties malades des parties saines 17»

Température au niveau de la jarretière et au-dessus. . . 18"

— de la salle 15" 1/2 .

« Il est hors de doute, ajoute Boinet, que le cadavre esti toujours plus froid qu'une partie gangrenée ; que cette parties gangrenée n'est pas encore tout-à-fait corps inerte, puis-qu'elle conserve une température supérieure à celle du lieui où elle se trouve renfermée. Probablement qu'elle doit cette? élévation de température à la chaleur qui est communiquée^ par les parties voisines qui jouissent encore de toutes leursà forcés vitales. »

Les conclusions de Boinet doivent être adoptées et avec M. Raynaïul, nous admettons que la température très basse^ des membres gangrénés ne contredit pas l'existence de mu-tations chimiques s'accomplissant dans leur épaisseur. Lai lenteur même des combustions est une première cause de refroidissement. Il y faut ajouter : 1° l'absence de l'injection i chaude permanente, représentée par l'abord du sang artériel ; : 2o l'évaporation. Cette cause à elle seule peut expliquer un) notable abaissement de température.

Dans un cas de gangrène du pied, consécutive aune oblitération de l'aorte abdominale^ Broca ' a trouvé :

Qu'au niveau du genou, le membre gauche (du côté de lai gangrène) est notablement plus chaud que le droit.

20 juin. Sous les jarrets, à gauche

— à droite

Derrière les malléoles internes,

à gauche

Derrière les malléoles internes, à droite

« Ainsi, au niveau du genou, le membre gauche est beaucoup plus chaud que le droit : au niveau du cou de pied, au contraire, il est un peu plus froid. »

Le 13, le sphacèle occupe tout le pied. '

Le thermomètre appliqué successivement sous les jarrets^

i. Broca. BuUet. (h la Socîdlé Oc ohirurgic, \m, t. Il, séance dui 24 juillet, p. 441.

33°0 Diff. : 3"5 28»3

28"6 Diff. : O^S

GANGRÈNE

et sur la face interne des jambes au dessus du niveau du sphacèle, donne les résultats suivants :

Sous les jarrets, à gauclic 34°6 ^

à droite

A la face interne des jambes, à gauche. . . 31°8 ^

— adroite oà o uni. ■

a Ainsi le membre -angréné présente maintenant, au lieu d'un excès de chaleur^ un léger refroidissement au niveau des genoux, et un refroidissement beaucoup plus marque au

niveau des jambes.

A l'autopsie, on trouve une oblitération des deux iliaques primitives et des deux iliaques externes jusqu'à la naissance des épigastriques ; à partir de l'anneau du troisième adducteur, oblitération à gauclie de la fémorale, de la poplite et de la partie supérieure des trois artères de la jambe.

On retrouve dans quelques observations ce fait signale par Broca : l'élévation, à sa racine, de la température locale du membre atteint de gangrène. Cette hyperthermie s'observe surtout à la pério.le d'élimination. Elle tiendrait, d'après Broca, au choc du sang contre l'obstacle et surtout à la circulation collatérale qui ramène dans le membre une quantité notable de sang.

Dans un cas de gangrène du pied gaucTie, consécutive àune oblitération artérielle, de la fémorale et de la poplité, Demarquay ^ a noté du côté gangréné :

Face dorsale du pied 29°5

Face interne de la jambe 34»

Face interne de la cuisse 38°

Du côté sain :

Face dorsale du pied 34°

Face interne de la jambe 35°

Face interne de la cuisse 37°

A la racine du membre, le côté gangréné est plus chaud de lo que le côté sain.

i. Demarquay. Union médicale, 30 oclobrc 1862, u" 128, p. 193. Le çon recueillie par Parmentier.

Dans une autre observation de gangrène consécutive à une oblitération, le même auteur note :

■ Mollet du membre gangréné, immédiatement au-dessus

de la gangrène

Face interne de la cuisse droite , [ [ [ [ ttl^

Face plantaire du pied sain 09!

Mollet sain, face externe * ' ' [

Face interne de la cuisse og?

Face interne du mollet sain. . .

So»

L'observation comparative prise sur un individu sain donne les résultats suivants :

Face interne de la cuisse gaucbe, sur le trajet de la crurale. 3405

Mollet, face interne 3^05

Pied, face externe ' [ '^^^

I/étude de la température des membres atteints de gangrène par oblitération artérielle peut devenir un précieux moyen de diagnostic, si Ton considère que dans ces cas et dans les premiers jours de la maladie la température est : normale au-dessus dupoinù où esùsUiié l'obstacle; élevée au ni oeau même de l'obstacle; abaissée dans la partie du membre située audessous de l'obstacle.

Deraarquay < a noté ce fait très important au point de vue du diagnostic, que dans gangrène diabétique, il y avait élévation assez considérable de la température du membre atteint. Cette élévation dure assez longtemps, tant que la gangrène • n"a pas pris une extension trop considérable.

Dans un cas de gangrène diabétique du pied, Demarquay trouve :

Pied droit (malade) 3602

Pied gauche 31"!

Plus tard :

Pied droit (malade) 34''2

Pied gauche 34<'5

Phlébite. — Dans un cas de phlébite de la veine fémorale,

\. DEMAnQUAY. Union médicale, 1863,21 mars. Leçon recueillie par Parmentier ; Ladevèze. Quelques considérations sur la gangrène glycoemique. Thèse Paris, 1867, p. 00.

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